La vie : un chemin d’amour et de liberté

Toute notre vie est une succession de morts et de résurrections, de morts et de renaissances. Pâques est un Passage, passage par la mort pour l’éternité.

 

La Pâque Juive, consiste en la libération de la servitude d’Égypte du peuple hébreu et le Passage de la Mer Rouge. Cette œuvre de libération opérée par Dieu est célébrée par Israël chaque année lors de la fête de la Pâque. Jésus a lui-même célébré la Pâque juive, juste avant de mourir. Ce passage, il ne l’accomplit pas tout seul : puisque Jésus-Christ rassemble en sa personne toute l’humanité, toute l’humanité passe avec lui de ce monde au Père, passe  avec lui de la mort à la vie.

Depuis la Pâque de Jésus, nous sommes appelés à entrer dans ce grand passage, et chacun de nos actes, chacune de nos souffrances, de nos épreuves, chacun de nos passages douloureux peut devenir une Pâque, c’est-à-dire un passage avec Jésus de la mort à la vie. Je sais bien ce qu’il peut y avoir d’horrible dans la souffrance, et il nous faut toujours lutter contre…parce qu’elle détruit l’être humain et peut le pousser au désespoir.

Pourtant, depuis la Pâque de Jésus, il n’est aucun événement, aussi dramatique soit-il, qui ne puisse être lu à la lumière de la résurrection du Christ ; aucun événement dont Jésus ne puisse tirer du bien par la force de sa résurrection. Il n’y a plus de fatalité. Tout peut être transfiguré.

Je crois vraiment que l’homme existe en entrant en ce monde, mais il doit ensuite naître à lui-même, naître à ce qu’il est appelé à devenir, naître à la vie éternelle. Cela peut être un accouchement de toute une vie.

Jésus est en chacun l’accoucheur de notre vraie humanité.  Il nous fait naître d’en haut, naître à la vie éternelle, la vie d’enfant de Dieu, ou la vie selon l’Esprit. A travers la dureté de la vie, les souffrances liées à ce qu’est notre nature humaine, Jésus peut nous permettre de devenir réellement à l’image et à la ressemblance de Dieu.

C’est au travers de nos différents passages que l’être humain apprend à devenir libre.  La liberté chrétienne est un appel : L’être humain est libre pour aimer, libre pour créer, libre pour construire un monde de justice, de solidarité et de paix ; libre pour faire croître la vie, libre pour libérer. L’appel de l’homme à la liberté est une vocation à l’amour. Alors, de passages en passages, laissons-nous conduire par et jusqu’à l’Amour.

Bon chemin d’amour et de liberté.                     Abbé Michel Boisaubert