Le mois de novembre nous appelle au silence, au recueillement, à la mémoire mais surtout à l’espérance.
Il invite à un regard intérieur en prenant appui surtout sur la profondeur de notre foi. Le 1er novembre nous célébrons tous les saints. Ceux qui sont connus ou inconnus, mais qui ont marché avant nous sur le chemin de la foi, qui ont été des vivants et des témoins lumineux du Christ. C’est une invitation à vivre pleinement notre vocation chrétienne dans le quotidien. C’est un rappel que la sainteté nous concerne tous. Le lendemain, nous prions pour les fidèles défunts, un moment fort pour raviver le lien invisible mais réel qui nous unit à ceux qui nous ont précédés. La nature elle-même s’offre comme une grande école ouverte à tous en ce mois. En effet, la nostalgie des feuilles tombées est l’occasion d’apprendre à laisser partir, à pardonner ceux qui nous ont précédés et à bénir ceux qui sont encore avec nous. Que nos prières pour les défunts se mêlent à des actes de solidarité et à des gestes de réconciliation. Que la tristesse de la perte se transforme en confiance. Que ce mois de novembre, souvent perçu comme gris, soit pour nous un temps lumineux, habité par la paix, la mémoire et l’espérance. La célébration de la solennité du Christ Roi de l’univers, marque aussi la fin d’une année liturgique qui nous invite à nous tourner vers l’avenir en accueillant dans l’espérance et la joie le temps de l’avent. C’est l’occasion de nous préparer à accueillir le Christ dans nos vies avec un cœur renouvelé. Avant d’allumer la première bougie, saisissons ces semaines pour relire notre marche de foi : quelles blessures demandent encore consolation, quelles joies sollicitent reconnaissance, quelles décisions demandent courage pour être mises au service des autres ? en quoi je contribue à faire de ma paroisse le lieu de départ et le lieu de ressourcement pour la mission ? En nous penchant sur la dimension de la transmission de la foi aux jeunes, encourageons-les à participer aux messes, aux services, pour que la transmission de la foi continue de vivre. L’aumônerie est un lieu très important de cette transmission. Malheureusement, on manque d’adultes pour accompagner les jeunes. Et la croissance spirituelle de nos jeunes étant une préoccupation paroissiale, que chacun se laisse bousculer, interpeler par ce manque et s’interroge : comment suis-je concerné et que puis-je faire pour les jeunes de l’aumônerie de notre paroisse ? Avec toute ma gratitude pour tout ce que vous apportez à la vie paroissiale, P. François, curé







