La liturgie propose quatre semaines pour la préparation de Noël. Quatre semaines où vont s’entremêler deux venues, deux « avènements » du Christ il est déjà venu en prenant notre condition humaine. Il reviendra de nouveau revêtu de sa gloire. C’est le déjà là et le pas encore. Tout est accompli, mais tout reste à faire. Deux mots peuvent animer notre comportement des chrétiens pendant les quatre semaines : Le désir et l’accueil. Le temps de l’Avent, c’est le temps du désir : Désir toujours entretenu, jamais assouvi qui nous porte dans la joie d’aller à la rencontre de Celui que nous ne cessons de chercher. La où il y a le désir, il y a un chemin. Le temps de l’Avent, c’est le temps de l’accueil : Être vivant c’est être accueillant. Accueil à ce qui va venir, à ce qui peut advenir. C’est l’accueil de l’aventure de la vie. Ne soyons pas comme les déçus de la vie, qui n’attendent plus rien d’elle. Ils n’attendent plus rien d’eux-mêmes, ni des autres, ni de Dieu, ni de l’Eglise, ni de la société. Leur vie s’est arrêtée. Quand Dieu vient habiter parmi nous, tout invite au renouveau. Il lève un grand vent d’espérance : un autre monde est possible. Notre maison commune si meurtrie soit-elle par les inondations, par les guerres, par les inégalités et les violences, peut faire germer la justice et la paix. Quand Dieu entre dans notre histoire, il ouvre l’avenir et nous donne la passion du possible.