Le temps pascal, durant lequel l’Église célèbre la Pâque du Seigneur, la
victoire du Christ sauveur sur la mort, nous place aussi dans l’attente du don
renouvelé de l’Esprit Saint à la Pentecôte.

L’Église s’apprête à être raffermie
dans le désir d’annoncer la Bonne Nouvelle du Christ. Ce renouveau est un
appel à devenir plus missionnaire.
                                                    Vivre en Église
L’évènement de la Pentecôte marque la naissance de l’Église et le début
de l’annonce de l’évangile. Le don de l’Esprit-Saint grave la Loi dans les
cœurs et les unis ensemble venant ainsi résoudre la dispersion de l’humanité
depuis Babel (Gn 11). La conjonction de la Résurrection et de la naissance de
l’Église nous indique que la foi ne peut se vivre sans elle, ni même loin d’elle.
C’est l’Église qui nous a transmis la Bonne Nouvelle de la Résurrection. C’est
encore par elle que nous connaissons le Christ aujourd’hui, par tel chrétien,
de ma famille ou non, tel catéchiste… Personne ne découvre la foi dans le
livre de la Bible mais dans la foi vécue, et alors approfondie dans l’Écriture. Il
y a, comme dans la société, un risque d’individualisme qui conduirait à
oublier que le Christ a voulu l’Église, comme lieu fraternel de partage de la
foi. Sans communauté, la foi risque de devenir lettre morte.
                                     Vivre au service du monde
L’Église, et donc la paroisse, n’est cependant pas d’abord au service
d’elle-même mais un don précieux de Dieu pour pouvoir le louer et
l’annoncer à ceux avec qui nous vivons dans notre ville et nos villages, ceux
que nous rencontrons par la catéchèse, l’aumônerie, la préparation aux
sacrements, par les œuvres de charité… À ceux qui croient et espèrent
comme à ceux qui ne croient pas et encore plus ceux à qui la vie a fait perdre
toute espérance. Le chemin de l’annonce commence en portant sur chacun
un regard de bienveillance, fruit de la vie l’Esprit Saint en nous (Ga 5, 22).
C’est à cette double dimension de la fraternité que nous appelle le pape
François dans
Fratelli tutti : en communauté d’Église et dans la société, dans
le monde. Un rappel utile dans le contexte des élections…
Alors, qu’aucun de nous ne vive pour soi même mais pour le Seigneur et
pour ses frères et sœurs. (Cf. Rm 14, 7.10). Que Marie nous y aide en ce mois
de mai, elle qui présidait avec bienveillance à la naissance de l’Église à la
Pentecôte. Prions avec elle le chapelet pour grandir dans l’amour de l’Église
pour le monde. Père Yannick Coat