L’Esprit-Saint, porteur de la Joie de Dieu !
La Bible parle souvent de la joie. Il y a les joies spirituelles… Il y a une
quantité de bonnes joies dans notre vie.
La joie de la libération de nos
situations de détresse physique, morale, relationnelle ou spirituelle. La joie
d’avoir pu avancer d’un pas, d’avoir repris un peu de force, ou d’avoir
amélioré une situation, ou progressé un peu. Il y a de vraies occasions de joie
dans les progrès que nous pouvons faire, nous-mêmes ou pour quelqu’un
que nous aimons. Il y a une plus grande joie encore quand nous avons
participé, ne serait-ce qu’un peu à un progrès, nous avons alors été comme
un ange portant quelque chose de cette dynamique de vie qu’est Dieu.
Il y a aussi la joie due à la discrète présence de Dieu, même en dehors de
tout progrès. C’est juste la joie de se sentir connu et pourtant accepté, aimé,
accompagné. Nous ne sommes pas seuls et c’est une joie profonde, c’est une
expérience fondatrice pour celui qui a la chance de sentir cette joie-là.
Et il y a aussi les joies de l'existence, ces joies si petites que je serais tenté
d’appeler les petits plaisirs, mais la Bible n'est pas du genre à les mépriser,
bien au contraire. Les grandes comme les petites joies sont des bénédictions
de Dieu. le Dieu de Jésus aime la vie.
Les joies, même les joies simples, peuvent être accueillies comme des
bénédictions de Dieu. Elles doivent même être accueillies, car voilà l’Amour
de Dieu pour nous.
Parfois, Dieu est comme un semeur qui sème dans les larmes. C’est peut-être
parce qu’il a su voir des gens qu’il aime, souffrir de la faim qu’il s’est mis à
semer, ou parce que le sac est trop lourd qu’il sème à la fois dans les larmes
mais aussi dans la joie de faire un geste d’espérance et d’amour.
Jésus nous promet la joie profonde qui accomplit et guérit la tristesse, il sait
de quoi il parle. L’ouverture qui permet ce retournement de situation, c’est
de se recentrer sur l’amour dont nous avons été aimé, et l’amour dont nous
sommes aimé aujourd’hui, et l’amour que nous pouvons avoir. Y puiser une
espérance possible, comme une dynamique de vivre et d’avoir. Dans ce
temps où nous attendons l’Esprit Saint, demandons Lui de savoir
accueillir la joie du Christ et à nous émerveiller des merveilles de Dieu !
Beau temps de Pentecôte. Michel Boisaubert Curé.







