Noël, c'était il y a 2020 ans, mais c'est aussi aujourd'hui parce que l'enfant
de Marie, Fils de Dieu, demeure amoureux de notre terre et parce que son
désir de vivre avec nous est éternel.
Dieu le tout-puissant, Dieu qui donne vie à tout ce qui existe, Dieu entre les
mains de qui nos vies reposent, devient enfant. Un enfant ! Un tout petit,
faible et vulnérable, dépendant, qui ouvre les bras: « Je viens vous aimer?
Aimez-moi vous aussi. »


Nous savons quel chemin Jésus a emprunté pour réaliser cette mission: celui
de la souffrance , celui de l'abaissement et du don de soi. Saint Luc inclut ce
chemin dans la naissance du Sauveur, c'est pourquoi il signale qu'à peine né
et emmailloté, l'enfant de Marie fut couché non pas dans un berceau mais
dans une mangeoire. Non seulement Jésus s'est abaissé au point de devenir
homme, lui qui était Dieu, mais il est devenu un homme humilié, rejeté et mis
à mort.
Les premiers à qui l'ange vient annoncer la bonne nouvelle ne sont que des
bergers, ils sont comptés parmi les plus petits, les marginalisés de la société.
C'est d'abord pour eux que le Fils de Dieu se fait lui-même pauvre et petit
pour mieux rejoindre et mieux aimer les plus pauvres et les plus petits de la
terre.
Vous qui célébrez Noël, puissiez-vous être des hommes et des femmes
capables de vous émerveiller encore devant une crèche et devant le visage
d'un enfant qui nous révèle le visage de Dieu.
Cet enfant, qui est devenu notre Sauveur, puissiez-vous l'aimer autant que
lui-même vous aime. Puissiez-vous l'aimer assez pour accueillir son message
et en vivre. Puissiez-vous croire que, depuis la naissance de Jésus, l'amour
peut être plus fort que la haine et plus fort que le mépris. Puissiez-vous
croire que les divisions entre les pays, entre les Églises et dans les familles
peuvent être surmontées, et puissiez-vous travailler pour qu'il en soit ainsi.
Puissiez-vous croire que la paix annoncée par les anges, durant la nuit de
Noël, n'est pas une utopie mais une promesse que nous devons nous-mêmes
contribuer à réaliser.
Puissiez-vous enfin ne jamais cesser d'aimer Noël et de le fêter dans la joie
parce qu'il est l'anniversaire de «l'amour invincible» que nous porte le
Seigneur de l'univers. Que cette joie de Noël soit votre partage dès
maintenant. Joyeux Noël à tous.
Michel Boisaubert curé