J’aime ces matins d’hiver où il a neigé... Tout est plus calme.

La neige atténue les bruits et pour peu que le tapis soit un peu épais... On est obligé
de rester à la maison ! J
’ai conscience des complications dans le rythme
d
’une famille ou pour le travail... Mais je plante ce décor car il semble
parfois qu
’il faut une tempête dans notre vie - climatique ou plus
dramatique - pour nous arrêter ! Or nous avons besoin de calme et de
silence pour prendre du recul, corriger la trajectoire de notre vie si cela est
nécessaire et tout simplement plus et mieux nous enraciner dans cette vie.
“Quel est celui d’entre vous qui, voulant bâtir une tour, ne commence par
s
’asseoir pour calculer... ?” dit Jésus. Or nous le savons : nous courons
trop, nous sommes stressés... Et si ce temps de vacances qui s’ouvre, cette
fin d’hiver durant laquelle nous nous préparons à entrer en carême, le 2
mars, si ce temps nous donnait de redécouvrir les bienfaits du silence ?…
Couper cinq à dix minutes la radio lors d
’un trajet en voiture, ne pas se
jeter sur la télé à peine rentré, prendre le temps d
’une balade silencieuse
dans la nature… Laisser la Parole de Dieu résonner dans le silence, les
textes du dimanche qui vient, comme j’y invite parfois, choisis comme
« les essentiels ». Cela donne un objectif par semaine, le rythme naturel de
la vie. Le lundi méditons la 1ère lecture, le mardi le psaume, le mercredi la
2e lecture, le jeudi l’évangile… Et le vendredi et samedi ? Rattrapons- nous

si nous avons « zappé » un jour. Si nous sommes « à jour »,
reprenons un texte que nous avons aimé ou au contraire un texte que nous
n
’avons pas bien compris. Les textes s’éclairent à la lumière des passages
déjà médités. En préparant ainsi les lectures du dimanche qui suit, vous
serez plus à même d
’accueillir l’homélie. Et trouver le silence et la paix
intérieurs.
Le nouveau missel insiste sur la place importante à laisser au silence qui
fait partie de la célébration. Ce silence, goûtez le au cours de la messe,
appréciez les temps de silence… Pendant que l’on dessert l’autel, fermez
les yeux ou fixez la croix, une bougie, un vitrail… Parlez au Seigneur que
vous venez de recevoir dans sa Parole et son Pain de Vie…
Belle préparation à l’entrée en carême… dans le silence.
Père Yannick Coat