Sous la modération du père Adolphe IDUMBA, curé de la paroisse, la conférence de carême est animée par 3 membres de la Pastorale des Migrants de Dreux, qui ont fait partager à une quarantaine d’auditeurs, leurs expériences sur le terrain :
Abbé Patrick POPOT- curé à Nonancourt
Lydie OKEMBA – St Eloi – chorale des migrants africains
Martine COUTEAU – St Pierre – Membre du secours catholique
Les migrants, toujours plus nombreux, fuient leur patrie pour soustraire leur famille à la violence, aux persécutions, à la pauvreté et à la famine.
Par obligation, ils quittent leur terre d’origine, ils sont contraints de modifier leur mode de vie et leur culture. Cet exode est similaire à celui que nos parents ont tristement vécu !
Que devons-nous faire ? Réfléchir, chercher des solutions pour les aider et les accompagner.
Le Père Popot nous rappelle que dans l’Evangile, bien des paraboles nous montrent comment l’amour et la miséricorde du Père, s’expriment :
par le Bon Samaritain qui soigne et devient proche de l’Autre,
par la Veuve de Sarepta qui accueille le prophète Elie malgré son indigence,
par la Samaritaine qui puise de l’eau pour étancher la soif de Jésus :
Tous des étrangers !
Nous sommes l’expression de l’amour de Dieu pour l’Etranger, afin qu’il se sente « Chez lui » dans l’unique famille humaine.

Martine accueille avec bienveillance et respect à St Pierre de Dreux, tous les migrants, non pas seule, mais avec l’aide de la paroisse, des associations (Secours Catholique …). C’est une des solutions. Pour cela, il est nécessaire d’humaniser la rencontre dans un lieu d’accueil, d’écouter les attentes de chacun, de savoir les orienter avec bienveillance vers les réseaux d’entre-aide pour les loger, les soigner, pour les intégrer dans une école et pour les aider à trouver un emploi.
Pour ceux qui n’ont pas obtenu le droit d’asile et qui sont hors des CADA (Centres d’accueil pour demandeurs d’asile) l’Eglise que nous sommes tous, doit jouer son rôle pour les secourir et les aider à ne pas baisser les bras.
Quant à Lydie, aidée du père André, prêtre africain, elle a réussi à mettre sur pied une chorale pour migrants. Ils ont participé à la préparation et à la célébration d’une messe des nations, par le chant, la composition de la prière universelle, trouvant ainsi leur place dans l’Eglise.
Apprendre à regarder leur foi s’exprimer joyeusement, échanger sur la façon de vivre sa foi sont de réels enrichissements !
L’expérience de la Pastorale de Dreux sur le terrain, a montré que les migrants, de quelque confession religieuse que ce soit, respectent les personnes et le pays qui les accueillent.
Il ne faut pas oublier l’action que le CCFD développe en amont dans les pays, avant les migrations, pour que cessent ces déséquilibres qui poussent les personnes à quitter leur milieu naturel.
« Nous sommes tous les fils bien-aimés du Père »
Journée mondiale des migrants et des réfugiés (17 janvier 2016)