Pierre et Paul, Saints de nos églises, piliers de l’Eglise universelle incarnent mieux la diversité au service de l’unité. Pierre et Paul ont été tous deux, selon une maigre documentation ancienne exécutés à Rome au Temps de Néron. Pierre artisan pêcheur de Galilée s’appelle Simon. Il est appelé par le Christ à être missionnaire : « pêcheur d’hommes » Luc 5,10. Il est le vrai disciple, porte-voix de la foi au Christ (Marc 2,29, mais avec le risque de ses doutes (Matthieu, 14,28-31), avec son incompréhension de la croix (Marc 8, 31-33). C’est un pécheur qui sous le regard du Christ pleure ses reniements. Il est leader du groupe itinérant qui pendant trois ans accompagne Jésus. Pierre est l’envoyé auprès des chrétiens d’origine juive. Pierre vit de la proclamation de l’évangile. Paul ancien Saul est un avorton. Il est appelé missionnaire par le Christ Ressuscité. C’est l’apôtre des nations païennes. Il ne se fait pas entretenir par les Eglises où il séjourne. Il travaille de ses propres mains (1 Thes.2,9). Apôtre des nations, Paul exclut tout fossé entre les chrétiens de souche païenne et ceux d’origine juive. Paul n’imagine pas suivre de nouvelles voies d’évangélisation sans l’aval des autorités de l’Eglise mère (Galates 2,1-10). Pour Paul, la croix du Christ est le cœur d’un Evangile dont il ne faut pas avoir honte (Romains1,16). Le vrai chrétien est celui qui ne fonde pas sa vie sur une satisfaction du devoir accompli que procure la pratique fidèle d’un règlement. La charité est une imitation de Dieu. Elle ne relève pas d’un règlement. La liturgie les unit dans une même solennité solennité.