Passion! Passionné !
On peut souffrir sans aimer, mais on ne supporte la souffrance qu'en aimant.
On peut aimer sans souffrir, mais on finit toujours par souffrir de ne pas être aimé.
Passion où l'amour et la souffrance n'arrivent pas à s'exclure.
«pas de plus grand amour que de donner sa vie.»
Dieu, un jour, a aimé, a souffert. Ce jour, il nous a dit qu'il aimait et souffrait depuis toujours et qu'il aimerait et souffrirait pour toujours.
Quelques jours après la passion d’Amour de Jésus, Pierre et des compagnons revenaient d'une nuit de pêche infructueuse. Jésus leur dit de lancer de nouveau le filet. Il aurait pu fournir le poisson. Il se contente d'indiquer la bonne place. Et le filet se remplit. Sur la grève, un feu de braise. Il y a du poisson sur le grill et du pain. Mais Jésus demande du poisson aux pêcheurs. Jésus peut tout donner, mais il sollicite notre participation.
Après le repas, Jésus parle avec Pierre. Et voilà que Jésus lui confie son troupeau. Pierre participera au travail du pasteur. Il aura pour mission de nourrir les croyants et les croyantes.
C'est étonnant : une tâche aussi importante, une mission aussi délicate, entre les mains de l’homme. Étonnant ! Mais Dieu fait confiance jusque-là. L'Église est son œuvre, mais nous en sommes tous responsables. À cause de cela, elle porte souvent les faiblesses que nous retrouvons en nous. Elle montre parfois un côté fragile. Après tout, elle rassemble des êtres vulnérables. Mais Dieu prend le risque: pour lui, plus elle nous ressemblera, plus elle sera le lieu où il pourra nous rejoindre et rejoindre les plus pauvres.
Église fragile et vulnérable, Église de petits et de faibles, mais Église de Dieu. Église aux visages humains, le lieu par où je peux reconnaître le visage de Dieu…
Joyeuses fêtes de Pâques.
Abbé Michel Boisaubert Curé







