L’été, les vacances, c’est unique ! Laisse-toi apprivoiser !
Je relisais le Petit Prince de Saint Exupéry… quelle merveille ! Cher Petit Prince, j’ai voyagé avec toi dans la création…
au terme de notre voyage, je te remercie pour les poussières d’étoiles que tu as saupoudrées sur mes pensées et dans mon cœur. Je te remercie pour ta rose qui est unique, pour l’ami qui t’a apprivoisé… pour le rêve auquel tu m’as fait participer… « Qu’est-ce que signifie « apprivoiser » ? Ça signifie « créer des liens... »
« Bien sûr, dit le renard. Tu n’es encore pour moi qu’un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n’ai pas besoin de toi. Et tu n’as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu’un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m’apprivoises, nous aurons besoin l’un de l’autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde... » « Adieu, dit le renard. Voici mon secret. Il est très simple : on ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux. »
Depuis ce jour où des hommes et des femmes ont essayé de s’apprivoiser, un avenir de lumière est en train de naître. Naissance qui finirait bien par atteindre tout l’univers, d’une façon ou d’une autre. Ce qui arrivait à l’humanité peut-il laisser indifférente la création de Dieu, elle qui aspire à la révélation des fils de Dieu? Ce jour-là, des serrures sautent, des chaînes se cassent, des portes s’ouvrent, des rideaux s’écartent pour laisser passer le soleil ! ! ! Des rayons de lumière dansent avec les arbres chargés de bourgeons. Tout pourra changer maintenant. Sans doute que la transfiguration du monde se fera lentement, très lentement. Il faut beaucoup de temps pour se laisser apprivoiser par la liberté. La peur est tenace. Le mal est fort, tapi dans les ombres. La nuit ne cède pas facilement devant le matin qui veut naître. Mais Dieu est patient. Il attendra tout le temps qu’il faut. Il croit que la faim de vivre finira bien par vaincre les résistances. La liberté finira bien par charmer le prisonnier le moins audacieux. La joie essuiera les larmes. Alors, oui, que Dieu soit béni, et : Bénies soient les vacances et la sainte paresse qui nous envahit sans remord.
Béni soit le soleil quand il daigne envelopper nos paysages de sa lumière chaleureuse. Bénie soit la lune quand elle veille doucement sur nos soirées. Bénie soit la rivière et ses cascades qui chantent la fraîcheur. Béni soit le jardin qui nous prépare des repas enchanteurs. Béni soit le pommier qui rougit de plaisir. Béni soit le roman qui entraîne ailleurs.. Bénies soient les promenades et les rencontres. Et béni soit Dieu qui se laisse découvrir à travers sa création.
La litanie est bien courte, mais l’été dure trois mois officiellement, et si nous le voulons, toujours au gré de nos fantaisies. Donc, assez de temps pour allonger à l’infini la liste des bénédictions possibles et impossibles. Béni soit votre été!
Michel Boisaubert curé







