L’été, les vacances...

Nos campagnes changent : les moissons commencent à dorer sous le soleil...

 

Beaucoup sont en train de regarder de quel côté ils vont bien pouvoir partir pour l’été. Certains choisiront la plage pour la beauté du sable, la douceur de l’eau... d’autres, vont préférer la montagne pour la majesté des sommets ou encore les verdoyantes vallées... D’autres encore, partiront pour aller voir la beauté du monde : le désert, l’océan, les peuples et les cultures, des rivières, des forêts. Quelques uns vont rester chez eux, peut-être avec un rythme différent, avec un regard différent pour se laisser émerveiller de ce qui les entoure.

Mais si belle que soit la nature, Dieu a fait encore plus beau en créant les humains. Il a voulu qu’ils soient capables d’entrer en relation les uns avec les autres, qu’ils puissent réaliser ensemble des projets, qu’ils puissent s’apprécier et donner leur vie les uns aux autres.

Depuis le commencement, Dieu a un rêve : il veut que tous les hommes, de tous les milieux et de toutes les époques, puissent entrer en communion avec lui, partager sa vie, être heureux avec Lui. Il a même fait le premier pas. Il est venu dans un tout petit village, perdu au fond d’une vallée, dont on n’attendait rien de bon. En Jésus, Dieu a voulu rencontrer l’homme d’une manière nouvelle. Avec Jésus, un amour nouveau a été semé dans le cœur de l’homme ; il a instauré un royaume appelé à grandir jusqu’à la taille même de Dieu. Voilà l’histoire du monde, une belle histoire, une histoire d’amour, une histoire comme seul Dieu peut en faire une.

Pourtant, il y a une ombre au tableau. Malgré le projet de Dieu, malgré sa puissance d’amour, le mal s’est enraciné dans le monde ; l’ivraie pousse à travers le bon grain. Ma première réaction, c’est d’arracher rapidement la mauvaise herbe, pour éviter qu’elle prenne trop de place, qu’elle étouffe ce que Dieu a semé. Quelqu’un m’a dit que lorsque l’ivraie commence à pousser, il ressemble comme deux gouttes d’eau aux pousses de blé. Au point qu’on peut facilement se tromper. Le Seigneur m’invite à la patience, à laisser pousser ce qu’il y a dans le jardin du monde, et  surtout à laisser Dieu aménager son jardin. Il est un jardinier plus compétent que moi.

De toute façon, nous ne pouvons manquer de confiance : ce que Dieu sème en nous et autour de nous, est gros comme une graine de moutarde, mais ça devient un grand arbre. Tout ce que Dieu réalise, c’est du solide, c’est plein de santé. Le mal ne sera jamais assez fort pour l’étouffer.

Celui qui peine, celui qui traverse un moment difficile reste serein: le blé de Dieu est plus fort  que la mauvaise herbe. La récolte sera sûrement belle.

Bon été et bonnes vacances.                                                Votre curé : Père Michel