Vœux du Saint Père à la Curie Romaine : le pape François a énuméré les 15 maladies qui guettent les chrétiens, les voici :
1/ Se sentir « immortel, immunisé ou tout à fait indispensable ».
2/ Le « Marthalisme (venant de Marthe), activité excessive de ceux qui se noient dans le travail ».
3/ « La pétrification mentale et spirituelle de ceux qui se cachent derrière leurs dossiers. »
4/ « La planification excessive et le fonctionnarisme » comme si l’on pouvait « domestiquer l’Esprit Saint ! »
5/ « La mauvaise coordination. »
6/ « La maladie d’Alzheimer spirituelle » qui rend certains « totalement dépendants de leur présent, de leurs passions, caprices et manies ».
7/ « La rivalité et la vanité. »
8/ « La schizophrénie existentielle », fruit de l’« hypocrisie » de ceux qui « mettent de côté tout ce qu’ils enseignent sévèrement aux autres » jusqu’à mener « une vie cachée et souvent dissolue ».
9/ « La rumeur, la médisance et le commérage. »
10/ « La maladie qui consiste à diviniser les chefs » par souci de « carriérisme et d’opportunisme ».
11/ « L’indifférence envers les autres. »
12/ « La maladie du visage lugubre des personnes bourrues et revêches qui estiment que pour être sérieux (…) il faut traiter les autres avec rigidité, dureté et arrogance (…) alors qu’une bonne dose d’humour sain nous fait du bien ! »
13/ La maladie « qui consiste à accumuler » alors que, comme chacun sait, « le linceul n’a pas de poches ».
14/ « La maladie des cercles fermés » qui peut aboutir aux « tirs amis des frères d’armes ».
15/ « Le profit mondain et les exhibitionnismes » qui transforment « le service en pouvoir ».
Il y en a donc pour tout le monde. Pour les dirigeants, les politiques, les chefs d’entreprise, les petites gens et les personnages qui se croient importants, pour ceux qui auraient tort de se contenter de ricaner à ces évocations. Nous sommes invités à purifier nos comportements, de nos travers et de nos illusions vantardes. Ce message de François à la Curie fait un bien fou à tout le monde. Il faudrait pouvoir l’afficher partout, dans nos bureaux, nos salons, nos ateliers. Dans nos vies. Dans nos têtes. Merci, décidément, à ce pape, juste, direct et drôle. Alors, ensemble, nous allons essayer de nous soigner : Bonne et sainte année.
Père Michel







