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Le baptisé est foncièrement un être engagé lors de son baptême, lorsqu’il dit « je renonce et je crois ». Par cet acte, il s’engage à la suite de Jésus-Christ. En effet, le Christ enracine cet engagement en disant : « qui met la main à la charrue et regarde en arrière n’est pas de moi ». L’engagement est constitutif de notre statut de disciple du Christ.
Le Pape François, pour ne prendre que lui, depuis le début de son pontificat, invite chaque chrétien en particulier et toute l’Eglise en général à l’engagement. Il appelle l’Eglise que nous formons tous à se mettre dans le dynamisme de « sortie ». C’est-à-dire à sortir de son propre confort et avoir le courage de rejoindre toutes les périphéries qui ont besoin de la lumière de l’Evangile. L’intimité avec le Christ, dit le Pape François, est une intimité itinérante.
Fidèle donc au modèle de Jésus-Christ et configurés à lui par notre baptême, il est vital qu’aujourd’hui l’Eglise que nous sommes, l’Eglise qui est notre Paroisse Saint Benoît des Trois Rivières, sorte pour annoncer l’Evangile à tous, en tous lieux et en toutes occasions.
Or le tableau actuel que présente notre Paroisse Saint Benoît des Trois Rivières une décennie après son érection est plus qu’inquiétant voire interpellant. Si l’on ne veut pas rester une succursale de la Paroisse Saint Aventin, il nous faut des équipes de tâches dynamiques pour la Mission dans trois dimensions : enseignement, sanctification et gouvernement. Le Christ n’avait-il pas envoyé ses disciples en équipe (deux à deux) en mission ?
Voici le tableau : catéchèse pour les trois années, une personne et demie, accompagnement des familles en deuil : une personne assure la présidence des obsèques, accompagnement des parents demandant le baptême des enfants : un couple, préparation au mariage : personne, catéchuménat : une seule personne, l’eucharistie cœur et centre de notre foi à part les trois animateurs de la messe de 11 heures à Cloyes qui se concertent de temps en temps, le reste est fait en solo, pas de chorale, Dieu merci que nous avons des assemblées chantantes. Sur l’ensemble de la Paroisse seulement deux équipes constituées fonctionnent à un certain rythme : une rencontre mensuellement : EPP et l’Equipe du Rosaire ; pastorale de la santé : maison de retraite Cloyes : 2 personnes et demie ; celle de Courtalain : une seule personne.
La moisson est abondante nous dit Jésus. En équipe nous saurons y répondre. Devenons une paroisse appelée et appelante.
Père Tryphon ILENDA BASILA, Curé
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Le carême 2022, commencé depuis le 2 mars dernier par l’imposition des cendres, continue sa marche vers la Pâques de Notre Seigneur Jésus Christ et notre Pâques. Ce temps fort de l’année liturgique, est un moment propice comme le souligne le Pape François dans son message de carême, « pour une conversion individuelle et communautaire ».
Généralement, une certaine opinion, dans un langage prolixe fait une lecture du temps de carême sous l’angle négatif qui se décline à le considérer (le carême) comme un temps sans tabac, un temps sans chocolat, un temps sans viande, un temps sans télévision, un temps sans loisirs… la litanie est longue. Même si, un régime sobre et maigre nous est demandé le mercredi des cendres et le vendredi Saint, le temps de carême se décline comme un temps « avec », « pour » et « vers ». Autrement dit les jours de carême, ce sont des jours avec Dieu pour notre conversion et vers Pâques. Ce sont des jours orientés, tendus vers la bonne nouvelle de la Résurrection ; au mieux, les jours de carême sont des jours à vivre avec le Christ. Bref, ce sont des jours où nous rechargeons nos vies du poids d’amour qui nous entraine vers le Père.
L’entrainement vers Dieu convoque l’engagement pour le semblable. Profitons de ce temps de carême pour prendre soin de nos proches, pour chercher et non éviter ceux qui sont dans le besoin, appeler et non ignorer ceux qui désirent l’écoute et une bonne parole, visiter et non abandonner ceux qui souffrent de la solitude. Mettons en pratique l’appel à faire du bien envers tous en prenant le temps d’aimer les plus petits. Le jeûne prépare le terrain, la prière l’irrigue et la charité le féconde.
Osons nous lancer à la suite du Divin Maitre.
Père Tryphon ILENDA BASILA, Curé
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L’aujourd’hui de la Parole de Dieu
Faisons un effort, bien aimés de Dieu. Il y a lieu que le vécu quotidien nous trahisse. Qu’avons-nous fait de la Parole de Dieu chacun selon son âge ? L’auteur de l’Apocalypse ne nous dit-il pas : « Voici que je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte j’entrerai chez lui, je souperai avec lui et lui avec moi ». Il est donc grand temps pour nous de reconsidérer nos différents choix.
Le Seigneur nous invite à ne pas faire un mauvais choix. Usons de l’intelligence reçue gratuitement pour savoir lire les signes des temps. Ainsi nous pourrons un jour être comptés parmi les élus des quatre coins du monde. C’est Dieu qui dirige le monde, il est plus grand que nos problèmes. Demandons-lui la grâce d’être des hommes et des femmes capables de savoir choisir pour et avec Dieu. La tentation est grande. Non seulement l’Eglise se vide, mais aussi les gens nous quittent. A quoi aura servi le ministère de l’Eglise si nous ne choisissons pas pour Dieu ?
Jésus Christ est venu pour sauver toute l’humanité. Continuons à accueillir sa parole en lui rendant grâce de nous avoir estimés dignes de nous tenir debout devant lui et de le servir.
« Cette Parole que vous venez d’entendre c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit »(Lc 4, 21).
Père Louis AMUNDALA, Vicaire
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L’Enfant Jésus, Emmanuel, Dieu avec nous, que nous avons accueilli le jour de Noël ne vient pas pour sauver une personne. Il vient sauver tous ses frères et toutes ses sœurs en humanité : Lui, l’aîné d’une multitude de frères et sœurs. Personne ne peut se sauver seul. Bref, il vient nous sauver en Eglise. En marchant tous ensemble.
Marcher ensemble, voilà la voie dans laquelle le Pape François nous engage encore une fois de plus en convoquant un synode sur la synodalité. Une invitation à laquelle tous et chacun devront répondre. Synode, synodalité, un vocabulaire peu commun :
Le mot synode vient du grec « synodos », « chemin parcouru ensemble » La synodalité de l’Eglise c’est le processus que l’Eglise met en œuvre pour que tous les baptisés mutualisent leurs dons pour faire advenir l’Eglise ici et ailleurs ; autrement dit, comment facilite-t-on la collaboration de tous à ce qui fait que l’Eglise soit Eglise ? Oui certes, ce vocabulaire n’est pas très courant. Cependant, d’un côté, notre statut de disciples du Christ en dépend totalement ; car la conversion qui rend possible notre statut des disciples du Christ, c’est un processus de chaque jour et de tous les jours. De l’autre côté, l’Eglise a une tradition riche en synodes. Sommes-nous des chrétiens installés ? Certainement pas parce que Jésus notre Maître n’avait pas comme le dit l’Evangile « où reposer sa tête », le souci des âmes le mettait sans cesse en déplacement. Il parcourait, disent les évangiles, « villes et villages ».
Comment se fait le synode sur la synodalité auquel nous sommes tous invités par le Pape : trois niveaux se dégagent : le niveau diocésain (du 17 octobre 2021 – Août 2022). C’est à ce niveau que nous sommes sollicités. Toute contribution est quelque chose de bien. Le deuxième niveau est celui des conférences des évêques (nationale et continentale). Le troisième niveau se déroulera à Rome en octobre 2023.
S’engager dans la démarche du Pape François c’est s’engager pour faire de l’Eglise une Eglise moins cléricale et une Eglise affaire de tous et de chacun. Allons-y sans traîner les pieds.
Tous mes meilleurs vœux surtout la santé.
Tryphon ILENDA BASILA, curé
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Nous vivons de plus en plus dans un monde saturé. Un monde de surproduction et surconsommation, ce qui suscite une certaine routine et ramène tout à ce que fait l’homme. Toujours la répétition de certains gestes et de certains actes. En plus, l’ambition de l’homme d’aujourd’hui, grâce au développement de la technologie de pointe, de tout régenter et tout maîtriser. Ambition périlleuse et ruineuse de l’homme lui-même. La conséquence de tout cela, c’est la diminution de notre capacité de nous émerveiller. Avec la perte d’émerveillement, l’homme d’aujourd’hui perd ce qu’il a de plus essentiel. Autrement dit, sa capacité de dire Dieu ; sa reconnaissance d’être un homme de l’alliance.
Le Mystère de Noël : EMMANUEL, DIEU AVEC NOUS, est le cadeau par excellence que tout homme doit accueillir à bras ouverts et nourrir notre émerveillement.
Comment ne pas s’émerveiller devant le Mystère de Noël ? Quelle est cette tradition religieuse ? Quelle est cette tradition sapientielle où Dieu se fait chair et établit sa demeure dans les cœurs des hommes ? « Dieu se fait homme, pour que l’homme devienne Dieu » comme le disait Saint Irénée de Lyon. Quoi d’autre encore demander à Dieu ?
L’Incarnation est le propre du Christianisme. La vivre au jour le jour c’est le vrai culte rendu à l’Eternel. Noël c’est tous les jours. C’est Noël lorsque l’on essuie les larmes d’un orphelin. « C’est Noël sur la terre chaque jour. Car Noël, ô mon frère, c’est l’amour » chante-t-on.
Ne nous laissons pas voler Noël.
OSONS NOUS ABIMER DANS LE MYSTERE DE L’INCARNATION
JOYEUX NOEL
Tryphon ILENDA BASILA, curé
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Une année liturgique s’achève, une nouvelle année pointe à l’horizon. Déjà, le 28 novembre, c’est le premier dimanche de l’Avent, aussi le premier jour de l’année liturgique. C’est l’occasion en or pour nous poser pour réfléchir sur le sens du temps et sur le temps de l’Avent. On entend souvent : « nous n’avons plus le temps », « nous tuons le temps », « nous gagnons du temps », « nous courons après le temps ».
En effet, réfléchir sur le temps éclaire le sens de l’avenir. De cet avenir qui semble se dérober si nous en croyons beaucoup d’inquiétudes autour de nous. De cet avenir qui est ouvert par l’Incarnation. Le temps que nous vivons n’est pas pure et simple répétition : il n’est pas pur et simple retour des saisons. Il nous introduit dans une marche : il y a une direction, un sens pour l’histoire. Le temps est ouvert sur l’éternité. L’année liturgique donne à la succession des jours une âme et un élan.
L’Avent, du latin adventus, littéralement « que vienne vers », exprime un appel, le désir et l’espérance du retour du Christ : le Christ est déjà venu (en an Zéro), Il est là tous les jours et Il reviendra. (Passé Présent et Avenir PPA) C’est à chacun à se poser la question : « mon désir est-il toujours là ? Suis-je prêt à accueillir la Bonne Nouvelle ? »
L’Avent débouche sur Noël. Ne nous laissons voler Noël. C’est une fête spirituelle avant de nous brancher sur les vitrines de nos négoces. Les textes liturgiques des semaines de l’Avent nous invitent à cette transformation intérieure ; à cette conversion : REDRESSEZ VOUS et RELEVEZ LA TETE nous dit Saint Luc dès le 1er dimanche, PREPAREZ LE CHEMIN DU SEIGNEUR, pour le 2ème dimanche, IL VIENT CELUI QUI EST PLUS FORT, poursuit Saint Luc pour le 3eme dimanche et le dernier dimanche LA FOI
Vivons ce temps de l’Avent dans la Prière, une prière étroitement liée dans la Vigilance.
En effet, si nous restons dans le climat de consommation, Jésus passera et nous ne Le trouverons pas.
Points d’attention :
- Grande neuvaine de l’Immaculée Conception du 30/11 au 8/12
- Mercredi 8 décembre exposition du Saint Sacrement toute la journée dans l’Eglise de Cloyes (avec possibilité de recevoir le sacrement de Réconciliation)
18 heures : Messe de l’Immaculée Conception.
BON AVENT
Père Tryphon ILENDA BASILA, Curé
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« Rendez compte de l’Espérance qui est en vous » 1 Pierre (3,15)
J’aime bien entendre cette expression devenue courante dans la bouche des gens : « l’espoir fait vivre ». Même au cœur d’une tempête, au fond de l’abîme voire d’une détresse, la personne humaine tient à l’espoir. Autrement dit, un bout de tunnel est toujours possible.
À nous, baptisés, l’apôtre Pierre recommande de donner raison de l’Espérance qui nous habite. Le baptisé est fondamentalement, ontologiquement et constitutionnellement un être tourné vers l’avenir ; un être qui vit dans l’attente et de l’attente. Le mois de novembre par ses célébrations donne sens et éclaire ce qui fonde le baptisé. Ce qui donne sens à sa vie à la suite de Jésus.
La célébration de la Toussaint nous invite à l’essentiel, c’est-à-dire le bonheur pour lequel nous avons été créés. Le Seigneur en nous appelant à la sainteté nous offre la vraie vie. Osons donc marcher en présence du Seigneur pour mieux répondre à son appel à la Sainteté.
La journée du 2 novembre consacrée à la prière pour les fidèles défunts donne de l’épaisseur à notre attente. Notre communion avec nos sœurs et frères défunts nous donne des raisons d’espérer. Le fleurissement des tombes témoigne de la vie.
Le 14 novembre cinquième journée mondiale pour les pauvres instituée par le Pape François nous rappelle que la prise en charge de nos pauvres d’ici et d’ailleurs constitue une réponse à l’Espérance qui nous habite.
La célébration de la fête du Christ Roi de l’univers, point culminant du mois de Novembre, nous invite à lire ce Christ Roi de l’Univers tel qu’il s’identifie dans les plus petits qui sont ses frères.
La fête de la Toussaint, la journée de prières pour les fidèles défunts, la prise en charge des pauvres et la fête du Christ Roi de l’univers sont des garanties de notre Espérance. Notre éternité, en épousant Thérèse de Lisieux, c’est de faire le bien ici sur terre.
Père Tryphon ILENDA BASILA, Curé
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La mission universelle de l’Eglise
Deux points d’attention constituent l’essentiel de la vie de foi du baptisé tout au long de ce mois d’octobre. Il s’agit du Rosaire et de l’animation ? ainsi que de la réflexion sur la mission universelle de l’Eglise.
Pour le deuxième point, chaque année, la direction des œuvres pontificales missionnaires met à la disposition de toutes les paroisses du monde entier un support pour faire réfléchir les chrétiens à la dimension universelle. Toute une semaine du mois d’octobre est consacrée tant à la prière qu’à la solidarité pour que l’Eglise vive dans le monde entier. Pour cette année, c’est la semaine du 17 octobre au 24 octobre. Le thème proposé, tiré des Actes des Apôtres « Il nous est impossible de nous taire » (Act.4, 20). L’éthique du statut du disciple est plus dans le faire que dans le dire. Osons la mission.
Le rosaire, cette prière mariale par excellence, relève aux yeux de certains du passé. Son caractère répétitif constitue un mobile d’abandon de cette prière pour certains. Le rosaire est un trésor. C’est une mine d’or. C’est un abrégé des mystères de la vie de Jésus (joyeux, douloureux, lumineux et glorieux). C’est une arme puissante contre Satan et ses pompes. Marie ne cesse d’insister dans ses nombreuses apparitions sur cet aspect : arme efficace et efficiente contre le démon. En effet qui dit Marie, Marie le ramène à Jésus. Osons revenir à cette prière en famille. Les ennemis de la famille seront terrassés et désarmés.
Le disciple du Christ ou le baptisé ou encore le chrétien est ontologiquement, fondamentalement, constitutionnellement missionnaire. Il n’existe que pour témoigner du Christ. Il est la lampe qui brille dans les épaisses ténèbres de ce monde. Avec beaucoup d’insistance, le Pape François nous y invite. Nous sommes une Eglise en sortie. Le chrétien ne s’appartient pas. Comme le souligne le Pape François « la vie augmente quand elle est donnée et elle s’affaiblit dans l’isolement et l’aisance. De fait, ceux qui tirent le plus de profit de la vie sont ceux qui mettent la sécurité de côté et se passionnent pour la mission de communiquer la vie aux autres ».
Osons porter le Christ aux autres et les autres au Christ. C’est là que se fonde notre identité chrétienne.
Père Tryphon ILENDA BASILA, Curé
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Le mois de septembre est toujours plein de surprises. En effet, avec la reprise des activités, après un temps des vacances, on est surpris de constater qu’un tel est parti un tel autre est arrivé. Cela perturbe et cause des incertitudes et des inquiétudes. D’ailleurs, la nouveauté ne nous dérange-t-elle pas ? Celui qui part on le connait bien. On a partagé de bons moments avec lui, on a travaillé ensemble. Celui qui arrive, demeure source d’interrogations. C’est normal. Comment l’aborder ? Va-t-il être comme celui qui est parti ? L’arrivant est considéré selon le partant et non pas pour ce qu’il est.
J’aime bien le dialogue du renard et du petit prince d’Antoine de Saint Exupéry. Il me sert toujours de porte d’entrée au début d’un nouveau poste. Certes, la Paroisse Saint Benoît des Trois Rivières n’est pas pour moi une terre inconnue.
Les hommes ont tout inventé. Ils continuent à inventer sauf comment se faire des amis. Ecoutons bien le dialogue du renard avec le petit prince.
« Bonjour dit le renard, bonjour répondit poliment le petit prince. Viens jouer avec moi lui proposa le petit prince. Je ne peux pas jouer avec toi dit le renard.
Je ne suis pas encore « apprivoisé ». Je cherche les hommes dit le petit prince. Que signifie apprivoiser ? Les hommes, dit le renard, ils ont des fusils et ils chassent. C’est bien gênant. Ils élèvent des poules. C’est leur seul intérêt. Tu cherches des poules ? Non, dit le petit prince. Je cherche des amis. Apprivoiser dit le renard, c’est une chose trop oubliée. Apprivoiser signifie « créer des liens ». Je ne suis pour toi qu’un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m’apprivoises, nous aurons besoin l’un de l’autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde ». La finale du dialogue est importante.
« Les hommes n’ont plus le temps de ne rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n’existe point des marchands d’amis, les hommes n’ont plus d’amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi ».
C’est dans cette optique que je vois mes contacts avec la Paroisse Saint Benoît des Trois Rivières. Osons nous apprivoiser pour mieux témoigner de nos exigences baptismales. Car, comme le disait Saint Augustin, si pour vous, je suis le pasteur, avec vous je suis chrétien. Voilà l’aventure : être des chrétiens ensemble et ensemble faire des chrétiens.
Père Tryphon ILENDA BASILA, Curé
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Merci Père Adolphe, bienvenue Père Tryphon
Comme annoncé dans le dernier Trait Dunois, le Père Adolphe nous quittera cet été. Notre nouveau curé, l’abbé Tryphon ILENDA viendra s’installer dans notre paroisse St Benoit des 3 rivières à la rentrée.
Pour beaucoup d’entre nous le Père Tryphon n’est pas un inconnu puisqu’il est déjà passé sur le secteur de Châteaudun-Cloyes il y a quelques années.
Changer de pasteur pour les paroissiens n’est pas toujours évident. Il faudra remettre en cause nos habitudes, nos manières de faire, en somme nous adapter. Cette adaptation devrait se faire facilement car le Père Tryphon sait, lui aussi, se faire proche des gens.
Si nous partageons le bilan positif que nous a présenté le Père Adolphe, il n’en reste pas moins que la paroisse est une entreprise aux multiples facettes comme vous avez pu le constater.
Des équipes sont en place, mais elles ont besoin de sang neuf. Des manques, des faiblesses se font ressentir dans tous les domaines.
Ce changement de pasteur peut être pour nous, paroissiens, l’occasion de nous remettre en cause et de réfléchir sur notre condition de chrétiens au service de Dieu, de l’Eglise, de la société.
« La moisson est grande et les ouvriers peu nombreux » (Mt 9, 35-38). « […] Il est essentiel que nous priions Dieu de lever des ouvriers authentiques à Sa moisson. Peut-être qu'en regardant le monde dans lequel nous vivons, nous n'avons pas l'impression qu'il y ait vraiment une moisson d'âmes... Détrompons-nous ! Tant d'âmes sont dans l'attente (consciente ou non) de la parole libératrice, de la puissance transformatrice de l'Evangile. Notre prière doit être plus qu'un devoir, c’est une réalité qui vient de cœurs désireux de voir les gens sauvés, libérés, guéris, transformés par la puissance de Dieu. Mais tout ne se termine pas sur le "amen" de notre prière ! Soyons aussi prêts à être utilisés par Dieu pour rendre témoignage de Lui dans nos actes, notre vie, et notre « évangélisation personnelle », chaque fois qu'Il nous en donne l’occasion. […] (1) »
Nous sommes sûrs que notre nouveau curé, le Père Tryphon Ilenda, saura nous y aider et nous lui souhaitons dès à présent la bienvenue dans notre grande et belle paroisse Saint Benoit des 3 rivières.
Nous rendons grâce pour le travail accompli avec le Père Adolphe, pour son charisme, sa proximité, sa simplicité. Nous lui souhaitons une bonne installation à Dreux. Que nos prières l’accompagnent dans sa nouvelle mission.
L’Équipe Pastorale Paroissiale
(1) Semences de vie, Fabien Weigel
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Les nominations annoncées par notre évêque lors de la messe Chrismale (mardi 30 mars) ne nous ont pas laissés indifférents. Cette année, beaucoup de curés vont changer de paroisse, moi y compris ! Lorsqu’on finit un mandat, la logique voudrait qu’on fasse le bilan : ce qui a été fait, ce qui n’a pas été réalisé, les projets en cours de réalisation… Un tel exercice me paraît lourd, car il ne m’appartient pas d’évaluer tout seul le travail accompli par toute la communauté paroissiale. Beaucoup de belles choses ont été réalisées. Des moments de prière et de convivialité ont été vécus. De belles célébrations ont traduit nos joies, nos peines et nos espérances. Des activités spirituelles (Chemin des crèches, marche priante, messe dominicale tournante en été, messes dans nos Maisons de retraite, adoration, célébrations de Noël et de Pâques pour nos écoles privées, bol de riz, pèlerinage à St Marcou, méditation musicale, messe d’envoi la veille des Rameaux et de la Toussaint…) et culturelles (Nuit des églises, Concert de Pentecôte, de Noël) ont pris racines sur notre Paroisse. Tout cela, grâce à chacun de vous. Nous avons traversé ensemble des moments difficiles : maladie, deuil, confinement, quelques malentendus…mais tout cela n’a pas ébranlé notre détermination à servir l’Église pour la gloire de Dieu et le salut de nos frères et sœurs. Ensemble, nous avons organisé, renforcé nos équipes pastorales, réalisé des travaux dans notre Maison paroissiale, nettoyé nos églises afin qu’elles soient plus accueillantes. Grâce à vous, de nombreux sacrements ont été administrés aux enfants, aux jeunes et aux adultes. Grâce à vous, les personnes âgées sont visitées dans les Maisons de retraite et à domicile, les malades reçoivent la Communion. Grâce à vous, les enfants, les jeunes et les personnes vivant avec handicap trouvent leur place dans nos assemblées. Grâce à vous, nos relations avec les Municipalités sont restées apaisées et respectueuses. Grâce à vous, la Paroisse Saint Benoit des 3 Rivières demeure debout.
Pour ce chemin parcouru ensemble, je rends grâce à Dieu. J’adresse aussi à chacun de vous un grand MERCI. Tout n’a pas été parfait. Car l’imperfection est le propre de l’homme ! Nous tendons toujours vers la perfection. C’est pourquoi j’implore votre pardon pour mes imperfections liées à mon caractère, mes attitudes, mes paroles... À ceux qui m’ont offensé, je pardonne du fond de mon cœur. Je célébrerai la messe d’action de grâce pour mes 16 ans de sacerdoce et pour les sept ans de mission auprès de vous et avec vous dimanche 15 août à 11h à Cloyes. Mon installation comme curé de la Paroisse Saint Étienne en Drouais est prévue dimanche 5 septembre à 11h à l’église Saint Pierre de Dreux. Je vous y convie. Vous allez recevoir un nouveau curé, le Père Tryphon ILENDA, actuel curé de la Paroisse Saint Martin en Beauce (Voves). J’espère qu’il sera très bien accueilli et porté par votre générosité. Avec vous ainsi que le Père François LEGAUX, il poursuivra la mission ecclésiale qui lui est confiée. Son installation est prévue samedi 25 septembre à 18h30 à l’église Saint Georges de Cloyes.
Au revoir.
Père Adolphe IDUMBA NYANGILOLO, curé.
La fraternité universelle
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Cher Théophile
C’est avec ce beau nom ou prénom que l’évangéliste saint Luc commence ses deux livres : l’Évangile (Lc 1, 3) et les Actes des Apôtres (Ac 1, 1). Il s’adresse à un certain Théophile. Mais qui est ce fameux Théophile à qui saint Luc écrit ces deux volumes ? D’où l’a-t-il connu ? Mystère ! Le Nouveau Testament ne nous fournit aucun renseignement sur ce Monsieur. Est-il un personnage inventé par le génie littéraire de saint Luc ? C’est possible. Mais la beauté sémantique de ce nom peut tout expliquer. Du grec « Theos-philos » veut tout simplement dire « celui qui aime Dieu ». J’ajouterais aussi « celui qui est aimé par Dieu », « le bien-aimé de Dieu ». Tout devient clair. En écrivant à Théophile, saint Luc s’adresse à tous les amis de Dieu (les croyants, les chrétiens). Qui sont ces amis de Dieu ? « Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande… Voici ce que je vous commande : c’est de vous aimer les uns les autres. » (Jn 15, 14.17), nous répond Jésus, lui qui est Vrai Dieu et Vrai Homme. En mathématique, on parlerait de la transitivité. L’amitié avec Dieu, en Jésus, s’exprime à travers l’amour que les « théophiles » se portent les uns les autres. En termes simples : « l’ami de mon ami c’est mon ami », dit-on. Chers « théophiles », nous traversons une crise mondiale inédite. Ça bouge un peu partout : pandémie, violences, guerres, pauvreté… Cependant, au cœur de tout cela, la persévérance dans la prière les uns pour les autres est un véritable signe d’amour. Au lieu de nous enfermer dans l’indifférence ou la peur, élargissons nos regards, ouvrons nos cœurs aux cris de l’immense couche des femmes, des hommes, des enfants victimes innocentes de tous ces fléaux. Chers « théophiles », ce mois de mai nous offre beaucoup d’opportunités pour prier intensément pour nous-mêmes et pour les autres. Mois consacré à la Vierge, la saint Joseph, le Travailleur (1er mai) - même si la belle tradition de notre paroisse nous fait aussi célébrer ce jour-là la saint Marcou à Charray – l’Ascension (13 mai) et la Pentecôte (23 mai). À cela s’ajoute le « Marathon de prière » (tous les jours) lancé par le Saint-Père François, la neuvaine à l’Esprit Saint pour préparer la Pentecôte. Tout Théophile digne de ce nom est invité à saisir cette chance pour renforcer son amitié avec Dieu. Sur notre Paroisse, le marathon spirituel se poursuit. Chers « théophiles », rejoignez l’équipe.
Heureuse montée vers la Pentecôte.
Père Adolphe IDUMBA NYANGILOLO, curé.
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La pandémie Covid-19 nous a dévoilé combien l’homme est fragile. Dans plusieurs pays du monde, les hôpitaux sont débordés et les morts se comptent par milliers. Les mesures barrières, les vaccins, bien qu’ils galvanisent tous nos espoirs, ne donnent pas encore des résultats satisfaisants… Le confinement poursuit son bonhomme de chemin. On a l’impression que le mal et la mort sont plus forts que la vie.
Et pourtant, la résurrection du Christ apporte un nouveau souffle. Passage de la mort à la vie sans fin, la Pâques révèle la force de la vie. Quel beau message d’espérance en ce moment où le monde est exténué ! Mais la beauté de ce message n’a de valeur que si nous nous laissons toucher par le Christ ressuscité. « Si donc quelqu’un est dans le Christ, il est une créature nouvelle. Le monde ancien s’en est allé, un monde nouveau est déjà né. » (2 Co 5, 17).
Se laisser toucher par le Christ c’est prendre conscience qu’il peut ressusciter chaque chose en nous et autour de nous. C’est croire qu’en Jésus toute chose a le pouvoir de devenir nouvelle. Et ça change tout… car il a vaincu la mort qui nous semble invincible. Quelque chose s’est-il brisé ou mort en vous ? Le Christ ressuscité qui a brisé les verrous de la mort peut tout redresser. Accrochez-vous à lui et faites tout ce que vous voulez. Le sacrifice pascal de Jésus a eu lieu dans l’histoire de l’humanité il y a plus de deux mille ans, mais la puissance de sa Pâque est aujourd’hui en chacun de nous. Cette puissance pascale se manifeste grâce à la force de notre témoignage de vie chrétienne. En ces Temps pascals, devenons des créatures nouvelles dans le Christ ressuscité.
Dans la joie pascale, bon chemin vers l’Ascension du Seigneur et la Pentecôte.
Père Adolphe IDUMBA NYANGILOLO, Curé.
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Le quatrième dimanche de carême, appelé laetare (réjouis-toi), nous a invités à la joie. Une telle joie est suscitée par la proximité des fêtes pascales. Nous cheminons vers la Lumière, le Christ, notre salut. Bientôt nous célébrons les Rameaux avec son double tableau de joie (entrée triomphale de Jésus à Jérusalem) et de tristesse (lecture de la Passion-Mort de Jésus). La double dimension des Rameaux révèle à la fois l’ambiguité, la duplicité humaine et l’amour miséricordieux de Dieu en Jésus-Christ. Malgré nos faiblesses, nos rébellions, nos péchés… Dieu, en (et par) Jésus-Christ, nous offre librement et gratuitement sa miséricorde. Pendant la Vigile pascale, le feu nouveau de l’amour miséricordieux de Dieu, viendra illuminer nos ténèbres. A travers la procession du cierge pascal, des bougies et le chant de l’exultet, nous acclamerons le Christ, notre Lumière. En attendant, restons fermes dans la prière, la pénitence et la charité. Continuons à mener le vrai combat spirituel pour notre conversion intégrale. Ceux qui ne l’ont pas fait jusqu’à présent, il est encore possible de se lancer.
Lire la suite : Edito du Trait Dunois n°238 Montée vers Pâques
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C’est Carême !
À tous et à chacun, bon chemin vers Pâques.
Père Adolphe IDUMBA NYANGILOLO
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C’est Carême
Les médias n’en parlent presque pas… Et pourtant le Carême fait partie des temps liturgiques les plus importants. Pendant quarante jours, chacun de nous est appelé à fournir des efforts pour sa propre conversion, pour se rapprocher davantage de l’amour de Dieu et du prochain. La célébration des cendres qui nous ouvre le chemin du Carême s’articule sur la méthode : voir-juger-agir.

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