En chemin vers Pâques
Notre marche vers Pâques continue. Ce n’est pas un hasard que la Parole de Dieu du deuxième dimanche de Carême se laisse traverser par l’image de la marche vers une montagne.
Sur demande de Dieu, Abraham accepte d’aller dans le pays de Moriah vers une montagne pour offrir en sacrifice Isaac, son fils unique. Dans l’Évangile, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean et les emmène sur une haute montagne. Et là, il révèle sa gloire. Il leur est présenté comme Fils bien-aimé du Père qu’il faut écouter.
Dans le Bible, la montagne est un lieu symbolique de la rencontre de Dieu. On comprend pourquoi la plupart de nos églises sont bâties en des lieux surélevés. Les autels dans nos églises font aussi allusion à cette symbolique. C’est sur la montagne de Sinaï que Moïse rencontre Dieu et reçoit le Décalogue (Ex 24, 12 sv). C’est sur l’Horeb que le prophète Élie, au terme d’une fuite de 40 jours et 40 nuits, fait l’expérience de Dieu dans le murmure d’une brise légère (1R 19, 8. 12-
13). Escalader une montagne n’est pas chose facile. Il faut non seulement être motivé, mais aussi avoir de la force et de la persévérance.
Vivre le carême, c’est accepter de marcher avec Jésus vers la joie de la
Résurrection. Vivre le carême, c’est s’efforcer tous les jours à prendre de la hauteur pour rejoindre l’éternel présent de Dieu afin de mieux vivre les réalités quotidiennes. La prière personnelle ou communautaire est l’un des moyens de nous élever vers la rencontre avec Dieu pour mieux nous ouvrir au partage avec nos frères et sœurs. A travers elle, l’histoire de l’homme se laisse toucher par l’éternité de Dieu.
Avançons dans la confiance au Seigneur vers la joie pascale.
- Adolphe IDUMBA NYANGILOLO







