« Rendez compte de l’Espérance qui est en vous » 1 Pierre (3,15)
J’aime bien entendre cette expression devenue courante dans la bouche des gens : « l’espoir fait vivre ». Même au cœur d’une tempête, au fond de l’abîme voire d’une détresse, la personne humaine tient à l’espoir. Autrement dit, un bout de tunnel est toujours possible.
À nous, baptisés, l’apôtre Pierre recommande de donner raison de l’Espérance qui nous habite. Le baptisé est fondamentalement, ontologiquement et constitutionnellement un être tourné vers l’avenir ; un être qui vit dans l’attente et de l’attente. Le mois de novembre par ses célébrations donne sens et éclaire ce qui fonde le baptisé. Ce qui donne sens à sa vie à la suite de Jésus.
La célébration de la Toussaint nous invite à l’essentiel, c’est-à-dire le bonheur pour lequel nous avons été créés. Le Seigneur en nous appelant à la sainteté nous offre la vraie vie. Osons donc marcher en présence du Seigneur pour mieux répondre à son appel à la Sainteté.
La journée du 2 novembre consacrée à la prière pour les fidèles défunts donne de l’épaisseur à notre attente. Notre communion avec nos sœurs et frères défunts nous donne des raisons d’espérer. Le fleurissement des tombes témoigne de la vie.
Le 14 novembre cinquième journée mondiale pour les pauvres instituée par le Pape François nous rappelle que la prise en charge de nos pauvres d’ici et d’ailleurs constitue une réponse à l’Espérance qui nous habite.
La célébration de la fête du Christ Roi de l’univers, point culminant du mois de Novembre, nous invite à lire ce Christ Roi de l’Univers tel qu’il s’identifie dans les plus petits qui sont ses frères.
La fête de la Toussaint, la journée de prières pour les fidèles défunts, la prise en charge des pauvres et la fête du Christ Roi de l’univers sont des garanties de notre Espérance. Notre éternité, en épousant Thérèse de Lisieux, c’est de faire le bien ici sur terre.
Père Tryphon ILENDA BASILA, Curé







