Adieu été ! Bonjour Septembre !
Le mois d’août tricote ses derniers jours, le temps des vacances se termine.
Peut-être avons-nous exploré de nouveaux horizons, fait de nouvelles connaissances… ou simplement changé de rythme…
Nous nous apprêtons à
accoster au port d’une nouvelle année. Les enfants renouent avec leur sac
d’école, les jeunes envisagent les études avec un peu d’appréhension…. Les
grands redémarrent le train de la vie régulière avec le stress des bouchons de
circulation au début et en fin de journée. À la fin des vacances et à la reprise
du travail, le temps attire notre attention. Il clignote pour annoncer un virage.
Les enfants et les adolescents se préparent à plonger dans une autre année
scolaire. Les adultes calculent les années qui restent avant la béatifique étape
de la retraite. Une fois de plus, le temps nous rappelle qu’il coule comme
l’eau de la rivière, imperturbablement. Rapidement, les vagues glissent
ailleurs. Le présent ne reste jamais longtemps. Il fuit rapidement au pays du
passé. Il devient souvenir.
Heureusement, le temps ne se contente pas de s’en aller. Il s’en vient aussi. Il
apporte de l’avenir. Il est créateur. En le voyant passer, nous rêvons à ce qu’il
entraîne dans sa farandole. Nous espérons tout ce qui va exister cette nouvelle
année.
Que sera cette nouvelle étape qui commence avec septembre? On peut espérer
beaucoup. Une grande partie du temps nous échappe cependant. Mais il en
reste suffisamment que nous pouvons gérer nous-mêmes. Nous pouvons être
les maîtres de notre temps, si nous le voulons bien. Le temps nous bouscule.
Nous inventons des moyens de gagner du temps. Mais comment utilisons-nous
le temps gagné. Nous nous empressons de le remplir alors qu’il pourrait
rester un espace qui nous invite à rentrer en nous-mêmes, comme l’horizon de
l’océan qui nous invite à l’intériorité. Au moment de rentrer au travail, à
l’école, dans le jour, le jour de nos interactions sociales, familiales, amicales,
allons-nous garder un bon sens de l’écoute, d’une vraie disponibilité pour
l’autre ? L’autre a besoin de moi. J’ai besoin de lui. Il est mon prochain. Je
suis son prochain. Oserons-nous chacun, chacune sortir de notre bulle et
prendre soin de notre prochain, même éloigné…
Pourquoi, cette année, ne pas nous offrir le doux plaisir de goûter le temps,
une petite plage de rien du tout que nous meublerions à l’occasion de silence,
d’attention au temps qui passe?…
Belle et bonne rentrée à chacune et chacun et que la joie de Dieu vous
accompagne.
Michel Boisaubert. Curé







