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On ne le dira jamais assez. La Sainte Vierge Marie occupe une place
importante dans la vie des disciples de Jésus. Elle est modèle de toutes les
vertus chrétiennes. Ce n’est pas pour rien que le Christ a dit à Marie, « Femme
voici ton fils » et au disciple présent au pied de sa croix « voici ta Mère ». Dès
cet instant, le disciple la prit chez lui. Marie est également présente au
cénacle avec les apôtres qui attendent l’Esprit Saint, cette force qui va les
propulser à gagner les cœurs des hommes au Ressuscité. Dans la foulée, les
papes successifs vouent à Marie un attachement particulier. Le pape
François récite tous les jours le rosaire. A chaque voyage apostolique que le
pape François entreprend, il se tourne toujours vers Marie. Il passe du temps
avec Marie. Le pape Jean Paul 2 a enrichi le chapelet des mystères lumineux.
Prier avec Marie, c’est méditer et contempler la vie de Jésus : sa naissance,
sa souffrance et sa glorification. C’est ce à quoi la récitation du chapelet
facilite. Nous profitons du mois de mai pour inviter toute la paroisse à la
récitation du chapelet. Elle peut se faire individuellement, en famille ou
communautairement.
Pour joindre la communauté : tous les lundis dans le secteur de trois
clochers : Douy, Montigny, Saint Hilaire ; tous les mardis à Arrou avant la
messe de 18 heures, tous les jeudis à Cloyes avant la messe ; les vendredis
dans le secteur : Charray, La Ferté, Le MEE, Le mercredi 3 mai à 17h30 à
Chatillon Dunois, mercredi 10 mai à Autheuil, mercredi 17 mai à Romilly, le mercredi
24mai à Langey. Servons-nous de nos Clochers autrement. Nous clôturerons le
mois marial le mercredi 31 mai par une récollection avec les deux équipes du
rosaire à Boigasson. Le programme de cette journée sera établi avec les
responsables de deux équipes. La journée est ouverte à ceux qui le désirent.
Une mine d’or pour ce mois marial, cette prière : « Souvenez-vous, Ô Très
miséricordieuse Vierge Marie, qu’on n’a jamais entendu dire qu’aucun de
ceux qui ont eu recours à votre protection, imploré votre assistance ou
réclamé vos suffrages, ait été abandonné. Animé de cette confiance, Ô Vierge
des vierges, ô ma Mère, je viens vers Vous, et gémissant sous le poids de mes
péchés, je me prosterne à vos pieds. Ô Mère du Verbe Incarné, ne méprisez
pas mes prières, mais écoutez-les favorablement et daignez les exaucer.
Amen ».
Père Tryphon ILENDA BASILA, Curé
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LES FAMILLES, UNE BONNE NOUVELLE
Le carême s’achève, s’ouvre maintenant le temps pascal. Au fil des dimanches de Pâques, nous aurons la joie de découvrir le visage du
Ressuscité. Je reviens sur le moment de partage vécu pendant le carême autour des familles, bonne nouvelle. Un support élaboré par le
Diocèse de Metz.
Je ne regrette pas le choix de ce support. C’est un bon instrument pour cheminer vers Pâques. Cette année, le titre, les familles, bonne
nouvelle nous met à l’essentiel de nos vies, car personne ne naît d’un arbre. Chacun a une famille.
Aujourd’hui, la famille est mise à la dure épreuve du temps et des changements de tout ordre. On est passé de la famille nucléaire à une
multitude de modèles de familles. Un regard d’amour sans jugement permet le vivre ensemble. Les difficultés de tout genre font le lot
quotidien des familles aujourd’hui. Faut-il s’en décourager, certainement pas. De l’épreuve jaillit un bien. Et Dieu écrit droit avec
des lignes courbes.
En dépit de peu de mobilisation, la qualité des échanges était remarquable. Ce n’est plus la quantité c’est la qualité qui compte
aujourd’hui. Du petit reste surgit une multitude.
Et la tradition biblique est éloquente sur cette réalité.
Osons ensemble susciter cet étonnement : « voici comme ils s’aiment ».
Nous aimer pour semer ensemble.
JOYEUSES PAQUES
Père Tryphon ILENDA BASILA, Curé
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« L’inscription dans la commune humanité, crédibilité de notre témoignage chrétien »
Le temps de carême est un moment propice pour revisiter, rappeler ce qui fait l’essentiel de notre vie de baptisé, c’est-à-dire ce qui donne à lire notre vie à la suite du Christ et qui rend notre témoignage crédible. Le Concile Vatican II nous y invite lorsqu’il déclare : « les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, des pauvres surtout et de tous ceux qui souffrent, sont aussi les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ ». La communauté des chrétiens ajoute le concile, « se reconnait donc réellement et intimement solidaire du genre humain et de son histoire ». Le pape François par son attitude et ses discours s’inscrit dans cette humanité commune. Le pape interpelle la communauté des chrétiens à prendre en charge l’humain. L’Eglise, dit-il, doit être un hôpital de campagne.
La commune humanité, qu’est-ce à dire ? Avant de donner un éclaircissement sur la réalité « commune humanité », constatons qu’il y a des tendances qui se dessinent dans la manière de vivre des chrétiens face à la société actuelle de plus en plus sécularisée. La première tendance c’est celle adoptée par les chrétiens que l’on peut appeler « des nostalgiques du passé ». Cette tendance prône un retour en arrière où l’Eglise serait comme jadis « une instance sacralisée » au-dessus de la société, qui norme et régule la vie dans toutes ses dimensions. Les cloches de nos églises en sont l’exemple vivant. La deuxième tendance c’est celle qui prône de se mettre en marge de la société pour ne pas se compromettre ; qui rêve d’une position contre-culture ? L’Eglise doit se situer à part, voire au-dessus de la commune humanité. Certains recourent à l’expression vestimentaire ou à d’autres signes distinctifs pour marquer cette contre-culture de mise à part. La troisième tendance c’est celle de l’inscription dans la commune humanité.
La commune humanité est cette relation qui se noue dans une expérience de rencontre avec autrui. Comme le disait le philosophe Emmanuel Mounier : « la personne ne se forme, ne se conquiert elle-même, ne subsiste que dans la relation avec l’autre personne…On dira, ajoute Mounier : « cette relation où l’humanité commune de l’autre se révèle, est celle de la rencontre authentique. La découverte de l’autre est l’expérience où j’apprends ce qu’est la personne, et en même temps qui je suis. C’est dans cette découverte de ce « toi » que j’apprends à connaître la personne, ma personne et Dieu l’un par l’autre ». Bref la commune humanité c’est l’expérience de la relation authentique interpersonnelle. Celle-ci suppose un vrai dialogue, une reconnaissance fraternelle, une prise de toutes les situations où l’entre- nous implique l’ouverture à l’humanité de l’autre et donne à l’autre l’accès à mon humanité.
L’accueil de l’humanité commune, dans chaque humain, à travers la rencontre, l’accueil de l’autre tel qu’il est sans préalable, sans coller sur lui un masque, voilà la nouveauté chrétienne que le pape François a remise en priorité dans ce qu’il appelle la pratique du dialogue.
Plus que jamais soyons le bon samaritain de nos voisins, de nos frères et sœurs dans la foi en Dieu. Lavons leurs pieds s’il le faut. C’est tout l’enjeu de la crédibilité de notre être chrétien. Bon Carême.
Père Tryphon ILENDA BASILA, Curé
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Bientôt c'est le carême, il convient de vous souhaiter bien qu'anticipativement un joyeux carême. Que le Seigneur vous aide à vivre la sainteté au quotidien. Les quarante jours du carême vont vous permettre de revivre avec le Christ au désert, les quarante années de la marche des hébreux vers la terre promise, image de notre pèlerinage vers Pâques. Pour une joie Pascale avec un cœur purifié, le carême invite les chrétiens à s'approcher de la parole de Dieu, à redoubler d'efforts dans les exercices de piété, à suivre un chemin du repentir, à partager l'amour fraternel et le pardon. Le violet comme couleur liturgique, pendant cette période montre que la pénitence et le jeune expriment le sacrifice et la privation. Que ce carême vous aide à unifier votre foi et votre vie.
Et pour l'approfondissement de la foi, nous vous proposons :"RETRAITE DE CARÊME À LA MAISON AVEC CVX"
Père Louis Amundala
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L’institution du Dimanche de la Parole de Dieu par le Pape François nous donne, à chaque année liturgique, une belle occasion de réfléchir sur la place centrale de l’Ecriture Sainte dans la vie d’un chrétien.
Je profite donc de l’occasion pour partager ceci avec vous. Pouvons-nous imaginer ce qui se passerait si nous traitions la Bible de la même manière que nous traitons notre téléphone portable ?
Si nous transportions la Bible dans notre porte-documents, dans notre sac à mains ou dans la poche de notre manteau ? Si nous y jetions un coup d’œil plusieurs fois par jour ? Si nous pouvions nous inquiéter dans le genre : « zut ! j’ai oublié ma Bible » comme lorsqu’il s’agit du portable ? Si nous la traitions comme si nous ne pouvions plus vivre sans elle ? Si nous y mettions la main en cas d’urgence ? Combien de fois manipulons-nous notre téléphone dans la journée et combien de fois regardons-nous simplement notre Bible ?
Contrairement au téléphone portable, la Bible a toujours du réseau. Nous pouvons nous y connecter dans n’importe quel endroit. La communication n’est jamais coupée. Il n’est pas question de manque de crédit, ni de facture, ni de charge, car la batterie est chargée à vie. Tout est illimité. Jésus a pourvu à tout.
Comme nous y invite le prophète Isaïe : « cherchez le Seigneur tant qu’il se laisse trouver, invoquez-Le tant qu’il est proche ». (Isaïe,55,6)
Voici quelques numéros d’urgence : « les appels sont à utiliser sans modération ».
Si nous sommes tristes, composons « Jean 14 »
Si les gens parlent contre nous, composons « Psaume 27 »
Si nous sommes dans l’énervement, composons « Psaume 51 »
Si nous sommes dans l’inquiétude, composons « Matthieu, 6,19-24 »
Si nous sommes en danger, composons « Psaume 91 »
Si Dieu nous semble loin, composons « Psaume 63 »
Si notre foi a besoin d’être fortifiée, composons « Hébreux 11 »
Dans la solitude et la peur, composons « Psaume22 »
Si nous sommes durs et critiques, composons « 1 Corinthiens 13 »
Pour connaitre le secret du bonheur, composons « Colossiens,3, 12-17
Si nous désirons la paix et le repos, composons « Matthieu, 11, 25-30 »
Si le monde nous semble plus grand que Dieu, composons « Psaume 90 »
Ces quelques numéros d’urgence sont à inscrire dans notre agenda et à passer aux autres. Il se peut qu’un de ces numéros sauve la vie. C’est un pas dans la connaissance de Jésus. Car disait le Père de l’Eglise Saint Jérôme : « Ignorer les Ecritures, c’est ignorer le Christ ». Heureuse Année 2023
Père Tryphon ILENDA BASILA, Curé
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« Et le Verbe s’est fait chair »
Enfin, c’est Noël : Emmanuel, c’est-à-dire Dieu-avec-nous. Une grande révolution dans l’histoire des hommes et de leurs religions. En effet, de tout temps, c’est l’homme qui a toujours d’aller vers Dieu. L’homme cherche des moyens pour atteindre ce désir de voir Dieu. La révolution de Noël, c’est Dieu qui se fait homme pour que les hommes deviennent divins. C’est Dieu qui, comme le dit bien le livre de l’apocalypse, qui vient frapper à la porte du cœur de l’homme. Si ce dernier l’entend et ouvre son cœur Dieu s’y installe.
Pour saisir, comme dit le Saint Paul, la profondeur, la largeur, la hauteur du message de Noël c’est autour de la crèche qu’il faut se mobiliser pour lire ce que chaque personnage représente. Des personnages permanents aux personnages éclairs. Les permanents : Marie, Joseph, l’enfant Jésus et les personnages éclairs comme les anges, les bergers, les mages. Que nous disent-ils. Même si, chaque personnage est un message, ce qui est commun entre tous, c’est le mouvement. Le mouvement dit-on c’est la vie. Chacun se déplace vers la crèche. Les anges c’est la cohorte céleste. Ils sont des envoyés de Dieu auprès des hommes. Dans le contexte de la crèche, l’ange est envoyé auprès des Bergers : « N’ayez pas peur, leur dit-il, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le monde : aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Christ, le Seigneur ».
Père Tryphon ILENDA BASILA, Curé
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« Qu’as-tu que tu n’as pas reçu »,
s’interroge Saint Paul dans sa lettre aux corinthiens. L’année liturgique touche à sa fin avec la célébration ce dimanche 20 novembre de la solennité du Christ Roi de l’univers. Le 27 novembre prochain, nous débutons le temps de l’Avent : quatre semaines qui nous préparent à la fête de Noël. Temps de l’Avent, au cœur des ténèbres, la Lumière. Moment d’actions de grâce pour tous les bienfaits reçus particulièrement dans le contexte complexe qui est le nôtre.
On s’enferme et l’on enferme des autres dans des clichés à l’oubli que l’homme n’est pas statique ; la vie de l’homme est en mouvement perpétuel. Le début de l’année nouvelle est une occasion idéale de se relire, de s’imposer un devoir de s’asseoir comme disent les équipes Notre Dame pour examiner nos relations avec les autres : comment nous parlons d’eux et comment nous apprécions leur singularité.
L’histoire des trois tamis peut nous y aider : « un jour, quelqu’un vint voir Socrate et lui dit :
- Ecoute Socrate, il faut que je te raconte comment ton ami s’est conduit,
- Arrête l’interrompit l’homme sage. As-tu passé ce que tu as à me dire à travers les trois tamis ?
- Trois tamis ? dit l’autre, empli d’étonnement.
- Oui, mon bon ami : trois tamis. Examinons si ce que tu as à me dire peut passer par trois tamis. Le premier tamis est celui de la vérité. As-tu contrôlé si ce que tu as à me dire est vrai ? – Non, je l’ai entendu raconter, et….
- Bien, bien… Mais assurément, tu l’as passé à travers le deuxième tamis. C’est celui de la bonté. Ce que tu veux me dire, si ce n’est pas vrai, est-ce au moins quelque chose de bon ?
- Hésitant, l’autre répondit : non ce n’est pas quelque chose de bon, au contraire…
- Hum, dit le Sage, essayons de nous servir du troisième tamis et voyons s’il est utile de me raconter ce que tu as à me dire.
- Utile ? Pas précisément.
- Eh bien, dit Socrate en souriant, si ce que tu as à me dire n’est ni vrai, ni bon, ni utile, je préfère ne pas le savoir et quant à toi, je te conseille de l’oublier…
En ce début de la nouvelle année liturgique et pendant les quatre semaines de l’Avent, ouvrons-nous à ce qui est Vrai, Bon et Utile
En avant l’Avent, lumière, au cœur des ténèbres. BON AVENT
Père Tryphon ILENDA BASILA, Curé
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Un constat récurrent, que ce soit de la part des parents qui demandent le baptême pour leur enfant ou bien des jeunes qui se marient à l’église, c’est de justifier la démarche au nom d’une tradition familiale. Les uns et les autres que mettent-ils sous ce thème « tradition familiale ». Certains parents ne cessent de dire, nous avons tout fait pour nos enfants : catéchèse, sacrements, pratique religieuse, à notre surprise rien de tout cela n’a pris. Nos petits enfants ne sont pas baptisés. Ils ont tourné le dos à l’église et toute référence religieuse est quasi nulle. Chez les grands parents c’est le même son de cloche. Ils se rappellent de l’époque où l’église était au milieu du village ; ses cloches rythmaient la vie du village.
Les uns les autres ne sont pas dans le même contexte : le contexte d’hier où tout allait de soi est de loin différent de celui d’aujourd’hui. Hier le christianisme cimentait la société ; il était la référence de la société : la réception des sacrements allait de soi ; la pratique religieuse particulièrement la messe dominicale faisait la fierté des parents et des enfants. Tout s’arrêtait lorsque l’angélus sonnait. Ce contexte n’est bon que pour embellir les pages de l’Histoire. Le contexte actuel est différent. Une littérature abondante marque bien cette différence : à titre d’illustration la sociologue des religions Danièle HERVIEU-LEGER, Catholicisme la fin d’un monde et l’évêque émérite de CLERMOND FERRAND, Hippolyte SIMON, Vers une France païenne ? Il baigne pleinement dans une sécularisation sans précédent. En plus, l’époque moderne, c’est précisément l’époque où l’individu s’émancipe du social, secoue le poids de la contrainte du passé, de la tradition, de l’autorité, du chef, du sacré bref de ce qui est ancien. Il se livre au doute méthodique envers tout ce qui est cru et pratiqué en vertu de la tradition et il ne fait confiance qu’à ce qui est vérifié par la raison. Tout simplement dit, c’est l’époque de « oser penser par soi-même ».
On ne cessera jamais de le dire l’acte de foi est éminemment personnel. On ne le transmet pas. Il est une rencontre d’une personne que l’on appelle Jésus. Et cette rencontre transforme de l’intérieur. Elle bouleverse tout. Le cas de Saul sur le chemin de Damas qui deviendra Paul est plausible.
Comme le prophète Michée le dit : « ce que le Seigneur réclame de toi ? Rien d’autre que pratiquer la justice, aimer avec tendresse, et marcher humblement avec ton Dieu » Mi 6,8.
Père Tryphon ILENDA BASILA, Curé
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S’il y a une réalité plausible, c’est celle de la visibilité de Marie à travers les icônes, les objets de piété : chapelets, médailles, musique tant profane que religieuse. Il faut être aveugle pour ne pas voir tous ces chapelets qui sont posés sur le rétroviseur interne des voitures. Il y a également un nombre impressionnant des sanctuaires, cathédrales, églises ou chapelles dédiés à Marie sans oublier des nations entières qui lui sont consacrées. Beaucoup d’hommes et de femmes lui ont avoués et lui avouent une dévotion particulière. C’est le cas des papes de ce dernier temps. Plusieurs fêtes lui sont consacrées tout au long de l’année liturgique. Le samedi est un jour particulièrement marial. Le mois de mai et le mois d’octobre sont ses mois.
Que faisons- nous de ce précieux héritage, de cette mine d’or ? Pourquoi ne pas vivre ce mois d’octobre en compagnie de Marie ? Celle en qui Dieu s’est fait chair. Car, en effet, prier Marie c’est prier Jésus avec elle. Un outil tout simple de prière avec Marie : le chapelet. En dépit du caractère répétitif du chapelet, qui est pour certains un motif de rejet, notre vie ne revêt-elle pas ce rythme répétitif : maison/travail, travail /maison.
Marie c’est la première en chemin, le chemin de l’annonce, chemin de la mission. A mi-parcours du synode sur la synodalité où nous avons interrogé notre part à la mission en tant que baptisé, prenons Marie chez –nous et avec elle, courrons sur les collines et les monts pour annoncer l’évangile, c’est-à-dire pour humaniser cette humanité.
Le mois d’octobre, c’est le mois du rosaire. Le rosaire c’est méditer avec Marie la vie de Jésus. Le rosaire est une prière à la fois vocale et méditative.
Le chapelet mode d’emploi : la récitation du chapelet commence par un signe de croix. Puis on récite le credo (je crois en Dieu), le Notre Père et 3 je vous salue Marie que l’on conclut par la « doxologie » (Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit). Ensuite commence la récitation des dizaines une série de 10 je vous salue Marie chaque fois précédée de Notre Père et s’achevant sur le Gloire au Père. Le chrétien qui récite le chapelet est invité à méditer les grands mystères, ces moments essentiels de la vie du Christ. Le chapelet comporte cinq dizaines, chaque d’elle invitant à méditer un mystère, à travers la louange à Marie.
OSONS NOUS IMPRÉGNER DE L’ESPRIT DE MARIE.
Père Tryphon ILENDA BASILA, Curé
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La foi et la religion
En ce mois de septembre, mois de reprise des activités, après deux mois de vacances, j’écris cet éditorial de notre feuille paroissiale mensuelle autour de la foi et de la religion : la foi, c’est quoi et la religion, c’est quoi ? Le sujet est passionnant. Une littérature abondante existe et celle-ci est œuvre des spécialistes. Mon souci, en cette rentrée pastorale, est celui d’un pasteur qui est à l’écoute : écoute des grands parents, écoute des jeunes parents surtout à l’occasion de la demande des sacrements plus particulièrement le baptême des petits enfants.
En effet, les grands parents du moins certains, c’est-à-dire, ceux qui gardent encore leur lampe allumée ont un goût amer de voir la situation que traverse l’Eglise aujourd’hui. Ils disent : « nous avons tout fait pour nos enfants » Entendons par là : éducation chrétienne, catéchisme, pratique de la messe dominicale, prière matin, midi et soir, prières à table. Bref ils ont transmis toutes les valeurs chrétiennes reçues pour la plupart des bonnes religieuses et des bons religieux qui tenaient les écoles catholiques. Avec beaucoup d’amertume, les églises se vident, certaines sont vendues pour en faire de tabac, de restaurant, la liste est longue. Ils se disent et observent une perte de foi et la fin de la religion.
Lorsque l’on demande aux jeunes parents pourquoi demandez-vous le baptême pour votre enfant : les réponses fusent dans le sens de la tradition. Nous transmettons à nos enfants ce que nous-mêmes avons reçu. En le disant, où placent-ils le curseur ? Eux seuls le savent. Ce qui étonne c’est le fait on ne les voit plus après le baptême.
De quoi parle-t-on lorsqu’il s’agit de la foi et de la religion ? La foi est l’acte personnel, une décision personnelle, une adhésion personnelle de faire confiance au Christ pour nous conduire au Père. La religion est l’acte de se conformer aux croyances et pratiques de la famille, de la tradition et de la société. Aussi loin qu’on remonte dans les origines historiques de l’humanité, on ne trouve jamais l’homme sans Dieu ni Dieu sans l’homme. Comme le dit Joseph Moingt, théologien jésuite, « Dieu était trouvé. On le trouvait autour de soi, partout dans l’univers, et la croyance en Dieu sacralisait le lien de la société. Ce qui a disparu, ce n’est pas la foi, mais la croyance et les pratiques qui en découlent, c’est-à-dire la religion qui est avant tout social ».
La foi c’est une rencontre, une expérience personnelle avec Jésus. Une vie selon l’Evangile ; une façon de vivre autrement dit une manière d’incarner sa foi dans le quotidien de la vie, dans toutes les conduites existentielles et sociales du chrétien.
Osons vivre selon l’Evangile
Père Tryphon ILENDA BASILA, Curé
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Les mois de juillet et d’août sont deux mois de vacances pour la majorité
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L’homme que l’Évangile nous propose d’être (Mt 5,41-48)
Le cycle pascal va bientôt toucher à sa fin avec la célébration de la Solennité de la Pentecôte. Quel enseignement peut-on en tirer ? La Résurrection du Christ nous recrée. Le monde ancien déchu est fini. Comme le dit Saint Paul, « nous sommes morts avec le Christ et vivants avec lui. » Car, ajoute le même Saint Paul, dans « le Christ nous sommes une création nouvelle. »
Dans le contexte actuel de la vie de l’humanité, contexte caractérisé comme le disait le Saint Jean-Paul 2 par les structures du péché : escalade de la violence, spirale de la violence, rancœur, l’approche de nos contemporains selon des clichés et des cases, égoïsme à outrance, exclusion des uns des autres, esprit de domination, abus du pouvoir, désir excessif des biens matériels et une surconsommation fruit de la mondialisation effrénée. Dans un tel contexte donc, l’Évangile nous propose comme à l’opposé un type d’homme à l’image du Christ.
L’homme que l’Évangile nous propose est contenu dans cette phrase lapidaire de Saint Jean dans sa lettre « quiconque aime est né de Dieu ». Il s’agit d’aimer tous les hommes même ses ennemis selon l’exemple de Jésus. Autrement dit sans exception. En effet, l’amour n’est pas quelque chose de purement naturel. L’amour ne se trouve pas dans la nature. L’amour c’est ce qui fait que nous sommes à l’image de Dieu.
Laissons ici Saint Paul nous décrire cet homme à l’image du Christ et ce qui fait la trame de sa vie au quotidien : « supportez-vous les uns les autres » ; « ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus Christ » ; « un même amour, une même pensée. Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes. Que chacun de vous, au lieu de considérer ses propres intérêts, considère aussi ceux des autres ».
Comme l’avait bien dit le philosophe Emmanuel Levinas que toute la Bible pouvait se résumer dans ce seul mot : « tu te dois à autrui ».
Le mois de juin c’est le mois des Cœurs de Jésus et de Marie. Confions-nous à ces deux Cœurs : foyer d’amour.
Père Tryphon ILENDA BASILA, Curé
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Le baptisé est foncièrement un être engagé lors de son baptême, lorsqu’il dit « je renonce et je crois ». Par cet acte, il s’engage à la suite de Jésus-Christ. En effet, le Christ enracine cet engagement en disant : « qui met la main à la charrue et regarde en arrière n’est pas de moi ». L’engagement est constitutif de notre statut de disciple du Christ.
Le Pape François, pour ne prendre que lui, depuis le début de son pontificat, invite chaque chrétien en particulier et toute l’Eglise en général à l’engagement. Il appelle l’Eglise que nous formons tous à se mettre dans le dynamisme de « sortie ». C’est-à-dire à sortir de son propre confort et avoir le courage de rejoindre toutes les périphéries qui ont besoin de la lumière de l’Evangile. L’intimité avec le Christ, dit le Pape François, est une intimité itinérante.
Fidèle donc au modèle de Jésus-Christ et configurés à lui par notre baptême, il est vital qu’aujourd’hui l’Eglise que nous sommes, l’Eglise qui est notre Paroisse Saint Benoît des Trois Rivières, sorte pour annoncer l’Evangile à tous, en tous lieux et en toutes occasions.
Or le tableau actuel que présente notre Paroisse Saint Benoît des Trois Rivières une décennie après son érection est plus qu’inquiétant voire interpellant. Si l’on ne veut pas rester une succursale de la Paroisse Saint Aventin, il nous faut des équipes de tâches dynamiques pour la Mission dans trois dimensions : enseignement, sanctification et gouvernement. Le Christ n’avait-il pas envoyé ses disciples en équipe (deux à deux) en mission ?
Voici le tableau : catéchèse pour les trois années, une personne et demie, accompagnement des familles en deuil : une personne assure la présidence des obsèques, accompagnement des parents demandant le baptême des enfants : un couple, préparation au mariage : personne, catéchuménat : une seule personne, l’eucharistie cœur et centre de notre foi à part les trois animateurs de la messe de 11 heures à Cloyes qui se concertent de temps en temps, le reste est fait en solo, pas de chorale, Dieu merci que nous avons des assemblées chantantes. Sur l’ensemble de la Paroisse seulement deux équipes constituées fonctionnent à un certain rythme : une rencontre mensuellement : EPP et l’Equipe du Rosaire ; pastorale de la santé : maison de retraite Cloyes : 2 personnes et demie ; celle de Courtalain : une seule personne.
La moisson est abondante nous dit Jésus. En équipe nous saurons y répondre. Devenons une paroisse appelée et appelante.
Père Tryphon ILENDA BASILA, Curé
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Le carême 2022, commencé depuis le 2 mars dernier par l’imposition des cendres, continue sa marche vers la Pâques de Notre Seigneur Jésus Christ et notre Pâques. Ce temps fort de l’année liturgique, est un moment propice comme le souligne le Pape François dans son message de carême, « pour une conversion individuelle et communautaire ».
Généralement, une certaine opinion, dans un langage prolixe fait une lecture du temps de carême sous l’angle négatif qui se décline à le considérer (le carême) comme un temps sans tabac, un temps sans chocolat, un temps sans viande, un temps sans télévision, un temps sans loisirs… la litanie est longue. Même si, un régime sobre et maigre nous est demandé le mercredi des cendres et le vendredi Saint, le temps de carême se décline comme un temps « avec », « pour » et « vers ». Autrement dit les jours de carême, ce sont des jours avec Dieu pour notre conversion et vers Pâques. Ce sont des jours orientés, tendus vers la bonne nouvelle de la Résurrection ; au mieux, les jours de carême sont des jours à vivre avec le Christ. Bref, ce sont des jours où nous rechargeons nos vies du poids d’amour qui nous entraine vers le Père.
L’entrainement vers Dieu convoque l’engagement pour le semblable. Profitons de ce temps de carême pour prendre soin de nos proches, pour chercher et non éviter ceux qui sont dans le besoin, appeler et non ignorer ceux qui désirent l’écoute et une bonne parole, visiter et non abandonner ceux qui souffrent de la solitude. Mettons en pratique l’appel à faire du bien envers tous en prenant le temps d’aimer les plus petits. Le jeûne prépare le terrain, la prière l’irrigue et la charité le féconde.
Osons nous lancer à la suite du Divin Maitre.
Père Tryphon ILENDA BASILA, Curé
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L’aujourd’hui de la Parole de Dieu
Faisons un effort, bien aimés de Dieu. Il y a lieu que le vécu quotidien nous trahisse. Qu’avons-nous fait de la Parole de Dieu chacun selon son âge ? L’auteur de l’Apocalypse ne nous dit-il pas : « Voici que je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte j’entrerai chez lui, je souperai avec lui et lui avec moi ». Il est donc grand temps pour nous de reconsidérer nos différents choix.
Le Seigneur nous invite à ne pas faire un mauvais choix. Usons de l’intelligence reçue gratuitement pour savoir lire les signes des temps. Ainsi nous pourrons un jour être comptés parmi les élus des quatre coins du monde. C’est Dieu qui dirige le monde, il est plus grand que nos problèmes. Demandons-lui la grâce d’être des hommes et des femmes capables de savoir choisir pour et avec Dieu. La tentation est grande. Non seulement l’Eglise se vide, mais aussi les gens nous quittent. A quoi aura servi le ministère de l’Eglise si nous ne choisissons pas pour Dieu ?
Jésus Christ est venu pour sauver toute l’humanité. Continuons à accueillir sa parole en lui rendant grâce de nous avoir estimés dignes de nous tenir debout devant lui et de le servir.
« Cette Parole que vous venez d’entendre c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit »(Lc 4, 21).
Père Louis AMUNDALA, Vicaire
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L’Enfant Jésus, Emmanuel, Dieu avec nous, que nous avons accueilli le jour de Noël ne vient pas pour sauver une personne. Il vient sauver tous ses frères et toutes ses sœurs en humanité : Lui, l’aîné d’une multitude de frères et sœurs. Personne ne peut se sauver seul. Bref, il vient nous sauver en Eglise. En marchant tous ensemble.
Marcher ensemble, voilà la voie dans laquelle le Pape François nous engage encore une fois de plus en convoquant un synode sur la synodalité. Une invitation à laquelle tous et chacun devront répondre. Synode, synodalité, un vocabulaire peu commun :
Le mot synode vient du grec « synodos », « chemin parcouru ensemble » La synodalité de l’Eglise c’est le processus que l’Eglise met en œuvre pour que tous les baptisés mutualisent leurs dons pour faire advenir l’Eglise ici et ailleurs ; autrement dit, comment facilite-t-on la collaboration de tous à ce qui fait que l’Eglise soit Eglise ? Oui certes, ce vocabulaire n’est pas très courant. Cependant, d’un côté, notre statut de disciples du Christ en dépend totalement ; car la conversion qui rend possible notre statut des disciples du Christ, c’est un processus de chaque jour et de tous les jours. De l’autre côté, l’Eglise a une tradition riche en synodes. Sommes-nous des chrétiens installés ? Certainement pas parce que Jésus notre Maître n’avait pas comme le dit l’Evangile « où reposer sa tête », le souci des âmes le mettait sans cesse en déplacement. Il parcourait, disent les évangiles, « villes et villages ».
Comment se fait le synode sur la synodalité auquel nous sommes tous invités par le Pape : trois niveaux se dégagent : le niveau diocésain (du 17 octobre 2021 – Août 2022). C’est à ce niveau que nous sommes sollicités. Toute contribution est quelque chose de bien. Le deuxième niveau est celui des conférences des évêques (nationale et continentale). Le troisième niveau se déroulera à Rome en octobre 2023.
S’engager dans la démarche du Pape François c’est s’engager pour faire de l’Eglise une Eglise moins cléricale et une Eglise affaire de tous et de chacun. Allons-y sans traîner les pieds.
Tous mes meilleurs vœux surtout la santé.
Tryphon ILENDA BASILA, curé
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Nous vivons de plus en plus dans un monde saturé. Un monde de surproduction et surconsommation, ce qui suscite une certaine routine et ramène tout à ce que fait l’homme. Toujours la répétition de certains gestes et de certains actes. En plus, l’ambition de l’homme d’aujourd’hui, grâce au développement de la technologie de pointe, de tout régenter et tout maîtriser. Ambition périlleuse et ruineuse de l’homme lui-même. La conséquence de tout cela, c’est la diminution de notre capacité de nous émerveiller. Avec la perte d’émerveillement, l’homme d’aujourd’hui perd ce qu’il a de plus essentiel. Autrement dit, sa capacité de dire Dieu ; sa reconnaissance d’être un homme de l’alliance.
Le Mystère de Noël : EMMANUEL, DIEU AVEC NOUS, est le cadeau par excellence que tout homme doit accueillir à bras ouverts et nourrir notre émerveillement.
Comment ne pas s’émerveiller devant le Mystère de Noël ? Quelle est cette tradition religieuse ? Quelle est cette tradition sapientielle où Dieu se fait chair et établit sa demeure dans les cœurs des hommes ? « Dieu se fait homme, pour que l’homme devienne Dieu » comme le disait Saint Irénée de Lyon. Quoi d’autre encore demander à Dieu ?
L’Incarnation est le propre du Christianisme. La vivre au jour le jour c’est le vrai culte rendu à l’Eternel. Noël c’est tous les jours. C’est Noël lorsque l’on essuie les larmes d’un orphelin. « C’est Noël sur la terre chaque jour. Car Noël, ô mon frère, c’est l’amour » chante-t-on.
Ne nous laissons pas voler Noël.
OSONS NOUS ABIMER DANS LE MYSTERE DE L’INCARNATION
JOYEUX NOEL
Tryphon ILENDA BASILA, curé
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Une année liturgique s’achève, une nouvelle année pointe à l’horizon. Déjà, le 28 novembre, c’est le premier dimanche de l’Avent, aussi le premier jour de l’année liturgique. C’est l’occasion en or pour nous poser pour réfléchir sur le sens du temps et sur le temps de l’Avent. On entend souvent : « nous n’avons plus le temps », « nous tuons le temps », « nous gagnons du temps », « nous courons après le temps ».
En effet, réfléchir sur le temps éclaire le sens de l’avenir. De cet avenir qui semble se dérober si nous en croyons beaucoup d’inquiétudes autour de nous. De cet avenir qui est ouvert par l’Incarnation. Le temps que nous vivons n’est pas pure et simple répétition : il n’est pas pur et simple retour des saisons. Il nous introduit dans une marche : il y a une direction, un sens pour l’histoire. Le temps est ouvert sur l’éternité. L’année liturgique donne à la succession des jours une âme et un élan.
L’Avent, du latin adventus, littéralement « que vienne vers », exprime un appel, le désir et l’espérance du retour du Christ : le Christ est déjà venu (en an Zéro), Il est là tous les jours et Il reviendra. (Passé Présent et Avenir PPA) C’est à chacun à se poser la question : « mon désir est-il toujours là ? Suis-je prêt à accueillir la Bonne Nouvelle ? »
L’Avent débouche sur Noël. Ne nous laissons voler Noël. C’est une fête spirituelle avant de nous brancher sur les vitrines de nos négoces. Les textes liturgiques des semaines de l’Avent nous invitent à cette transformation intérieure ; à cette conversion : REDRESSEZ VOUS et RELEVEZ LA TETE nous dit Saint Luc dès le 1er dimanche, PREPAREZ LE CHEMIN DU SEIGNEUR, pour le 2ème dimanche, IL VIENT CELUI QUI EST PLUS FORT, poursuit Saint Luc pour le 3eme dimanche et le dernier dimanche LA FOI
Vivons ce temps de l’Avent dans la Prière, une prière étroitement liée dans la Vigilance.
En effet, si nous restons dans le climat de consommation, Jésus passera et nous ne Le trouverons pas.
Points d’attention :
- Grande neuvaine de l’Immaculée Conception du 30/11 au 8/12
- Mercredi 8 décembre exposition du Saint Sacrement toute la journée dans l’Eglise de Cloyes (avec possibilité de recevoir le sacrement de Réconciliation)
18 heures : Messe de l’Immaculée Conception.
BON AVENT
Père Tryphon ILENDA BASILA, Curé
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« Rendez compte de l’Espérance qui est en vous » 1 Pierre (3,15)
J’aime bien entendre cette expression devenue courante dans la bouche des gens : « l’espoir fait vivre ». Même au cœur d’une tempête, au fond de l’abîme voire d’une détresse, la personne humaine tient à l’espoir. Autrement dit, un bout de tunnel est toujours possible.
À nous, baptisés, l’apôtre Pierre recommande de donner raison de l’Espérance qui nous habite. Le baptisé est fondamentalement, ontologiquement et constitutionnellement un être tourné vers l’avenir ; un être qui vit dans l’attente et de l’attente. Le mois de novembre par ses célébrations donne sens et éclaire ce qui fonde le baptisé. Ce qui donne sens à sa vie à la suite de Jésus.
La célébration de la Toussaint nous invite à l’essentiel, c’est-à-dire le bonheur pour lequel nous avons été créés. Le Seigneur en nous appelant à la sainteté nous offre la vraie vie. Osons donc marcher en présence du Seigneur pour mieux répondre à son appel à la Sainteté.
La journée du 2 novembre consacrée à la prière pour les fidèles défunts donne de l’épaisseur à notre attente. Notre communion avec nos sœurs et frères défunts nous donne des raisons d’espérer. Le fleurissement des tombes témoigne de la vie.
Le 14 novembre cinquième journée mondiale pour les pauvres instituée par le Pape François nous rappelle que la prise en charge de nos pauvres d’ici et d’ailleurs constitue une réponse à l’Espérance qui nous habite.
La célébration de la fête du Christ Roi de l’univers, point culminant du mois de Novembre, nous invite à lire ce Christ Roi de l’Univers tel qu’il s’identifie dans les plus petits qui sont ses frères.
La fête de la Toussaint, la journée de prières pour les fidèles défunts, la prise en charge des pauvres et la fête du Christ Roi de l’univers sont des garanties de notre Espérance. Notre éternité, en épousant Thérèse de Lisieux, c’est de faire le bien ici sur terre.
Père Tryphon ILENDA BASILA, Curé
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La mission universelle de l’Eglise
Deux points d’attention constituent l’essentiel de la vie de foi du baptisé tout au long de ce mois d’octobre. Il s’agit du Rosaire et de l’animation ? ainsi que de la réflexion sur la mission universelle de l’Eglise.
Pour le deuxième point, chaque année, la direction des œuvres pontificales missionnaires met à la disposition de toutes les paroisses du monde entier un support pour faire réfléchir les chrétiens à la dimension universelle. Toute une semaine du mois d’octobre est consacrée tant à la prière qu’à la solidarité pour que l’Eglise vive dans le monde entier. Pour cette année, c’est la semaine du 17 octobre au 24 octobre. Le thème proposé, tiré des Actes des Apôtres « Il nous est impossible de nous taire » (Act.4, 20). L’éthique du statut du disciple est plus dans le faire que dans le dire. Osons la mission.
Le rosaire, cette prière mariale par excellence, relève aux yeux de certains du passé. Son caractère répétitif constitue un mobile d’abandon de cette prière pour certains. Le rosaire est un trésor. C’est une mine d’or. C’est un abrégé des mystères de la vie de Jésus (joyeux, douloureux, lumineux et glorieux). C’est une arme puissante contre Satan et ses pompes. Marie ne cesse d’insister dans ses nombreuses apparitions sur cet aspect : arme efficace et efficiente contre le démon. En effet qui dit Marie, Marie le ramène à Jésus. Osons revenir à cette prière en famille. Les ennemis de la famille seront terrassés et désarmés.
Le disciple du Christ ou le baptisé ou encore le chrétien est ontologiquement, fondamentalement, constitutionnellement missionnaire. Il n’existe que pour témoigner du Christ. Il est la lampe qui brille dans les épaisses ténèbres de ce monde. Avec beaucoup d’insistance, le Pape François nous y invite. Nous sommes une Eglise en sortie. Le chrétien ne s’appartient pas. Comme le souligne le Pape François « la vie augmente quand elle est donnée et elle s’affaiblit dans l’isolement et l’aisance. De fait, ceux qui tirent le plus de profit de la vie sont ceux qui mettent la sécurité de côté et se passionnent pour la mission de communiquer la vie aux autres ».
Osons porter le Christ aux autres et les autres au Christ. C’est là que se fonde notre identité chrétienne.
Père Tryphon ILENDA BASILA, Curé
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Le mois de septembre est toujours plein de surprises. En effet, avec la reprise des activités, après un temps des vacances, on est surpris de constater qu’un tel est parti un tel autre est arrivé. Cela perturbe et cause des incertitudes et des inquiétudes. D’ailleurs, la nouveauté ne nous dérange-t-elle pas ? Celui qui part on le connait bien. On a partagé de bons moments avec lui, on a travaillé ensemble. Celui qui arrive, demeure source d’interrogations. C’est normal. Comment l’aborder ? Va-t-il être comme celui qui est parti ? L’arrivant est considéré selon le partant et non pas pour ce qu’il est.
J’aime bien le dialogue du renard et du petit prince d’Antoine de Saint Exupéry. Il me sert toujours de porte d’entrée au début d’un nouveau poste. Certes, la Paroisse Saint Benoît des Trois Rivières n’est pas pour moi une terre inconnue.
Les hommes ont tout inventé. Ils continuent à inventer sauf comment se faire des amis. Ecoutons bien le dialogue du renard avec le petit prince.
« Bonjour dit le renard, bonjour répondit poliment le petit prince. Viens jouer avec moi lui proposa le petit prince. Je ne peux pas jouer avec toi dit le renard.
Je ne suis pas encore « apprivoisé ». Je cherche les hommes dit le petit prince. Que signifie apprivoiser ? Les hommes, dit le renard, ils ont des fusils et ils chassent. C’est bien gênant. Ils élèvent des poules. C’est leur seul intérêt. Tu cherches des poules ? Non, dit le petit prince. Je cherche des amis. Apprivoiser dit le renard, c’est une chose trop oubliée. Apprivoiser signifie « créer des liens ». Je ne suis pour toi qu’un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m’apprivoises, nous aurons besoin l’un de l’autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde ». La finale du dialogue est importante.
« Les hommes n’ont plus le temps de ne rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n’existe point des marchands d’amis, les hommes n’ont plus d’amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi ».
C’est dans cette optique que je vois mes contacts avec la Paroisse Saint Benoît des Trois Rivières. Osons nous apprivoiser pour mieux témoigner de nos exigences baptismales. Car, comme le disait Saint Augustin, si pour vous, je suis le pasteur, avec vous je suis chrétien. Voilà l’aventure : être des chrétiens ensemble et ensemble faire des chrétiens.
Père Tryphon ILENDA BASILA, Curé
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Merci Père Adolphe, bienvenue Père Tryphon
Comme annoncé dans le dernier Trait Dunois, le Père Adolphe nous quittera cet été. Notre nouveau curé, l’abbé Tryphon ILENDA viendra s’installer dans notre paroisse St Benoit des 3 rivières à la rentrée.
Pour beaucoup d’entre nous le Père Tryphon n’est pas un inconnu puisqu’il est déjà passé sur le secteur de Châteaudun-Cloyes il y a quelques années.
Changer de pasteur pour les paroissiens n’est pas toujours évident. Il faudra remettre en cause nos habitudes, nos manières de faire, en somme nous adapter. Cette adaptation devrait se faire facilement car le Père Tryphon sait, lui aussi, se faire proche des gens.
Si nous partageons le bilan positif que nous a présenté le Père Adolphe, il n’en reste pas moins que la paroisse est une entreprise aux multiples facettes comme vous avez pu le constater.
Des équipes sont en place, mais elles ont besoin de sang neuf. Des manques, des faiblesses se font ressentir dans tous les domaines.
Ce changement de pasteur peut être pour nous, paroissiens, l’occasion de nous remettre en cause et de réfléchir sur notre condition de chrétiens au service de Dieu, de l’Eglise, de la société.
« La moisson est grande et les ouvriers peu nombreux » (Mt 9, 35-38). « […] Il est essentiel que nous priions Dieu de lever des ouvriers authentiques à Sa moisson. Peut-être qu'en regardant le monde dans lequel nous vivons, nous n'avons pas l'impression qu'il y ait vraiment une moisson d'âmes... Détrompons-nous ! Tant d'âmes sont dans l'attente (consciente ou non) de la parole libératrice, de la puissance transformatrice de l'Evangile. Notre prière doit être plus qu'un devoir, c’est une réalité qui vient de cœurs désireux de voir les gens sauvés, libérés, guéris, transformés par la puissance de Dieu. Mais tout ne se termine pas sur le "amen" de notre prière ! Soyons aussi prêts à être utilisés par Dieu pour rendre témoignage de Lui dans nos actes, notre vie, et notre « évangélisation personnelle », chaque fois qu'Il nous en donne l’occasion. […] (1) »
Nous sommes sûrs que notre nouveau curé, le Père Tryphon Ilenda, saura nous y aider et nous lui souhaitons dès à présent la bienvenue dans notre grande et belle paroisse Saint Benoit des 3 rivières.
Nous rendons grâce pour le travail accompli avec le Père Adolphe, pour son charisme, sa proximité, sa simplicité. Nous lui souhaitons une bonne installation à Dreux. Que nos prières l’accompagnent dans sa nouvelle mission.
L’Équipe Pastorale Paroissiale
(1) Semences de vie, Fabien Weigel
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Les nominations annoncées par notre évêque lors de la messe Chrismale (mardi 30 mars) ne nous ont pas laissés indifférents. Cette année, beaucoup de curés vont changer de paroisse, moi y compris ! Lorsqu’on finit un mandat, la logique voudrait qu’on fasse le bilan : ce qui a été fait, ce qui n’a pas été réalisé, les projets en cours de réalisation… Un tel exercice me paraît lourd, car il ne m’appartient pas d’évaluer tout seul le travail accompli par toute la communauté paroissiale. Beaucoup de belles choses ont été réalisées. Des moments de prière et de convivialité ont été vécus. De belles célébrations ont traduit nos joies, nos peines et nos espérances. Des activités spirituelles (Chemin des crèches, marche priante, messe dominicale tournante en été, messes dans nos Maisons de retraite, adoration, célébrations de Noël et de Pâques pour nos écoles privées, bol de riz, pèlerinage à St Marcou, méditation musicale, messe d’envoi la veille des Rameaux et de la Toussaint…) et culturelles (Nuit des églises, Concert de Pentecôte, de Noël) ont pris racines sur notre Paroisse. Tout cela, grâce à chacun de vous. Nous avons traversé ensemble des moments difficiles : maladie, deuil, confinement, quelques malentendus…mais tout cela n’a pas ébranlé notre détermination à servir l’Église pour la gloire de Dieu et le salut de nos frères et sœurs. Ensemble, nous avons organisé, renforcé nos équipes pastorales, réalisé des travaux dans notre Maison paroissiale, nettoyé nos églises afin qu’elles soient plus accueillantes. Grâce à vous, de nombreux sacrements ont été administrés aux enfants, aux jeunes et aux adultes. Grâce à vous, les personnes âgées sont visitées dans les Maisons de retraite et à domicile, les malades reçoivent la Communion. Grâce à vous, les enfants, les jeunes et les personnes vivant avec handicap trouvent leur place dans nos assemblées. Grâce à vous, nos relations avec les Municipalités sont restées apaisées et respectueuses. Grâce à vous, la Paroisse Saint Benoit des 3 Rivières demeure debout.
Pour ce chemin parcouru ensemble, je rends grâce à Dieu. J’adresse aussi à chacun de vous un grand MERCI. Tout n’a pas été parfait. Car l’imperfection est le propre de l’homme ! Nous tendons toujours vers la perfection. C’est pourquoi j’implore votre pardon pour mes imperfections liées à mon caractère, mes attitudes, mes paroles... À ceux qui m’ont offensé, je pardonne du fond de mon cœur. Je célébrerai la messe d’action de grâce pour mes 16 ans de sacerdoce et pour les sept ans de mission auprès de vous et avec vous dimanche 15 août à 11h à Cloyes. Mon installation comme curé de la Paroisse Saint Étienne en Drouais est prévue dimanche 5 septembre à 11h à l’église Saint Pierre de Dreux. Je vous y convie. Vous allez recevoir un nouveau curé, le Père Tryphon ILENDA, actuel curé de la Paroisse Saint Martin en Beauce (Voves). J’espère qu’il sera très bien accueilli et porté par votre générosité. Avec vous ainsi que le Père François LEGAUX, il poursuivra la mission ecclésiale qui lui est confiée. Son installation est prévue samedi 25 septembre à 18h30 à l’église Saint Georges de Cloyes.
Au revoir.
Père Adolphe IDUMBA NYANGILOLO, curé.
La fraternité universelle
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Cher Théophile
C’est avec ce beau nom ou prénom que l’évangéliste saint Luc commence ses deux livres : l’Évangile (Lc 1, 3) et les Actes des Apôtres (Ac 1, 1). Il s’adresse à un certain Théophile. Mais qui est ce fameux Théophile à qui saint Luc écrit ces deux volumes ? D’où l’a-t-il connu ? Mystère ! Le Nouveau Testament ne nous fournit aucun renseignement sur ce Monsieur. Est-il un personnage inventé par le génie littéraire de saint Luc ? C’est possible. Mais la beauté sémantique de ce nom peut tout expliquer. Du grec « Theos-philos » veut tout simplement dire « celui qui aime Dieu ». J’ajouterais aussi « celui qui est aimé par Dieu », « le bien-aimé de Dieu ». Tout devient clair. En écrivant à Théophile, saint Luc s’adresse à tous les amis de Dieu (les croyants, les chrétiens). Qui sont ces amis de Dieu ? « Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande… Voici ce que je vous commande : c’est de vous aimer les uns les autres. » (Jn 15, 14.17), nous répond Jésus, lui qui est Vrai Dieu et Vrai Homme. En mathématique, on parlerait de la transitivité. L’amitié avec Dieu, en Jésus, s’exprime à travers l’amour que les « théophiles » se portent les uns les autres. En termes simples : « l’ami de mon ami c’est mon ami », dit-on. Chers « théophiles », nous traversons une crise mondiale inédite. Ça bouge un peu partout : pandémie, violences, guerres, pauvreté… Cependant, au cœur de tout cela, la persévérance dans la prière les uns pour les autres est un véritable signe d’amour. Au lieu de nous enfermer dans l’indifférence ou la peur, élargissons nos regards, ouvrons nos cœurs aux cris de l’immense couche des femmes, des hommes, des enfants victimes innocentes de tous ces fléaux. Chers « théophiles », ce mois de mai nous offre beaucoup d’opportunités pour prier intensément pour nous-mêmes et pour les autres. Mois consacré à la Vierge, la saint Joseph, le Travailleur (1er mai) - même si la belle tradition de notre paroisse nous fait aussi célébrer ce jour-là la saint Marcou à Charray – l’Ascension (13 mai) et la Pentecôte (23 mai). À cela s’ajoute le « Marathon de prière » (tous les jours) lancé par le Saint-Père François, la neuvaine à l’Esprit Saint pour préparer la Pentecôte. Tout Théophile digne de ce nom est invité à saisir cette chance pour renforcer son amitié avec Dieu. Sur notre Paroisse, le marathon spirituel se poursuit. Chers « théophiles », rejoignez l’équipe.
Heureuse montée vers la Pentecôte.
Père Adolphe IDUMBA NYANGILOLO, curé.
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La pandémie Covid-19 nous a dévoilé combien l’homme est fragile. Dans plusieurs pays du monde, les hôpitaux sont débordés et les morts se comptent par milliers. Les mesures barrières, les vaccins, bien qu’ils galvanisent tous nos espoirs, ne donnent pas encore des résultats satisfaisants… Le confinement poursuit son bonhomme de chemin. On a l’impression que le mal et la mort sont plus forts que la vie.
Et pourtant, la résurrection du Christ apporte un nouveau souffle. Passage de la mort à la vie sans fin, la Pâques révèle la force de la vie. Quel beau message d’espérance en ce moment où le monde est exténué ! Mais la beauté de ce message n’a de valeur que si nous nous laissons toucher par le Christ ressuscité. « Si donc quelqu’un est dans le Christ, il est une créature nouvelle. Le monde ancien s’en est allé, un monde nouveau est déjà né. » (2 Co 5, 17).
Se laisser toucher par le Christ c’est prendre conscience qu’il peut ressusciter chaque chose en nous et autour de nous. C’est croire qu’en Jésus toute chose a le pouvoir de devenir nouvelle. Et ça change tout… car il a vaincu la mort qui nous semble invincible. Quelque chose s’est-il brisé ou mort en vous ? Le Christ ressuscité qui a brisé les verrous de la mort peut tout redresser. Accrochez-vous à lui et faites tout ce que vous voulez. Le sacrifice pascal de Jésus a eu lieu dans l’histoire de l’humanité il y a plus de deux mille ans, mais la puissance de sa Pâque est aujourd’hui en chacun de nous. Cette puissance pascale se manifeste grâce à la force de notre témoignage de vie chrétienne. En ces Temps pascals, devenons des créatures nouvelles dans le Christ ressuscité.
Dans la joie pascale, bon chemin vers l’Ascension du Seigneur et la Pentecôte.
Père Adolphe IDUMBA NYANGILOLO, Curé.
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Le quatrième dimanche de carême, appelé laetare (réjouis-toi), nous a invités à la joie. Une telle joie est suscitée par la proximité des fêtes pascales. Nous cheminons vers la Lumière, le Christ, notre salut. Bientôt nous célébrons les Rameaux avec son double tableau de joie (entrée triomphale de Jésus à Jérusalem) et de tristesse (lecture de la Passion-Mort de Jésus). La double dimension des Rameaux révèle à la fois l’ambiguité, la duplicité humaine et l’amour miséricordieux de Dieu en Jésus-Christ. Malgré nos faiblesses, nos rébellions, nos péchés… Dieu, en (et par) Jésus-Christ, nous offre librement et gratuitement sa miséricorde. Pendant la Vigile pascale, le feu nouveau de l’amour miséricordieux de Dieu, viendra illuminer nos ténèbres. A travers la procession du cierge pascal, des bougies et le chant de l’exultet, nous acclamerons le Christ, notre Lumière. En attendant, restons fermes dans la prière, la pénitence et la charité. Continuons à mener le vrai combat spirituel pour notre conversion intégrale. Ceux qui ne l’ont pas fait jusqu’à présent, il est encore possible de se lancer.
Lire la suite : Edito du Trait Dunois n°238 Montée vers Pâques
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C’est Carême !
À tous et à chacun, bon chemin vers Pâques.
Père Adolphe IDUMBA NYANGILOLO
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C’est Carême
Les médias n’en parlent presque pas… Et pourtant le Carême fait partie des temps liturgiques les plus importants. Pendant quarante jours, chacun de nous est appelé à fournir des efforts pour sa propre conversion, pour se rapprocher davantage de l’amour de Dieu et du prochain. La célébration des cendres qui nous ouvre le chemin du Carême s’articule sur la méthode : voir-juger-agir.

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