HOSANNA ! Réjouissez-vous dans le Seigneur !
Ce jour des Rameaux, Jésus est le plus grand de tous les grands de ce monde puisqu’il vient au nom de Dieu. Il est le Messie attendu par tous depuis si longtemps pour relever le peuple.
Le cortège qui l’entoure n’a rien de royal. Les manteaux des participants et des feuillages coupés se substituent aux tapis et aux fleurs des victoires officielles. Jésus avance, comme il avancera jusqu’à la croix… C’est ce même élan d’amour et de liberté qui le relèvera au matin de Pâques ! Oui, au cœur du Christianisme il y a un événement. Et c’est de cet événement que naissent notre foi et notre espérance. Le Crucifié devient le Ressuscité, le Vendredi Saint débouche dans la Pâque, la nuit s’efface dans l’aube.
Les femmes se rendent au tombeau pour honorer le corps du Seigneur. Mais voilà que la pierre est ôtée, et le tombeau est vide. Ce tombeau est le commencement, la source de l’espérance pour l’homme, bien qu’il vive encore sur une terre couverte de décombres et de sépulcres. Une force vive surgit de ce tombeau vide. Rien ni personne ne pourra supprimer par la mort celui qui est la Vie, ni supprimer sa présence qui défie la cruauté et la violence, qui, aujourd’hui encore, tracent leurs sillons dans nos cœurs et dans notre histoire.
Le Vivant par excellence, est passé par le ténébreux pays des ombres de la mort, tout a été irradié de lumière. Aussitôt suit l’invitation : « Maintenant, allez dire à ses disciples et à Pierre qu’il vous précède en Galilée. »
Ce que les femmes ont vu n’est pas seulement un fait historique, mais c’est une expérience de foi. Le jeune homme qu’elles voient dans le tombeau les invite à être témoins de la résurrection de Jésus et de sa présence dans notre histoire et nos rencontres. Dans cette apparition du Christ se trouvent la source de notre avenir, notre espérance et le sens de notre existence, comme le soulignait Henri de Lubac : « L’homme a de la valeur, parce que son visage est illuminé par un rayon du Visage divin du Ressuscité, parce que, tout en vivant et en agissant dans l’histoire, il respire déjà l’air de l’éternité. » C’est désormais un appel à la vie que nous lance le Père : Appel d’amour, de résurrection et d’éternité.
Saintes fêtes de Pâques.
Père Michel Boisaubert







