La pandémie Covid-19 nous a dévoilé combien l’homme est fragile. Dans plusieurs pays du monde, les hôpitaux sont débordés et les morts se comptent par milliers. Les mesures barrières, les vaccins, bien qu’ils galvanisent tous nos espoirs, ne donnent pas encore des résultats satisfaisants… Le confinement poursuit son bonhomme de chemin. On a l’impression que le mal et la mort sont plus forts que la vie.

Et pourtant, la résurrection du Christ apporte un nouveau souffle. Passage de la mort à la vie sans fin, la Pâques révèle la force de la vie. Quel beau message d’espérance en ce moment où le monde est exténué ! Mais la beauté de ce message n’a de valeur que si nous nous laissons toucher par le Christ ressuscité. « Si donc quelqu’un est dans le Christ, il est une créature nouvelle. Le monde ancien s’en est allé, un monde nouveau est déjà né. » (2 Co 5, 17).

Se laisser toucher par le Christ c’est prendre conscience qu’il peut ressusciter chaque chose en nous et autour de nous. C’est croire qu’en Jésus toute chose a le pouvoir de devenir nouvelle. Et ça change tout… car il a vaincu la mort qui nous semble invincible. Quelque chose s’est-il brisé ou mort en vous ? Le Christ ressuscité qui a brisé les verrous de la mort peut tout redresser. Accrochez-vous à lui et faites tout ce que vous voulez. Le sacrifice pascal de Jésus a eu lieu dans l’histoire de l’humanité il y a plus de deux mille ans, mais la puissance de sa Pâque est aujourd’hui en chacun de nous. Cette puissance pascale se manifeste grâce à la force de notre témoignage de vie chrétienne. En ces Temps pascals, devenons des créatures nouvelles dans le Christ ressuscité.

Dans la joie pascale, bon chemin vers l’Ascension du Seigneur et la Pentecôte.

Père Adolphe IDUMBA NYANGILOLO, Curé.