Accueillir et être témoin de la miséricorde de Dieu

« Je suis celui qui vous console » dit le Seigneur, par la voix du prophète Isaïe. Et il ajoute : « Vous serez allaités, on vous portera sur la hanche, on vous caressera en vous tenant les genoux. Comme celui que sa mère console, moi aussi, je vous consolerai » (Is. 52, 12 et 66, 12-13). « Je vois l’Église comme un hôpital de campagne » dit le pape François »

« Je vois avec clarté que la chose dont a le plus besoin l’Église aujourd’hui, c’est la capacité de soigner les blessures et de réchauffer le cœur des fidèles, la proximité, la convivialité. Je vois l’Église comme un hôpital de campagne après une bataille. Il est inutile de demander à un blessé grave s’il a du cholestérol et si son taux de sucre est trop haut ! Nous devons soigner les blessures. Ensuite nous pourrons aborder le reste. Soigner les blessures, soigner les blessures… Il faut commencer par le bas. Je rêve d’une Église mère et pasteur ».

La consolation que Dieu apporte est beaucoup plus forte que celle que peuvent apporter de simples paroles de réconfort.

Elle est l’offre d’une présence qui apaise et qui réchauffe, le don d’un amour qui transforme et recrée l’être au plus profond de lui-même.

Elle est l’expression d’un Dieu miséricordieux et compatissant qui vient à la rencontre de l’homme, qui lui offre son pardon, lui propose son amitié et veut conclure avec lui une alliance nouvelle : « Je conclurai avec vous une Alliance éternelle » (Is. 61,8).

Nous avons à redécouvrir la place centrale de cette miséricorde de Dieu dans notre vie personnelle et dans notre vie ecclésiale.

 Nous avons besoin, au jour le jour, de nous ouvrir à la miséricorde du Bon Pasteur ; en famille, dans nos quartiers, nos engagements professionnels ou sociaux…

Seuls des pécheurs pardonnés, qui redécouvrent à quel point ils sont aimés, peuvent témoigner de la joie de l’Évangile, de cette joie que nous avons à rayonner. Puissent nos communautés chrétiennes être ces laboratoires de la miséricorde !

Que le Seigneur nous donne l’œil qui sait voir, le cœur qui sait aimer et les mains qui savent se tendre vers l’autre et envers les autres.

Bon voyage vers l’Autre et les autres.

                                                                                Père Michel Boisaubert