Pèlerins en marche pour une rencontre
Les mages se mettent en route, les yeux levés vers l’étoile. Ils vivent un vrai déplacement. En trouvant le lieu où se trouve l’enfant, ils éprouvent une grande joie, ils tombent à genoux. Mais il leur faudra repartir par un autre chemin.
Ces pèlerins avaient rendez-vous avec quelqu’un, un enfant qu’ils reconnaissent comme « Roi des Juifs ». Tous, juifs et païens, croyants et non croyants, sont invités à reconnaître le Messie, encore faut-il se mettre en marche. Il nous faut être des pèlerins en marche. Si nous nous disons chrétiens, il nous faut accepter d’être dérangés, autrement dit, accepter de vivre une conversion.
Ce Roi se présente comme celui qui vient pour servir. Alors nous lui présentons nos mains offertes pour la construction de la Paix, pour les efforts de solidarité, les démarches de réconciliation, autant de gestes qui participeront à l’établissement de son Royaume d’amour. Voilà notre premier cadeau.
Mais, il est Dieu, nous lui offrons notre prière. Notre cadeau c’est le temps que nous prenons pour célébrer l’Eucharistie, pour méditer sa Parole, pour offrir notre louange et lui présenter nos demandes. Voilà notre second cadeau.
Parce qu’il est Dieu fait homme, et qu’il s’identifie aux hommes ses frères, nous lui offrons notre regard porté sur tout homme, spécialement sur les plus petits, les plus pauvres, en lui disant qu’en eux nous reconnaissons son visage. Voilà notre troisième cadeau.
En ce début d’année nous nous sommes remis en marche, nous offrons nos vœux. Comme les mages, pour avancer, nous scrutons les signes des temps, nous apprenons à éclairer notre route de la Parole de Dieu et des petites « étoiles » ou signes qu’Il nous donne…
Et nous aurons encore à découvrir que celui ou celle que j’accueille, est l’un des plus beaux cadeaux de Dieu. Enfin c’est par un autre chemin que nous repartirons, car, après avoir rencontré la tendresse de Dieu, nous reprenons la route autrement.
Si nous étions installés, il nous faut bouger ; si nous étions inquiets, il nous faut être en paix ; si nous étions tristes, il nous faut essayer de retrouver la joie ; si nous doutions, il nous faut oser croire. Alors l’Épiphanie que nous célébrons cette année, aura été pour chacun d’entre nous une véritable manifestation de Dieu. Bonne et sainte année à construire ensemble !
Tous mes meilleurs vœux ! Père Michel Boisaubert







