JMJ Madrid 2011, JEM 28 : vivre sa foi en Eglise.
Revenons, si vous le voulez bien, sur le rassemblement des jeunes à Madrid autour de Benoît XVI. Certes, le style est différent de Jean-Paul II, mais Benoît XVI a su apprivoiser les JMJ en les marquant de son empreinte mais surtout de ses idées. Les JMJ ne sont plus une sorte de gigantesque réunion imposant à l’Eglise une nouvelle manière de vivre sa foi. Non, Benoît XVI rappelle une vérité : rien ne se fait sans l’Eglise et sans le magistère.
Après avoir rappelé l’importance de l’Eucharistie à Cologne, après avoir mis les jeunes en face de leur responsabilité dans le monde à Sydney, Benoît XVI a mis en avant à Madrid le rôle de l’Eglise. Il est vrai qu’une certaine ecclésiologie horizontale du peuple de Dieu semble avoir atteint ses limites et que l’Eglise a besoin d’un chef et d’un enseignement pour guider le peuple de Dieu.
Un prêtre originaire de la République Démocratique du Congo expliquait que pour lui le Pape représente « le pasteur de l’Eglise, et on a besoin de son enseignement, car c’est le magistère »
A Madrid, le Pape a demandé à la jeunesse de ne pas vivre sa foi dans la solitude. Il a rappelé l’importance de la vie sacramentelle (pratique dominicale, confession, engagement dans les paroisses, adoration…). Cette vie sacramentelle ne peut s’épanouir qu’au sein de l’Eglise catholique, et non chacun dans son propre coin.
La messe de clôture des JMJ se terminait par cette acclamation chantée : « Christus vincit, Christus regnat, Christus imperat ». Le pontificat de Benoît XVI est entièrement placé sous la remise en première place de l’identité chrétienne.
abbé François Muchery
curé de St Paul-en-Val







