PAQUES! La Vie plus forte que la mort!

C’était déjà le troisième jour… au petit matin du dimanche…

Marie-Madeleine était là, qui regardait la pierre roulée et le tombeau vide. Et après elle, tant d’hommes et de femmes qui regardaient. Ceux qui ne voyaient que le vide et ceux qui auraient voulu fermer les yeux. Ceux qui y voyaient un espoir et ceux qui pensaient à leur propre tombeau. Et nul n’était indifférent. Le tombeau vide, comme un point d’interrogation dans la nuit des hommes.

Jean était là, qui regardait la pierre roulée et le tombeau vide. Il a vu Pierre, debout, devant le suaire. Et avec lui, l’Église naissante en contemplation devant les signes de la résurrection. Jean vit et il crut. Le tombeau vide comme un éclair qui déchire la nuit des hommes.

Et depuis lors, des hommes et des femmes, partout dans le monde, font rouler la pierre qui plonge l’homme dans la nuit ; ils dénouent les bandelettes qui retiennent l’homme prisonnier ; ils enlèvent le suaire qui l’empêche de respirer la vie à pleins poumons. A tout jamais, le tombeau vide garde la trace du passage de Dieu sur la terre des hommes pour que l’homme passe sur la terre de Dieu dans la lumière de l’Amour de Pâques :

PAQUES! La Vie plus forte que la mort!

Saintes fêtes Pascales

Abbé Michel Boisaubert  Curé Doyen