Du dimanche des Rameaux au matin de Pâques !
Nous allons vivre la fête des Rameaux, en introduction de la semaine sainte ; fête glorieuse, et douloureuse. C’est pour cela que nous y proclamons la Passion du Christ, mais avec la promesse de la résurrection.
Jésus avance sur des branches de palmier ; demain, il marchera vers le Golgotha, chargé de sa croix. Aujourd’hui, on lui jette des branches pour le bénir ; demain, on lui jettera des pierres. Aujourd’hui, il est acclamé par les foules ; demain il sera condamné par ces mêmes foules. Aujourd’hui, on crie ; demain, on criera : « A mort !
Crucifie-le ! » Les mains qui aujourd’hui bénissent seront clouées sur la croix. Aujourd’hui, le Christ est monté sur un ânon ; demain, il sera élevé sur la croix. Aujourd’hui, il est acclamé comme roi ; demain, il sera couronné d’épines, et crucifié pour s’être proclamé le roi des Juifs. La gloire humaine se retourne vite.
Jésus n’a pas voulu d’une gloire humaine, d’un royaume terrestre, à l’image des grands de ce monde. Jésus dira devant Pilate : Son royaume est un royaume de Justice de paix, d’amour, qui se déploie dans l’humilité.
A plusieurs reprises, Jésus s’est échappé quand on voulait le prendre pour le faire roi.
Jésus entre à Jérusalem sur un ânon, ce que certains ont pu considérer comme ridicule ! Mais Jésus laisse faire, il va vivre cette grande semaine, en continuant d’aimer ; mettant le lavement des pieds au cœur de l’eucharistie: faites ceci en mémoire de moi ! À la fois, le Sacrement du frère et le Sacrement de l’Eucharistie qui ne font qu’un ! Il accomplit la volonté de Dieu jusqu’au bout ! Pour Jésus, la volonté de Dieu n’est pas quelque chose qui nous arrive ou qui nous tombe dessus. C’est quelque chose que l’on fait advenir librement, par amour pour Dieu. Toute la vie de Jésus a été vécue dans cette relation de confiance absolue. Elle a marqué les moments de ses plus grandes joies. Elle a aussi marqué le moment de sa plus grande angoisse. Pour Jésus comme pour ses disciples, la prière « Que ta volonté soit faite » n’équivaut pas à une résignation fataliste. Elle est demande de force pour que le désir profond et la relation d’amour inspirent et soutiennent l’action digne et courageuse qui révélera Dieu et la grandeur de l’humain. Ainsi, fort de cette confiance, Jésus ira jusqu’au bout de l’Amour, jusqu’au matin de Pâques, pour affirmer que le seul chemin qui donne Vie, c’est l’Amour dans l’humble Service. Bonnes et saintes fêtes de Pâques !
Boisaubert Curé Doyen







