Debout, le Seigneur vient
L’année liturgique finit par la fête du Christ-Roi de l'Univers et elle commence par l'attente du Seigneur, non plus comme un roi, mais comme un petit enfant.
Ce qui veut dire qu’avant de se révéler dans sa Gloire à la fin des temps, Dieu nous rejoint dans notre humanité pour nous apprendre à partager sa divinité. Bien plus, ces deux événements sont intimement liés car pour qu’il y ait retour il faut qu’il ait eu une venue. L’« Avent » est le temps des commencements. Ce temps ouvre l’année liturgique. « Avent », du latin adventus, signifie venue, arrivée. La théologie liturgique voit dans le temps de l’Avent une double caractéristique : « c’est à la fois un temps de préparation aux solennités de Noël où l’on commémore le premier avènement du Fils de Dieu parmi les hommes, et un temps où, par ce souvenir, les âmes sont tournées vers le second avènement du Christ à la fin des temps. Le temps de l’Avent se présente donc, pour ces deux raisons, comme un temps de prière et joyeuse attente. »
Le temps de l’Avent est le temps d’attente active. Le temps de nous mettre debout pour nous ouvrir à l’accueil du Messie qui s’identifie aux tout-petits. « Tout ce que vous avez fait à l’un de ces plus petits, qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait », dit le Seigneur. Sur notre doyenné, l’accueil de la famille afghane de SAMANDAR nous est offert comme l’une des occasions en or pour agir. Humains et chrétiens, nous le sommes: soyons sensibles à la détresse des autres. C’est cela notre spécificité qui fait de nous « images de Dieu ». L’Avent est le temps d’espérance active de la venue de Jésus « en gloire et en majesté » en notre monde, pour l’accomplissement du « Royaume de paix, de justice, de joie. Toutes nos actions, grandes ou petites, nous préparent jour le jour à l’accueil ultime du Royaume de Dieu inauguré par l’Emmanuel (Dieu-avec-nous).
Joyeux Avent à tous.
- Adolphe IDUMBA NYANGILOLO







