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Le temps estival.
Il y a un moment pour tout et un temps pour toute chose sous le ciel. Un temps pour planter et un temps pour arracher le plant. Un temps pour lancer les pierres et un temps pour en ramasser. Un temps pour se taire et un temps pour parler » Les moissonneuses-batteuses que l’on repère par ici et par là, sur nos routes de campagne montrent à suffisance le temps de récolte après un long temps des semailles.
Le temps estival rime avec les vacances après un temps de travail. Plus de contraintes, on gère ce temps à son rythme . Le temps estival avec ses journées ensoleillées et ses moments de détente, souvent à l’origine de délicieux souvenirs : les rires partagés entre amis, les repas en famille, les paysages magnifiques qui s’offrent à nous pendant nos vacances… autant des petites joies que chérissons précieusement ! Et Dieu dans tout ça ???
Mais au cœur de cette effervescence estivale, il est parfois très facile de laisser de côté nos habitudes, de relâcher nos efforts, y compris dans notre vie spirituelle. La prière, ce fil invisible qui relie à Dieu s’amenuise, jusqu’à se perdre dans le tourbillon des activités. Pourtant, n’est-ce pas justement dans ces moments de bonheur que notre cœur déborde de gratitude et d’amour ? N’est-ce pas un moment idéal de prière ? Ce dialogue intime avec celui qui nous aime inconditionnellement. La prière, cet espace de silence où nous pouvons déposer nos joies, mais aussi nos peines, nos doutes et nos espoirs. Alors, comment garder ce lien vivant pendant l’été ? Comment maintenir une vie de prière constante et régulière, même lorsque nos habitudes sont chamboulées ?
La réponse réside peut-être dans la simplicité. Quelques minutes chaque jour : un moment de silence au bord de la mer, une prière en contemplant le coucher de soleil. Autant des petites occasions pour se connecter à Dieu et nourrir notre âme.
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Pierre et Paul, Saints de nos églises, piliers de l’Eglise universelle incarnent mieux la diversité au service de l’unité. Pierre et Paul ont été tous deux, selon une maigre documentation ancienne exécutés à Rome au Temps de Néron. Pierre artisan pêcheur de Galilée s’appelle Simon. Il est appelé par le Christ à être missionnaire : « pêcheur d’hommes » Luc 5,10. Il est le vrai disciple, porte-voix de la foi au Christ (Marc 2,29, mais avec le risque de ses doutes (Matthieu, 14,28-31), avec son incompréhension de la croix (Marc 8, 31-33). C’est un pécheur qui sous le regard du Christ pleure ses reniements. Il est leader du groupe itinérant qui pendant trois ans accompagne Jésus. Pierre est l’envoyé auprès des chrétiens d’origine juive. Pierre vit de la proclamation de l’évangile. Paul ancien Saul est un avorton. Il est appelé missionnaire par le Christ Ressuscité. C’est l’apôtre des nations païennes. Il ne se fait pas entretenir par les Eglises où il séjourne. Il travaille de ses propres mains (1 Thes.2,9). Apôtre des nations, Paul exclut tout fossé entre les chrétiens de souche païenne et ceux d’origine juive. Paul n’imagine pas suivre de nouvelles voies d’évangélisation sans l’aval des autorités de l’Eglise mère (Galates 2,1-10). Pour Paul, la croix du Christ est le cœur d’un Evangile dont il ne faut pas avoir honte (Romains1,16). Le vrai chrétien est celui qui ne fonde pas sa vie sur une satisfaction du devoir accompli que procure la pratique fidèle d’un règlement. La charité est une imitation de Dieu. Elle ne relève pas d’un règlement. La liturgie les unit dans une même solennité solennité.
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.Merci Pape François
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Jadis, les chrétiens lors de leurs rencontres se saluaient en ces termes : « Il est ressuscité, il est vivant ». Cette pratique est tombée en désuétude pour quel motif ? Personne ne pourra y répondre.
La résurrection du Christ Fils ainé parmi la multitude comme le dit Saint Paul nous a value un article de foi que nous proclamons si bien tous les dimanches : « je crois en la résurrection des morts »
Qu’est-ce que nous disons exactement quand nous proclamons : le Christ est ressuscité ?
Nous avons tout. Nous savons beaucoup de choses sur Jésus, nous récitons le credo. Qu’est-ce que la Résurrection de Jésus a à voir avec notre vie quotidienne ? Notre vie quotidienne lourde d’espoir, et souvent, d’espoir déçu : un projet humain sans cesse affronté à la souffrance, à l’échec, à l’impossibilité de communiquer, à la mort, à la contrariété, bref projet humain secoué par divers vents
Le Christ lui-même nous rejoint au cœur de nos préoccupations, de notre vie comme pour les deux disciples d’Emmaüs, Cléophas et son compagnon. C’est le moment de relire encore ce passage de Luc pour mieux vivre avec le Ressuscité afin de proclamer tout haut à la manière de St Augustin que « la mort est morte »
JOYEUSES PAQUES
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Entrer en carême : 40 jours pour simplifier sa vie, 40 jours pour se mettre sous le regard de Dieu, 40 jours pour vivre autrement sa relation personnelle et les autres. Peu importe l’option que l’on prend et les accents sur lesquels se décline cette option. Le temps de carême est un temps privilégié pour se décentrer ; pour accepter de se mettre en mouvement en ouvrant grand sa porte aux autres, et donc au Tout Autre. C’est le temps où l’Eglise nous invite à décliner notre vie autour des trois axes : prier, jeûner et faire l’aumône.
Entrer en carême, c’est se mettre à l’écoute de la Parole, celle qui, au milieu des bavardages, nous touche au cœur et nous arrache un geste de pardon, d’amour ou de paix.
Entrer en carême, c’est se mettre à l’écoute de l’amour de Dieu. Un amour qui nous apprend à lire autrement, à parler, à partager, à se rencontrer autrement. Le temps de carême c’est le temps avec Dieu et pour Dieu dans une charité inventive et active envers le prochain comme le bon samaritain.
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Le regard est souvent source des conflits : surtout lorsqu’il prend la forme de toiser. Pourquoi me regardes-tu de telle manière ? Et si le Christ pouvait nous inspirer à regarder autrement ? Le regard du Christ est un regard attentif aux personnes. C’est un regard plein d’amour. Un regard qui appelle et interpelle. Un regard qui pousse à agir.
De nombreux textes de l’Evangile nous montrent le regard de Jésus porté sur les hommes.
En Marc 10,21, Jésus fixa sur lui son regard et il l’aima. Dans Saint Matthieu, « à la vue des foules, il en eut pitié, car ces gens étaient las et prostrés comme des brebis qui n’ont pas de berger ». Dans l’appel des premiers disciples, « comme il cheminait sur le bord de la mer de Galilée, il vit deux frères Simon, appelé Pierre et André son frère…Il leur dit venez à ma suite ; En avançant plus loin, il vit deux autres frères, Jacques fils de Zébédée, Jean son frère. Il les appela. Mt 4, 36
Le regard de Jésus est toujours plein d’affection ; c’est un regard qui fait vivre. Le regard de Jésus crée des liens et lie. Comme le regard que Jésus porte Zachée. Descends vite car le Salut est entré dans ta maison.
Osons regarder les personnes qui entourent avec le regard de Jésus.
HEUREUSE ET SAINTE ANNEE
Tryphon ILENDA BASILA
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La liturgie propose quatre semaines pour la préparation de Noël. Quatre semaines où vont s’entremêler deux venues, deux « avènements » du Christ il est déjà venu en prenant notre condition humaine. Il reviendra de nouveau revêtu de sa gloire. C’est le déjà là et le pas encore. Tout est accompli, mais tout reste à faire. Deux mots peuvent animer notre comportement des chrétiens pendant les quatre semaines : Le désir et l’accueil. Le temps de l’Avent, c’est le temps du désir : Désir toujours entretenu, jamais assouvi qui nous porte dans la joie d’aller à la rencontre de Celui que nous ne cessons de chercher. La où il y a le désir, il y a un chemin. Le temps de l’Avent, c’est le temps de l’accueil : Être vivant c’est être accueillant. Accueil à ce qui va venir, à ce qui peut advenir. C’est l’accueil de l’aventure de la vie. Ne soyons pas comme les déçus de la vie, qui n’attendent plus rien d’elle. Ils n’attendent plus rien d’eux-mêmes, ni des autres, ni de Dieu, ni de l’Eglise, ni de la société. Leur vie s’est arrêtée. Quand Dieu vient habiter parmi nous, tout invite au renouveau. Il lève un grand vent d’espérance : un autre monde est possible. Notre maison commune si meurtrie soit-elle par les inondations, par les guerres, par les inégalités et les violences, peut faire germer la justice et la paix. Quand Dieu entre dans notre histoire, il ouvre l’avenir et nous donne la passion du possible.
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La tenue à Rome des assises du synode sur la synodalité me mobilise pour une réflexion sur notre commune égalité baptismale. Sera-t-elle la mesure des actes synodaux ? Car le synode par sa durée : 3 ans des consultations menées à tous les niveaux de la vie ecclésiale donne à espérer. Si non c’est l’un parmi tant d’autres qui vient allonger la liste. Le peuple a du « flair » ne cesse de dire le Pape François. Ce flair est reconnu au peuple, c’est ce que chacun a reçu au baptême : sacerdoce commun.
Comme le souligne le canon 208, « entre tous les fidèles, du fait de leur régénération dans le Christ il existe quant à la dignité et à l’activité une véritable égalité en vertu de laquelle tous coopèrent à l’édification du Christ » Bien avant le droit canon et le Pape François, Pierre et Paul sont clairs. Je les cite Rm 12.6-9 : « Pourvus de dons différents selon la grâce qui nous a été donné, si c’est le don de prophétie exerçons le en proportion de notre foi. Si c’est le service en servant ; l’enseignement en enseignant ; l’exhortation en exhortant… Que l’amour fraternel vous lie d’affection entre vous, chacun regardant les autres comme plus méritants ». Pierre continue : « Vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, pour proclamer les louanges de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière » C’est le peuple baptisé, tout état de vie confondue, de marcher ensemble pour édifier le corps du Christ.
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« Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement »
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FENÊTRES SUR LE DIVIN « UN VOYAGE SPIRITUEL ET ARTISTIQUE »
Nous avons le plaisir de vous annoncer le lancement d’un atelier de peinture d’icônes religieuses au sein de notre paroisse. Cet atelier est ouvert à tous, enfants et adultes, et sera une merveilleuse occasion de découvrir et de pratiquer cet art sacré, qui a enrichi la spiritualité chrétienne pendant des siècles. Les icônes ne sont pas seulement des œuvres d’art, mais des fenêtres ouvertes sur le divin. Les icônes sont souvent appelées « écritures en images ». Elles racontent des histoires bibliques, représentent des saints et des scènes sacrées, et sont utilisées comme outils de prière et de méditation. En apprenant à peindre une icône, les participants seront encouragés à méditer sur sa signification spirituelle et à approfondir leur compréhension de la foi chrétienne. Peindre une icône est un acte de dévotion et de contemplation. Cet atelier offre aux participants l’occasion de ralentir, de se concentrer sur la création artistique et de trouver la paix et la réflexion dans le processus. C’est une manière de cultiver une spiritualité plus profonde à travers l’expression artistique. Cet atelier est également une opportunité de créer des liens entre les membres de notre paroisse. C’est une occasion de renforcer notre communauté et de tisser des liens d’amitié et de soutien mutuel. Si vous êtes intéressé, merci de nous le faire savoir en contactant notre paroisse. Cela nous aidera à organiser au mieux cette activité et à vous tenir informés des dates et heures précises. Nous espérons que vous serez nombreux à rejoindre cette belle initiative, qui nous permettra de nous rapprocher de notre foi et de notre héritage spirituel d’une manière créative et enrichissante.
Laetitia SELLER
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Le beau temps est un réconfort pour le moral. Il réjouit également tout le corps.
L’expression de joie et un air détendu sont l’effet du beau temps sur l’homme.
Le beau temps est le moment pour les célébrations des sacrements. L’expérience le prouve, tous les
mariages pour ne citer que ce sacrement ont lieu du printemps à l’Eté.
Le beau temps arrange bien la mobilisation des familles ainsi que des amis à la célébration. Les
sacrements sont-ils bien compris par ceux qui les reçoivent ? Sont-ils suffisamment bien
préparés excepté le sacrement de l’ordre (sept ans de préparation). La foi anime-t-elle ceux qui
reçoivent les sacrements ? Quelle est la place des sacrements dans la vie de ceux qui le reçoivent ?
Lorsque l’on dit que l’Eucharistie est le cœur de la vie chrétienne : quelle est la réception d’une telle
assertion ? Quelle réponse donnée à une mère de famille qui se demande : « ma fille qui a été baptisée
va faire sa première communion. Qu’est-ce que je peux lui dire » ? Comment lui faire découvrir, la place
importante de l’Eucharistie dans la vie chrétienne ? Ou bien un fiancé qui se dit : « Odile veut que nous
marions à l’église. Pour elle, c’est important. J’aimerais mieux comprendre ce que ça peut changer pour
nous ? Que lui dire ?Les sacrements c’est une histoire ; c’est un trésor inépuisable.
Le mot sacrement traduit un mot grec de la Bible, « mystérion », qui exprime ce que révèle aux
hommes : la vié avec lui ; la vraie joie. Nous avons à accueillir les dons. C’est par la foi,
chantons-nous, que nous reconnaissons par le pain et le vin consacrés la Présence du Christ
ressuscité.
Osons en disciples du Christ accueillir les merveilles de Dieu.
Tryphon ILENDA BASILA ,curé
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La Boutique solidaire existe depuis le 25 novembre 2023. Elle est ouverte à tous et plusieurs personnes la fréquentent déjà occasionnellement ou régulièrement lors des permanences au foyer Jean Coulon à Arrou (entre le 30 et le 32 de la grande rue).
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« Nous espérions, nous… » Lc 24, 13-35
Tryphon ILENDA BASILA ,curé
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Nous sommes déjà à la deuxième semaine de temps de carême. Nous risquons d’être surpris par le temps qui n’a point de port. Pour profiter maximalement de ce temps qui nous prépare d’entrer au coeur du mystère de notre foi :
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« Qui m’a vu, a vu le Père »
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Avent 2023
« Après avoir, à bien de reprises et de bien des manières, parlé à nos pères par les Prophètes, Dieu, en cette fin des jours, nous a parlé par le Fils », cette venue du Fils de Dieu parmi les hommes a été une longue période de préparation et de maturité. Que nous disent les prophètes de cette préparation ? Quel conseil pouvons-nous tirer des enseignements de prophètes pour notre préparation à la fête de Noël ?
Interrogeons quelques prophètes pas tous évidemment à titre d’illustration, prenons Isaïe. Et toi Isaïe que nous dis-tu de la venue du Messie ? Et quel Messie nous annonces-tu ? Et comment nous préparer à l’accueil de Messie ?
« Voici que la jeune femme est enceinte et va enfanter un fils, et elle l’appellera du nom de l’Emmanuel. De lait caillé et de miel il se nourrira, au temps où il saura repousser ce qui est mauvais et choisir ce qui est bon » Il sera ajoute Isaïe appelé :
« Conseiller-merveilleux, Dieu Héros, Père-à-jamais, Prince-de-la-paix » ; Il est le rejeton du tronc de Jessé sur qui reposera l’esprit de sagesse et d’intelligence, esprit de conseil et de vaillance, esprit de science et de crainte de Yahvé et il respirera la crainte de Yahvé ». L’enfant sera, celui qui jugera les faibles avec justice et décidera avec équité pour les humbles du pays ; la justice sera la ceinture de ses reins, et la sincérité de ses flancs ; il sera celui facilitera la concorde entre les créatures :
« Le loup séjournera avec l’agneau, le léopard gitera avec le chevreau ; le veau et le lionceau pâtureront ensemble, et un petit garçon les conduira ; la vache et l’ourse lieront amitié, ensemble gîteront leurs petits, et le lion, comme le bœuf, mangera de la paille. Le nourrisson jouera près du repaire de l’aspic et dans le trou de la vipère »
Pour accueillir le Fils du Père, le prophète Isaïe nous invite : « à préparer le chemin du Seigneur, rendre droits ses sentiers » Nous avons quatre semaines pour préparer nos cœurs : en veillant, en aplanissant nos sentiers, en consolant les esprits abattus et en devenant comme Marie des servants et servantes ceux de la Parole de Dieu.
BON AVENT 2023
Tryphon ILENDA BASILA, Curé.
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POUR MA PAROISSE
Ce texte attribué au pape Bienheureux PAUL VI, reproduit par le numéro de juin de la revue « Prier » me paraît judicieux pour inviter les paroissiens de Saint Benoît des Trois Rivières à un nouveau regard sur la Paroisse.
Voici l’essentiel du texte :
« Collabore, prie et souffre pour ta paroisse à laquelle la Providence t’a confié. Pour qu’elle soit une vraie communauté de foi : respecte le curé même s’il a mille défauts, il est le délégué du Christ pour toi. Regarde-le avec l’œil de la foi, ne juge pas trop facilement ses misères, pour que Dieu te pardonne facilement tes misères. Participe fidèlement à l’eucharistie avec tout ton cœur. Réjouis-toi et souligne avec tous, toutes les belles choses de ta paroisse. N’attache pas ta langue en t’acharnant contre l’inertie de ta paroisse ; mais retrousse tes manches pour faire tout ce qu’on te demande. Souviens-toi : les ragots, les ambitions, l’envie de se mettre en vue, les rivalités sont les parasites de la vie paroissiale ; déteste-les, combats-les, ne les tolère jamais. L’humilité est la loi fondamentale de tout service. Et si tu es mis de côté, jette-toi dans la prière pour les pauvres, dans le travail pour les malades, les personnes seules et les marginaux.
Il suffirait que ces secteurs soient vivants, et la paroisse revivrait »
L’option préférentielle pour les pauvres sera le fil rouge de toutes nos activités à la rentrée. L’EPP y réfléchit.
DES TRÈS BONNES VACANCES.
Père Tryphon ILENDA BASILA, Curé
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L’alternance des temps.
Loué soit Dieu pour l’alternance de jour et de nuit, des mois et des années. Car elle donne sens à notre vie et la rythme.
Le mois de mai s’achève, juin commence. La récitation du chapelet en groupe a été un point d’attention particulier. Cependant la mobilisation autour de la récitation du chapelet était faible. Question de reconnaître la diversité de charismes au sein de la paroisse. La récitation du chapelet n’a pas toujours « d’atomes crochus ».
Les Cœurs de Jésus et de Marie constituent pour ce mois de juin un lieu où l’on peut se ressourcer. Le Pape François comme chaque mois nous donne une intention de prière : pour l’abolition de la torture : prions pour que la communauté internationale s’engage concrètement dans l’abolition de la torture et assure un soutien aux victimes et à leurs familles.
Avec le beau temps, nous reprenons les messes de 9h30 le dimanche pour habiter autrement nos clochers sans chauffage. Une occasion d’inviter large et de revisiter la mission des relais paroissiaux. Le point d’attention particulier pour ce mois de juin, c’est évidemment la confirmation qui aura lieu le 17 juin à 18 heures à Arrou, une occasion d’accueillir notre évêque et d’entourer nos adolescents. Merci à Marie et à Stan de s’être rendus disponibles pour accompagner ces jeunes.
Sacré Cœur de Jésus et Cœur Immaculé de Marie couvrez-nous de toutes les vertus chrétiennes.
Père Tryphon ILENDA BASILA, Curé
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On ne le dira jamais assez. La Sainte Vierge Marie occupe une place
importante dans la vie des disciples de Jésus. Elle est modèle de toutes les
vertus chrétiennes. Ce n’est pas pour rien que le Christ a dit à Marie, « Femme
voici ton fils » et au disciple présent au pied de sa croix « voici ta Mère ». Dès
cet instant, le disciple la prit chez lui. Marie est également présente au
cénacle avec les apôtres qui attendent l’Esprit Saint, cette force qui va les
propulser à gagner les cœurs des hommes au Ressuscité. Dans la foulée, les
papes successifs vouent à Marie un attachement particulier. Le pape
François récite tous les jours le rosaire. A chaque voyage apostolique que le
pape François entreprend, il se tourne toujours vers Marie. Il passe du temps
avec Marie. Le pape Jean Paul 2 a enrichi le chapelet des mystères lumineux.
Prier avec Marie, c’est méditer et contempler la vie de Jésus : sa naissance,
sa souffrance et sa glorification. C’est ce à quoi la récitation du chapelet
facilite. Nous profitons du mois de mai pour inviter toute la paroisse à la
récitation du chapelet. Elle peut se faire individuellement, en famille ou
communautairement.
Pour joindre la communauté : tous les lundis dans le secteur de trois
clochers : Douy, Montigny, Saint Hilaire ; tous les mardis à Arrou avant la
messe de 18 heures, tous les jeudis à Cloyes avant la messe ; les vendredis
dans le secteur : Charray, La Ferté, Le MEE, Le mercredi 3 mai à 17h30 à
Chatillon Dunois, mercredi 10 mai à Autheuil, mercredi 17 mai à Romilly, le mercredi
24mai à Langey. Servons-nous de nos Clochers autrement. Nous clôturerons le
mois marial le mercredi 31 mai par une récollection avec les deux équipes du
rosaire à Boigasson. Le programme de cette journée sera établi avec les
responsables de deux équipes. La journée est ouverte à ceux qui le désirent.
Une mine d’or pour ce mois marial, cette prière : « Souvenez-vous, Ô Très
miséricordieuse Vierge Marie, qu’on n’a jamais entendu dire qu’aucun de
ceux qui ont eu recours à votre protection, imploré votre assistance ou
réclamé vos suffrages, ait été abandonné. Animé de cette confiance, Ô Vierge
des vierges, ô ma Mère, je viens vers Vous, et gémissant sous le poids de mes
péchés, je me prosterne à vos pieds. Ô Mère du Verbe Incarné, ne méprisez
pas mes prières, mais écoutez-les favorablement et daignez les exaucer.
Amen ».
Père Tryphon ILENDA BASILA, Curé
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LES FAMILLES, UNE BONNE NOUVELLE
Le carême s’achève, s’ouvre maintenant le temps pascal. Au fil des dimanches de Pâques, nous aurons la joie de découvrir le visage du
Ressuscité. Je reviens sur le moment de partage vécu pendant le carême autour des familles, bonne nouvelle. Un support élaboré par le
Diocèse de Metz.
Je ne regrette pas le choix de ce support. C’est un bon instrument pour cheminer vers Pâques. Cette année, le titre, les familles, bonne
nouvelle nous met à l’essentiel de nos vies, car personne ne naît d’un arbre. Chacun a une famille.
Aujourd’hui, la famille est mise à la dure épreuve du temps et des changements de tout ordre. On est passé de la famille nucléaire à une
multitude de modèles de familles. Un regard d’amour sans jugement permet le vivre ensemble. Les difficultés de tout genre font le lot
quotidien des familles aujourd’hui. Faut-il s’en décourager, certainement pas. De l’épreuve jaillit un bien. Et Dieu écrit droit avec
des lignes courbes.
En dépit de peu de mobilisation, la qualité des échanges était remarquable. Ce n’est plus la quantité c’est la qualité qui compte
aujourd’hui. Du petit reste surgit une multitude.
Et la tradition biblique est éloquente sur cette réalité.
Osons ensemble susciter cet étonnement : « voici comme ils s’aiment ».
Nous aimer pour semer ensemble.
JOYEUSES PAQUES
Père Tryphon ILENDA BASILA, Curé
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« L’inscription dans la commune humanité, crédibilité de notre témoignage chrétien »
Le temps de carême est un moment propice pour revisiter, rappeler ce qui fait l’essentiel de notre vie de baptisé, c’est-à-dire ce qui donne à lire notre vie à la suite du Christ et qui rend notre témoignage crédible. Le Concile Vatican II nous y invite lorsqu’il déclare : « les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, des pauvres surtout et de tous ceux qui souffrent, sont aussi les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ ». La communauté des chrétiens ajoute le concile, « se reconnait donc réellement et intimement solidaire du genre humain et de son histoire ». Le pape François par son attitude et ses discours s’inscrit dans cette humanité commune. Le pape interpelle la communauté des chrétiens à prendre en charge l’humain. L’Eglise, dit-il, doit être un hôpital de campagne.
La commune humanité, qu’est-ce à dire ? Avant de donner un éclaircissement sur la réalité « commune humanité », constatons qu’il y a des tendances qui se dessinent dans la manière de vivre des chrétiens face à la société actuelle de plus en plus sécularisée. La première tendance c’est celle adoptée par les chrétiens que l’on peut appeler « des nostalgiques du passé ». Cette tendance prône un retour en arrière où l’Eglise serait comme jadis « une instance sacralisée » au-dessus de la société, qui norme et régule la vie dans toutes ses dimensions. Les cloches de nos églises en sont l’exemple vivant. La deuxième tendance c’est celle qui prône de se mettre en marge de la société pour ne pas se compromettre ; qui rêve d’une position contre-culture ? L’Eglise doit se situer à part, voire au-dessus de la commune humanité. Certains recourent à l’expression vestimentaire ou à d’autres signes distinctifs pour marquer cette contre-culture de mise à part. La troisième tendance c’est celle de l’inscription dans la commune humanité.
La commune humanité est cette relation qui se noue dans une expérience de rencontre avec autrui. Comme le disait le philosophe Emmanuel Mounier : « la personne ne se forme, ne se conquiert elle-même, ne subsiste que dans la relation avec l’autre personne…On dira, ajoute Mounier : « cette relation où l’humanité commune de l’autre se révèle, est celle de la rencontre authentique. La découverte de l’autre est l’expérience où j’apprends ce qu’est la personne, et en même temps qui je suis. C’est dans cette découverte de ce « toi » que j’apprends à connaître la personne, ma personne et Dieu l’un par l’autre ». Bref la commune humanité c’est l’expérience de la relation authentique interpersonnelle. Celle-ci suppose un vrai dialogue, une reconnaissance fraternelle, une prise de toutes les situations où l’entre- nous implique l’ouverture à l’humanité de l’autre et donne à l’autre l’accès à mon humanité.
L’accueil de l’humanité commune, dans chaque humain, à travers la rencontre, l’accueil de l’autre tel qu’il est sans préalable, sans coller sur lui un masque, voilà la nouveauté chrétienne que le pape François a remise en priorité dans ce qu’il appelle la pratique du dialogue.
Plus que jamais soyons le bon samaritain de nos voisins, de nos frères et sœurs dans la foi en Dieu. Lavons leurs pieds s’il le faut. C’est tout l’enjeu de la crédibilité de notre être chrétien. Bon Carême.
Père Tryphon ILENDA BASILA, Curé
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Bientôt c'est le carême, il convient de vous souhaiter bien qu'anticipativement un joyeux carême. Que le Seigneur vous aide à vivre la sainteté au quotidien. Les quarante jours du carême vont vous permettre de revivre avec le Christ au désert, les quarante années de la marche des hébreux vers la terre promise, image de notre pèlerinage vers Pâques. Pour une joie Pascale avec un cœur purifié, le carême invite les chrétiens à s'approcher de la parole de Dieu, à redoubler d'efforts dans les exercices de piété, à suivre un chemin du repentir, à partager l'amour fraternel et le pardon. Le violet comme couleur liturgique, pendant cette période montre que la pénitence et le jeune expriment le sacrifice et la privation. Que ce carême vous aide à unifier votre foi et votre vie.
Et pour l'approfondissement de la foi, nous vous proposons :"RETRAITE DE CARÊME À LA MAISON AVEC CVX"
Père Louis Amundala
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L’institution du Dimanche de la Parole de Dieu par le Pape François nous donne, à chaque année liturgique, une belle occasion de réfléchir sur la place centrale de l’Ecriture Sainte dans la vie d’un chrétien.
Je profite donc de l’occasion pour partager ceci avec vous. Pouvons-nous imaginer ce qui se passerait si nous traitions la Bible de la même manière que nous traitons notre téléphone portable ?
Si nous transportions la Bible dans notre porte-documents, dans notre sac à mains ou dans la poche de notre manteau ? Si nous y jetions un coup d’œil plusieurs fois par jour ? Si nous pouvions nous inquiéter dans le genre : « zut ! j’ai oublié ma Bible » comme lorsqu’il s’agit du portable ? Si nous la traitions comme si nous ne pouvions plus vivre sans elle ? Si nous y mettions la main en cas d’urgence ? Combien de fois manipulons-nous notre téléphone dans la journée et combien de fois regardons-nous simplement notre Bible ?
Contrairement au téléphone portable, la Bible a toujours du réseau. Nous pouvons nous y connecter dans n’importe quel endroit. La communication n’est jamais coupée. Il n’est pas question de manque de crédit, ni de facture, ni de charge, car la batterie est chargée à vie. Tout est illimité. Jésus a pourvu à tout.
Comme nous y invite le prophète Isaïe : « cherchez le Seigneur tant qu’il se laisse trouver, invoquez-Le tant qu’il est proche ». (Isaïe,55,6)
Voici quelques numéros d’urgence : « les appels sont à utiliser sans modération ».
Si nous sommes tristes, composons « Jean 14 »
Si les gens parlent contre nous, composons « Psaume 27 »
Si nous sommes dans l’énervement, composons « Psaume 51 »
Si nous sommes dans l’inquiétude, composons « Matthieu, 6,19-24 »
Si nous sommes en danger, composons « Psaume 91 »
Si Dieu nous semble loin, composons « Psaume 63 »
Si notre foi a besoin d’être fortifiée, composons « Hébreux 11 »
Dans la solitude et la peur, composons « Psaume22 »
Si nous sommes durs et critiques, composons « 1 Corinthiens 13 »
Pour connaitre le secret du bonheur, composons « Colossiens,3, 12-17
Si nous désirons la paix et le repos, composons « Matthieu, 11, 25-30 »
Si le monde nous semble plus grand que Dieu, composons « Psaume 90 »
Ces quelques numéros d’urgence sont à inscrire dans notre agenda et à passer aux autres. Il se peut qu’un de ces numéros sauve la vie. C’est un pas dans la connaissance de Jésus. Car disait le Père de l’Eglise Saint Jérôme : « Ignorer les Ecritures, c’est ignorer le Christ ». Heureuse Année 2023
Père Tryphon ILENDA BASILA, Curé
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« Et le Verbe s’est fait chair »
Enfin, c’est Noël : Emmanuel, c’est-à-dire Dieu-avec-nous. Une grande révolution dans l’histoire des hommes et de leurs religions. En effet, de tout temps, c’est l’homme qui a toujours d’aller vers Dieu. L’homme cherche des moyens pour atteindre ce désir de voir Dieu. La révolution de Noël, c’est Dieu qui se fait homme pour que les hommes deviennent divins. C’est Dieu qui, comme le dit bien le livre de l’apocalypse, qui vient frapper à la porte du cœur de l’homme. Si ce dernier l’entend et ouvre son cœur Dieu s’y installe.
Pour saisir, comme dit le Saint Paul, la profondeur, la largeur, la hauteur du message de Noël c’est autour de la crèche qu’il faut se mobiliser pour lire ce que chaque personnage représente. Des personnages permanents aux personnages éclairs. Les permanents : Marie, Joseph, l’enfant Jésus et les personnages éclairs comme les anges, les bergers, les mages. Que nous disent-ils. Même si, chaque personnage est un message, ce qui est commun entre tous, c’est le mouvement. Le mouvement dit-on c’est la vie. Chacun se déplace vers la crèche. Les anges c’est la cohorte céleste. Ils sont des envoyés de Dieu auprès des hommes. Dans le contexte de la crèche, l’ange est envoyé auprès des Bergers : « N’ayez pas peur, leur dit-il, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le monde : aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Christ, le Seigneur ».
Père Tryphon ILENDA BASILA, Curé
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« Qu’as-tu que tu n’as pas reçu »,
s’interroge Saint Paul dans sa lettre aux corinthiens. L’année liturgique touche à sa fin avec la célébration ce dimanche 20 novembre de la solennité du Christ Roi de l’univers. Le 27 novembre prochain, nous débutons le temps de l’Avent : quatre semaines qui nous préparent à la fête de Noël. Temps de l’Avent, au cœur des ténèbres, la Lumière. Moment d’actions de grâce pour tous les bienfaits reçus particulièrement dans le contexte complexe qui est le nôtre.
On s’enferme et l’on enferme des autres dans des clichés à l’oubli que l’homme n’est pas statique ; la vie de l’homme est en mouvement perpétuel. Le début de l’année nouvelle est une occasion idéale de se relire, de s’imposer un devoir de s’asseoir comme disent les équipes Notre Dame pour examiner nos relations avec les autres : comment nous parlons d’eux et comment nous apprécions leur singularité.
L’histoire des trois tamis peut nous y aider : « un jour, quelqu’un vint voir Socrate et lui dit :
- Ecoute Socrate, il faut que je te raconte comment ton ami s’est conduit,
- Arrête l’interrompit l’homme sage. As-tu passé ce que tu as à me dire à travers les trois tamis ?
- Trois tamis ? dit l’autre, empli d’étonnement.
- Oui, mon bon ami : trois tamis. Examinons si ce que tu as à me dire peut passer par trois tamis. Le premier tamis est celui de la vérité. As-tu contrôlé si ce que tu as à me dire est vrai ? – Non, je l’ai entendu raconter, et….
- Bien, bien… Mais assurément, tu l’as passé à travers le deuxième tamis. C’est celui de la bonté. Ce que tu veux me dire, si ce n’est pas vrai, est-ce au moins quelque chose de bon ?
- Hésitant, l’autre répondit : non ce n’est pas quelque chose de bon, au contraire…
- Hum, dit le Sage, essayons de nous servir du troisième tamis et voyons s’il est utile de me raconter ce que tu as à me dire.
- Utile ? Pas précisément.
- Eh bien, dit Socrate en souriant, si ce que tu as à me dire n’est ni vrai, ni bon, ni utile, je préfère ne pas le savoir et quant à toi, je te conseille de l’oublier…
En ce début de la nouvelle année liturgique et pendant les quatre semaines de l’Avent, ouvrons-nous à ce qui est Vrai, Bon et Utile
En avant l’Avent, lumière, au cœur des ténèbres. BON AVENT
Père Tryphon ILENDA BASILA, Curé
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Un constat récurrent, que ce soit de la part des parents qui demandent le baptême pour leur enfant ou bien des jeunes qui se marient à l’église, c’est de justifier la démarche au nom d’une tradition familiale. Les uns et les autres que mettent-ils sous ce thème « tradition familiale ». Certains parents ne cessent de dire, nous avons tout fait pour nos enfants : catéchèse, sacrements, pratique religieuse, à notre surprise rien de tout cela n’a pris. Nos petits enfants ne sont pas baptisés. Ils ont tourné le dos à l’église et toute référence religieuse est quasi nulle. Chez les grands parents c’est le même son de cloche. Ils se rappellent de l’époque où l’église était au milieu du village ; ses cloches rythmaient la vie du village.
Les uns les autres ne sont pas dans le même contexte : le contexte d’hier où tout allait de soi est de loin différent de celui d’aujourd’hui. Hier le christianisme cimentait la société ; il était la référence de la société : la réception des sacrements allait de soi ; la pratique religieuse particulièrement la messe dominicale faisait la fierté des parents et des enfants. Tout s’arrêtait lorsque l’angélus sonnait. Ce contexte n’est bon que pour embellir les pages de l’Histoire. Le contexte actuel est différent. Une littérature abondante marque bien cette différence : à titre d’illustration la sociologue des religions Danièle HERVIEU-LEGER, Catholicisme la fin d’un monde et l’évêque émérite de CLERMOND FERRAND, Hippolyte SIMON, Vers une France païenne ? Il baigne pleinement dans une sécularisation sans précédent. En plus, l’époque moderne, c’est précisément l’époque où l’individu s’émancipe du social, secoue le poids de la contrainte du passé, de la tradition, de l’autorité, du chef, du sacré bref de ce qui est ancien. Il se livre au doute méthodique envers tout ce qui est cru et pratiqué en vertu de la tradition et il ne fait confiance qu’à ce qui est vérifié par la raison. Tout simplement dit, c’est l’époque de « oser penser par soi-même ».
On ne cessera jamais de le dire l’acte de foi est éminemment personnel. On ne le transmet pas. Il est une rencontre d’une personne que l’on appelle Jésus. Et cette rencontre transforme de l’intérieur. Elle bouleverse tout. Le cas de Saul sur le chemin de Damas qui deviendra Paul est plausible.
Comme le prophète Michée le dit : « ce que le Seigneur réclame de toi ? Rien d’autre que pratiquer la justice, aimer avec tendresse, et marcher humblement avec ton Dieu » Mi 6,8.
Père Tryphon ILENDA BASILA, Curé
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S’il y a une réalité plausible, c’est celle de la visibilité de Marie à travers les icônes, les objets de piété : chapelets, médailles, musique tant profane que religieuse. Il faut être aveugle pour ne pas voir tous ces chapelets qui sont posés sur le rétroviseur interne des voitures. Il y a également un nombre impressionnant des sanctuaires, cathédrales, églises ou chapelles dédiés à Marie sans oublier des nations entières qui lui sont consacrées. Beaucoup d’hommes et de femmes lui ont avoués et lui avouent une dévotion particulière. C’est le cas des papes de ce dernier temps. Plusieurs fêtes lui sont consacrées tout au long de l’année liturgique. Le samedi est un jour particulièrement marial. Le mois de mai et le mois d’octobre sont ses mois.
Que faisons- nous de ce précieux héritage, de cette mine d’or ? Pourquoi ne pas vivre ce mois d’octobre en compagnie de Marie ? Celle en qui Dieu s’est fait chair. Car, en effet, prier Marie c’est prier Jésus avec elle. Un outil tout simple de prière avec Marie : le chapelet. En dépit du caractère répétitif du chapelet, qui est pour certains un motif de rejet, notre vie ne revêt-elle pas ce rythme répétitif : maison/travail, travail /maison.
Marie c’est la première en chemin, le chemin de l’annonce, chemin de la mission. A mi-parcours du synode sur la synodalité où nous avons interrogé notre part à la mission en tant que baptisé, prenons Marie chez –nous et avec elle, courrons sur les collines et les monts pour annoncer l’évangile, c’est-à-dire pour humaniser cette humanité.
Le mois d’octobre, c’est le mois du rosaire. Le rosaire c’est méditer avec Marie la vie de Jésus. Le rosaire est une prière à la fois vocale et méditative.
Le chapelet mode d’emploi : la récitation du chapelet commence par un signe de croix. Puis on récite le credo (je crois en Dieu), le Notre Père et 3 je vous salue Marie que l’on conclut par la « doxologie » (Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit). Ensuite commence la récitation des dizaines une série de 10 je vous salue Marie chaque fois précédée de Notre Père et s’achevant sur le Gloire au Père. Le chrétien qui récite le chapelet est invité à méditer les grands mystères, ces moments essentiels de la vie du Christ. Le chapelet comporte cinq dizaines, chaque d’elle invitant à méditer un mystère, à travers la louange à Marie.
OSONS NOUS IMPRÉGNER DE L’ESPRIT DE MARIE.
Père Tryphon ILENDA BASILA, Curé
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La foi et la religion
En ce mois de septembre, mois de reprise des activités, après deux mois de vacances, j’écris cet éditorial de notre feuille paroissiale mensuelle autour de la foi et de la religion : la foi, c’est quoi et la religion, c’est quoi ? Le sujet est passionnant. Une littérature abondante existe et celle-ci est œuvre des spécialistes. Mon souci, en cette rentrée pastorale, est celui d’un pasteur qui est à l’écoute : écoute des grands parents, écoute des jeunes parents surtout à l’occasion de la demande des sacrements plus particulièrement le baptême des petits enfants.
En effet, les grands parents du moins certains, c’est-à-dire, ceux qui gardent encore leur lampe allumée ont un goût amer de voir la situation que traverse l’Eglise aujourd’hui. Ils disent : « nous avons tout fait pour nos enfants » Entendons par là : éducation chrétienne, catéchisme, pratique de la messe dominicale, prière matin, midi et soir, prières à table. Bref ils ont transmis toutes les valeurs chrétiennes reçues pour la plupart des bonnes religieuses et des bons religieux qui tenaient les écoles catholiques. Avec beaucoup d’amertume, les églises se vident, certaines sont vendues pour en faire de tabac, de restaurant, la liste est longue. Ils se disent et observent une perte de foi et la fin de la religion.
Lorsque l’on demande aux jeunes parents pourquoi demandez-vous le baptême pour votre enfant : les réponses fusent dans le sens de la tradition. Nous transmettons à nos enfants ce que nous-mêmes avons reçu. En le disant, où placent-ils le curseur ? Eux seuls le savent. Ce qui étonne c’est le fait on ne les voit plus après le baptême.
De quoi parle-t-on lorsqu’il s’agit de la foi et de la religion ? La foi est l’acte personnel, une décision personnelle, une adhésion personnelle de faire confiance au Christ pour nous conduire au Père. La religion est l’acte de se conformer aux croyances et pratiques de la famille, de la tradition et de la société. Aussi loin qu’on remonte dans les origines historiques de l’humanité, on ne trouve jamais l’homme sans Dieu ni Dieu sans l’homme. Comme le dit Joseph Moingt, théologien jésuite, « Dieu était trouvé. On le trouvait autour de soi, partout dans l’univers, et la croyance en Dieu sacralisait le lien de la société. Ce qui a disparu, ce n’est pas la foi, mais la croyance et les pratiques qui en découlent, c’est-à-dire la religion qui est avant tout social ».
La foi c’est une rencontre, une expérience personnelle avec Jésus. Une vie selon l’Evangile ; une façon de vivre autrement dit une manière d’incarner sa foi dans le quotidien de la vie, dans toutes les conduites existentielles et sociales du chrétien.
Osons vivre selon l’Evangile
Père Tryphon ILENDA BASILA, Curé
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Les mois de juillet et d’août sont deux mois de vacances pour la majorité
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L’homme que l’Évangile nous propose d’être (Mt 5,41-48)
Le cycle pascal va bientôt toucher à sa fin avec la célébration de la Solennité de la Pentecôte. Quel enseignement peut-on en tirer ? La Résurrection du Christ nous recrée. Le monde ancien déchu est fini. Comme le dit Saint Paul, « nous sommes morts avec le Christ et vivants avec lui. » Car, ajoute le même Saint Paul, dans « le Christ nous sommes une création nouvelle. »
Dans le contexte actuel de la vie de l’humanité, contexte caractérisé comme le disait le Saint Jean-Paul 2 par les structures du péché : escalade de la violence, spirale de la violence, rancœur, l’approche de nos contemporains selon des clichés et des cases, égoïsme à outrance, exclusion des uns des autres, esprit de domination, abus du pouvoir, désir excessif des biens matériels et une surconsommation fruit de la mondialisation effrénée. Dans un tel contexte donc, l’Évangile nous propose comme à l’opposé un type d’homme à l’image du Christ.
L’homme que l’Évangile nous propose est contenu dans cette phrase lapidaire de Saint Jean dans sa lettre « quiconque aime est né de Dieu ». Il s’agit d’aimer tous les hommes même ses ennemis selon l’exemple de Jésus. Autrement dit sans exception. En effet, l’amour n’est pas quelque chose de purement naturel. L’amour ne se trouve pas dans la nature. L’amour c’est ce qui fait que nous sommes à l’image de Dieu.
Laissons ici Saint Paul nous décrire cet homme à l’image du Christ et ce qui fait la trame de sa vie au quotidien : « supportez-vous les uns les autres » ; « ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus Christ » ; « un même amour, une même pensée. Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes. Que chacun de vous, au lieu de considérer ses propres intérêts, considère aussi ceux des autres ».
Comme l’avait bien dit le philosophe Emmanuel Levinas que toute la Bible pouvait se résumer dans ce seul mot : « tu te dois à autrui ».
Le mois de juin c’est le mois des Cœurs de Jésus et de Marie. Confions-nous à ces deux Cœurs : foyer d’amour.
Père Tryphon ILENDA BASILA, Curé