Notre évêque vient donner le Sacrement de Confirmation
Nous recevons l’Esprit saint à la fois au baptême et à la confirmation.
Au baptême, qui est le sacrement de la naissance à la vie chrétienne, l’Esprit nous rend enfant de Dieu. A la confirmation, qui est le sacrement de la croissance et de la maturité spirituelle, l’Esprit nous confère une mission.
Ainsi, la confirmation est l’achèvement du baptême. Ce sacrement est nécessaire pour vivre une vie chrétienne authentique, car la force de l’Esprit est indispensable pour vivre en vrai témoin du Christ. C’est un manque important de ne pas avoir reçu tous les dons de l’esprit. Pendant l’imposition des mains, l’évêque demande à Dieu de donner en plénitude l’Esprit qui reposait sur son fils Jésus : l’esprit de sagesse et d’intelligence, l’esprit de conseil et de force, l’esprit de connaissance et d’affection filiale et l’esprit d’adoration. Cette demande est inspirée par un texte du prophète Isaïe (11,2-3) qui décrit les dons que le messie recevra de Dieu. La tradition chrétienne a beaucoup insisté sur sept dons de l’Esprit.
La confirmation, comme tout sacrement reste d’abord l’action de Dieu-même : ce n’est pas de la magie. Célébrer un sacrement, c’est croire que le Christ est ressuscité et en vivre. C’est avoir la certitude que Dieu nous aime, qu’il veut notre bien et nous faire grandir dans cet amour. L’action de Dieu ne se déploie que dans une relation. Il s’agira donc de faire grandir cette relation, sachant que, comme le dit saint Paul, l’Esprit Saint est celui qui nous fait dire à Dieu : Père ! Dans cette relation à Dieu, la vie changera si l’on apprend à se laisser faire par l’Esprit Saint, si l’on se donne pour faire vivre sa foi, avec d’autres et pour d’autres.
Cette disponibilité à l’Esprit Saint a besoin d’être nourrie avec la prière et plus particulièrement avec l’eucharistie ; cette docilité à l’Esprit Saint a besoin d’être renforcée par l’engagement qui fait sortir de soi, pour aimer, aider ou servir davantage l’Église, le monde et tout homme. Rechercher uniquement le sensible pourrait être une recherche tournée vers soi-même et non pas vers Dieu. Néanmoins, les fruits de l’Esprit comme la paix, la joie, la douceur, la confiance, peuvent avoir une expression sensible. Quand cela est donné, il s’agit de ne pas le refuser et de l’accueillir au mieux pour rester au service. Alors, comme il n’y a
pas d’âge pour être confirmé, l’invitation est lancée pour se mettre en route ! Père Michel Boisaubert







