C’est dans une ambiance fraternelle que le père François LEGAUX a fêté ses 50 ans de sacerdoce le 2 juillet 2017 à Cloyes les trois rivières.
La messe dominicale est présidée par notre évêque Michel PANSARD, en présence du père Adolphe IDUMBA NYANGILOLO, notre curé, du père ROBERT doyen au chapitre de la cathédrale et qui a eu François LEGAUX comme étudiant, du père Stanislas LONGONGA prêtre étudiant à l'université de Stasbourg et François LEGAUX.
Le père François LEGAUX très ému, nous a affirmé qu’il n’a jamais regretté l’appel de Dieu, que c’est extraordinaire d’être prêtre et qu’il est un homme heureux.
album photos
Voici l’hommage de la paroisse St Benoît des 3 rivières par France PARENT :
Très cher François,
Lorsque l’on prend le temps de relire le chemin que vous avez parcouru depuis 50 ans on est épaté par la richesse et la diversité des missions que vous avez accomplies au sein de l’Eglise diocésaine et au-delà des ses frontières.
Vos études universitaires, votre caractère bien trempé, votre amour de Dieu, votre goût du monde, votre foi profonde et votre obéissance aux appels de l’Eglise vous ont amené à vivre des expériences singulières et des rencontres hors du commun sur les chantiers multiples qui vous ont été confiés.
Etudiant exigeant et rigoureux à l’Institut Catholique de Paris, aux Carmes ou à Aix, vous avez été diplômé en théologie puis théologie morale, droit puis droit canonique et en sociologie.
Vous êtes ordonné prêtre le 24 juin 67 à Chartres par Monseigneur Michon.
Votre père étant protestant le Père Michon vous a trouvé bien placé
pour travailler aux questions œcuméniques.
Cela vous a mené en Russie, mais surtout en Angleterre.
C’est ainsi qu’avec le Père Michon vous avez assisté au sacre de l’Evêque anglican de CHICHESTER en 1969
15 ans plus tard ayant gardé des liens très étroits entre le 2 Eglises, vous êtes nommé chanoine anglican.
C’est en Septembre 77 que Monseigneur Khuen vous nomme curé de Cloyes.
A cloyes, vous êtes doyen et secrétaire de zone.
A cette époque, Il y a encore un prêtre à Arrou, à La Ferté Villeneuil, à Thiville, à Montigny le Gannelon.
En Septembre 90 à l’arrivée de Monseigneur Perrier, vous êtes appelé au rectorat de la Cathédrale de Chartres.
Sur la proposition de votre nouvel évêque, vous avez mis tout votre cœur, votre intelligence et votre énergie pour redonner à la cathédrale de Chartres son rôle de Basilique internationale.
C’est dans ce cadre que vous avez fait de nombreux voyages en Angleterre, au Japon et aux E.U.
Vos nombreuses conférences vont faire connaître Chartres,
sa cathédrale et la place de la Vierge Marie dans notre diocèse. Nombreux seront les américains qui viendront faire des retraites à Chartres.
C’est au cours de ces voyages que vous êtes nommé chanoine de l’Eglise épiscopale. Vous le serez ensuite pour le diocèse de Chartres
En juillet 97, au départ du Père Perrier pour Lourdes, vous êtes élu administrateur du diocèse de Chartres.
Vous assurerez cette passionnante mais lourde mission jusqu’en septembre 98 à l’arrivée de Monseigneur Aubertin.
Vous avouez volontiers qu’il n’y a pas eu une année sans problème de santé et en 1998 un infarctus vous oblige à moins d’activité.
C’est alors que vous êtes missionné à la Prison de Châteaudun.
Vous dites parfois que vous n’étiez pas fait pour ça.
J’ai été témoin de la qualité de vos échanges auprès de certains détenus qui ont apprécié votre présence fraternelle.
Et nous n’oublions pas les années de cours sur l’Histoire de l’Eglise que vous avez dispensé à l’UTL de Châteaudun et qui ont passionné tant de retraités heureux de redevenir étudiants auprès de vous.
Mais aujourd’hui, réunis à Cloyes autour de vous pour rendre grâce,
je reviens, au nom de tous, et avec gratitude, sur les 14 années où vous avez été curé de notre paroisse
Vous m’avez confié que jeune prêtre vous imaginiez parfois la vie épanouissante d’un curé de campagne bienheureux dans sa bibliothèque style empire…
Dieu que la vie de curé à Cloyes a dû vous rappeler à la réalité !
Mais la mission est formidable, tout est à inventer…. et vous avez 40 ans.
Se mettent alors en place, la catéchèse familiale, le Conseil pastoral, le premier conseil économique du diocèse.
Vous prenez à cœur de redonner une dimension plus évangélique au pèlerinage de Saint Marcou, vous déployez de l’énergie pour la gestion de l’école Notre-Dame d’Yron, et en même temps, vous nous entraînez à l’étude des cahiers bleus de la Tourette.
40 ans plus tard, je garde au cœur l’enthousiasme qui nous habitait et la joie que nous procurait cette nouvelle vitalité de notre paroisse.
Il y avait cette nouvelle manière respectueuse et convaincante d’appeler à partager les tâches paroissiales.
Repérer les talents, accompagner, encourager, faire confiance, insister sur la formation, c’était nouveau.
Nos équipes étaient fraternelles. Nous avons beaucoup travaillé et beaucoup ri et l’Eglise de Cloyes y a trouvé son compte.
Vous avez eu le souci de nous transmettre le goût du dimanche et de toute célébration liturgique.
Nos rdv dominicaux étaient sans cesse portés par une exigence de rigueur, de sobriété et de beauté.
Mais en même temps, vous aviez le souci de l’accueil chaleureux des enfants du caté, des nouveaux arrivants ou des gens de passage.
Et puis, vous avez éveillé et développé en nous le goût de la Parole de Dieu. 1980, ce n’est pas tout à fait 2020 : Avec vous, nous avons découvert que la Table de la Parole était aussi nourrissante que celle de l’Eucharistie. Notre écoute de la Parole, notre compréhension de la Tradition ou du discours de l’Eglise ont été dérangés.
Le visage de Dieu, de Jésus, de l’Eglise en ont été éclairé.
Nous aimions vos homélies qui nous aidaient à entrer dans l’intelligence de la foi, et la qualité de votre enseignement nous a évité des dérives vers trop de tradition ou trop d’ouverture.
Curé, vous avez été à l’écoute de tous. Et comme vous n‘avez pas pu cesser d’être profondément humain, vous avez su accorder de votre temps, de votre cœur et de vos biens à ceux qui étaient en déroute.
Votre humour, votre goût de l’amitié, votre esprit ouvert, tolérant et parfois rebelle ont fait que personne n’a pu vous enfermer dans un camp.
Enfin, nous avons eu la grande chance de rencontrer et de partager la tâche d’un prêtre pleinement heureux d’être prêtre.
Souvent, vous nous avez dit combien la réponse à votre vocation particulière, si contrariante alors pour vos parents, vous avez comblé et qu’aucune autre voie ne vous aurait donné une vie aussi féconde.
Face aux missions diocésaines et internationales,
vous nous avez souvent confié que vos 14 années comme curé à Cloyes, n’avaient pas été les moins heureuses de votre vie de prêtre.
La pastorale que vous y avez pratiquée a été gratifiante pour vous et ce fut une réelle chance pour notre paroisse qui reste marquée par votre passage. La semence a germé et les fruits sont nombreux.
Revenu parmi nous à Cloyes, vous y avez une présence particulière.
Quoique fatigué, vous restez disponible pour célébrer, écouter, accueillir et discuter…
Bien sûr, nous pensons tous qu’il serait bon de vous laisser plus de tranquillité et de repos.
Mais ceux qui vous ont eu au caté vous demandent de les marier,
ceux que vous avez mariés souhaitent que vous enterriez leurs parents, et que vous baptisiez leurs enfants. Quand d’autres vous demandent de célébrer avec eux leur anniversaire de mariage …C’est sans fin !!
Pour tout cela, très cher François, nous rendons grâce et nous vous disons merci, infiniment.
France Parent
2 juillet 2017 Cloyes sur le Loir
Jubile 50 ans de sacerdoce de François Legaux.
