ETAPE 1 RETRAITE_EMMAUS_PREMIÈRE_ÉTAPE.pdf RETRAITE_EMMAUS_1_PSAUME 41.pdf
Mes amis, Tout au long de cette semaine, nous avons marché sur la route, tournant le dos à Jérusalem, tournant le dos à la Vie, à la Lumière, à la Vérité… et puis, Jésus, comme un inconnu nous a rejoint, il s’est mis à faire route avec nous, à nous faire parler, à nous écouter et finalement il nous révèle qu’Il est toujours avec nous sur la route, nous portant souvent quand le chemin est trop difficile. Après l’avoir reconnu, nous devenons disciples , porteurs de ce message de Vie : Christ est ressuscité et il nous fait entrer dans cette aventure de la Résurrection.
Alors, je vous propose qu’Avec Cléophas, nous puissions partager la joie de l’Évangile :
Sur le chemin, nous avons essayé de marcher dans l’espérance et la joie, je vous invite à reprendre le chemin avec Cléophas. C’est une invitation à nous mettre en route pour partager la joie de l’Évangile. Le Pape François, exhorte l’Église à se laisser gagner par la joie de l’Évangile. Il nous appelle à ne pas nous préoccuper de « garder la foi » mais aussi de la partager.
Il invite chaque Église à la Conversion. Cet appel du Pape nous donne une motivation supplémentaire pour nous remettre en route.
Le chemin avec Cléophas sera notre manière à nous de répondre à son appel.
Déjà, beaucoup d’entre nous avons fait un bout de chemin.
Je pense à ces personnes qui, touchées par l’amour de Jésus, vont visiter régulièrement des familles; certains accompagnent les enfants pour les aider dans leurs études ; Je pense aussi à ces groupes d’hommes et de femmes, transformés par leur rencontre avec le Christ et qui vont visiter leurs camarades pour les inviter eux aussi à rencontrer Jésus Christ.
C’est toujours la joie de l’amitié retrouvée avec Jésus qui pousse ces hommes et ces femmes à aller partager cette joie avec leurs frères et sœurs. Voilà le but du chemin Cléophas : s’ouvrir davantage à la grâce de la mission et connaître le bonheur d’être envoyé personnellement par le Christ pour partager de la joie de l’Évangile.
Nous ne savons pas toujours comment faire pour annoncer l’Évangile de telle façon qu’il transforme nos vies. Nous désirons tous que l’Évangile rende nos familles plus unies, nos paroisses plus fraternelles, nos écoles plus rayonnantes et notre société plus juste et plus solidaire.
Mais l’attrait des plaisirs faciles, l’injustice restent profondément ancrés dans notre société et ne se laissent pas facilement déraciner.
Cela fait souvent obstacle à l’accueil de l’Évangile.
Et pourtant nous sentons chez nos contemporains une immense soif de vivre plus fraternellement, avec plus de justice et de solidarité. Et cela nous interpelle sérieusement. Comment faire pour que l’Évangile rejoigne cette soif ?
D’où l’importance de nous mettre en route avec Cléophas pour chercher ensemble comment mieux annoncer Jésus Christ. Pour mieux avancer sur ce chemin, je vous propose de méditer ensemble cette rencontre de Jésus avec Cléophas sur la route d’Emmaüs (Luc 24). Regardons comment Jésus s’y est pris pour faire découvrir à Cléophas et à son compagnon la bonne nouvelle de l’Évangile et comment cette rencontre a provoqué un élan pour qu’ils annoncent l’Évangile à leur tour.
ETAPE 2 RETRAITE_EMMAUS_ÉTAPE_2.pdf RETRAITE_EMMAUS_2_PSAUME106 .pdf
Mes amis L’espérance a partie liée avec l’aventure. cette aventure nous entraîne sur la route avec nos disciples d’Emmaüs… Cléophas et moi-même, l’autre disciple… je me glisse là dans cette scène et nous sommes en train de tourner le dos à Jérusalem, le soir de Pâques ! Il fait presque nuit, dehors, comme dans nos cœurs… l’espérance est morte, toutes nos illusions, toutes nos espérances très immédiates, tout est parti ! Pchit ! envolé et nous n’avons plus que nos pauvretés et nos fatigues à traîner sur ce mauvais chemin poussiéreux…
Pourtant, Espérer, c’est refuser de se satisfaire de ce qui est et de croire que tout se limite au fini, au visible, au connu. Espérer, c’est marcher comme Abraham vers une terre promise inconnue, étrangère, porter la « nostalgie du pays qu’on ignore », se laisser emparer par l’angoisse de la curiosité. Espérer, c’est aimer l’aurore, c’est aimer les commencements.
L'espérance ressemble aussi à ces départs en montagne par un matin neuf. Voyez ce chemin : je l’emprunte et il vire. Mon cœur bat plus vite, mon attente de l’inconnu s’éveille. Alors que j’y marche, quel nouveau paysage s’offrira à mon regard ? Je ne sais mais je me prépare à l’émerveillement.
Mû par l’espérance, l’inattendu devient désirable, devient une promesse d’aventures qui suscite la soif de vivre. C’est aussi ce que nous éprouvons à la naissance d’un enfant : une espérance mêlée de la joie d’un commencement où tout est possible. L’espérance est un risque à prendre et qui nous grandit. Alors nous marchons ensemble avec et inconnu qui vient de nous rejoindre et qui rythme son pas au nôtre…
Mes amis, nous entrons dans cette deuxième étape vers Emmaüs où nous arriverons dimanche prochain… Laissons-nous surprendre par ce Dieu qui n’a jamais fini de nous rejoindre et de nous retourner vers la Lumière du Ressuscité.
Bon chemin de contemplation et de méditation. Fraternellement. Michel
ETAPE 3 RETRAITE_EMMAUS_ÉTAPE_ _RETRAITE_EMMAUS_PSAUME 41.
Mes amis , Hier, nous avons vu cette rencontre de Cléophas et son compagnon avec cet inconnu qui les fait parler ; un inconnu qu’ils ne reconnaissent pas, leurs yeux sont aveuglés.
Et pourtant, cet inconnu veut les ouvrir à l’espérance… non pas une espérance vague que demain ira mieux, mais l’espérance dont Dieu est l’horizon.
Si l’espérance est à la mesure du Dieu infini, combien grandi sera l’homme qui espère !
L’espérance a partie liée avec la joie.
La joie est toujours du côté de l’espérance. Contrairement à la douceur, la joie est un élan, un tressaillement. Toute réalité, même banale peut être transfigurée par la joie.
Il y a la joie des commencements et celle des accomplissements, celle de la rencontre et celle de la réalisation de soi, et aussi, plus rare, cette source ininterrompue par laquelle l’existence tout entière est considérée comme une grâce.
Même un présent pénible peut être vécu et accepté s’il est habité par la joie de l’espérance d’un terme grand, élevé qui justifie les efforts du chemin.
Espérer, c’est attendre, voir de loin. Or, souvent, nous ne voulons plus attendre. Nous voulons tout, tout de suite, au claquement de doigt. La tension de l’attente nous est devenue insupportable. C’est pourquoi bien souvent, nous avons donné congé à l’espérance.
La joie est toujours du côté de l’espérance. Contrairement à la douceur, la joie est un élan, un tressaillement. Toute réalité, même banale peut être transfigurée par la joie.
Il y a la joie des commencements et celle des accomplissements, celle de la rencontre et celle de la réalisation de soi, et aussi, plus rare, cette source ininterrompue par laquelle l’existence tout entière est considérée comme une grâce.
Même un présent pénible peut être vécu et accepté s’il est habité par la joie de l’espérance d’un terme grand, élevé qui justifie les efforts du chemin.
Rêver, imaginer n’est pas sans valeur : que peut-on faire de grand, sans le rêver ? Et quelle joie discrète et simple n'implique pas une part de rêve ?
« J’ai fait un rêve »... Qui n’a pas vibré à ces quelques mots du célèbre discours de Martin Luther King ? En eût-il été de même s’il avait dit « J’ai conçu un plan, j’ai une stratégie » ? Si nous désirons inspirer les autres, rêvons, espérons, soyons visionnaires et non gestionnaires.
Alors puisque nous nous sommes mis dans la peau de l’autre disciple, celui ou celle qui chemine avec Cléophas, essayons ce matin de raviver cette Espérance dans notre vie en nous laissant visiter par ce joyeux compagnon de route, l’INCONNU d’EMMAÜS.
ETAPE 4 RETRAITE_EMMAUS_QUATRIÈME_ÉTAPE _EMMAUS ETAPE_4_PSAUME102.pdf
Nous abandonnons donc les fausses espérances : nous savons que des conditions politiques ou économiques favorables ne peuvent guérir le cœur de l’homme. Est-ce à dire que nous renonçons à toute amélioration notre environnement culturel ? Est-ce à dire que l’engagement public des chrétiens est une erreur, une incompréhension profonde de l’Évangile ?
Non, et pour au moins une raison : l’amour pour nos prochains qui pousse à la bienveillance active, qui pousse à ne pas aimer en paroles seulement mais en actes (1Jn 3 : 18). Cependant, nous avons une pleine conscience des limites de ce que l’on appelle progrès, quelle qu’en soit sa nature.
Alors en route pour la suite Et bien fraternellement avec vous. Michel
ETAPE 5 RETRAITE_EMMAUS_CINQUIEME_ÉTAPE. ETAPE_5_PSAUME 39.
Mes amis, Hier, nous avons continué de marcher avec Cléophas…
Cléophas et son compagnon espéraient , mais une espérance très utilitaire, Jésus serait Celui qui allait « bouter » les Romains d’Israël, mais… Jésus va les faire évoluer sur une autre espérance.
Ils faut qu’ils découvrent que l’Évangile transforme la culture de l’intérieur. Jésus va les aider à relier l’épreuve qu’ils vivaient, à la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu !
Marcher au rythme des deux disciples, les écouter jusqu’au bout en les aidant à « vider leur sac » c’est ce qu’a fait Jésus ! Regarder ma vie, telle qu’elle est… Oui, peut-être avais-je rêvé mon couple, mes enfants… ma situation familiale et puis voilà que tout « fiche le camp » ! je peux dire comme beaucoup : « qu’est-ce que j’ai fait au Bon Dieu ? » C’est là que Jésus intervient… Lire l’événement et le relier à la Bonne Nouvelle, voilà qui me permet de redécouvrir un sens , une espérance…
L’espérance ne nous dégage ni du présent, ni de la réalité. Elle se vit au quotidien, dans l’aujourd’hui de Dieu, les yeux ouverts, dans la vérité.
Comme l’écrivait Bernanos, « L'espérance est une vertu héroïque. On croit qu'il est facile d'espérer. Mais n'espèrent que ceux qui ont eu le courage de désespérer des illusions et des mensonges... »
Après un XX° siècle ravagé par les utopies messianiques (ou millénariste), dans un siècle où chacun se demande « comment vivre ? » plutôt que « pourquoi vivre ? », l’espérance est désormais un acte de résistance face au fatalisme, face au destin.
Un défi aussi à une époque qui préfère l’instantanéité (« Je veux tout, tout de suite ! »).
A ce propos, Bernanos écrivait : « le monde vit beaucoup trop vite, le monde n’a plus le temps d’espérer. La vie intérieure de l’homme moderne a un rythme trop rapide pour que s’y forme et mûrisse un sentiment si ardent et si tendre, il hausse les épaules à l’idée de ces chastes fiançailles avec l’avenir. »
Quel écrivain talentueux que ce Bernanos !... L’espérance comme de « chastes fiançailles avec l’avenir »... A méditer.
Avons-nous encore une vie intérieure pour être capable d’espérer ? Si la réponse devait être négative, notre foi chrétienne serait sans objet car « la foi est la substance des choses qu'on espère, une démonstration de celles qu'on ne voit pas. » (He 11 : 1)
Dans l'Évangile, il y a deux personnes qui ont fait l’expérience de l’espérance comme chemin de joie, c’est Cléophas et son compagnon.
ETAPE 6 RETRAITE_EMMAUS_SIXIÈME_ÉTAPE. RETRAITE_EMMAUS_6_PSAUME_144.
IL ROMPT LE PAIN ET LE LEUR DONNE La halte au village - Le Christ ressuscité a ouvert pour eux les Écritures, et il a commencé à ouvrir leurs cœurs au mystère pascal. Mais il reste encore un inconnu.
Voici maintenant le moment de la reconnaissance qui va avoir lieu lors de la halte au village. Et cette halte va devenir un point de départ, presque un envoi en mission.
Cette halte est désirée par les deux pèlerins. Ce sont eux qui en prennent l'initiative, alors que Jésus semblait poursuivre la route. " Reste avec nous, le soir vient ... " (Luc 24, 29). Cette allusion à la nuit qui tombe exprime sans doute la peur de la solitude : cet inconnu est devenu pour eux un ami, un compagnon. Ils ressentent le besoin de sa présence.
Et leur insistance, leur invitation est très révélatrice de leur attente: ils ont écouté sa parole. Ils ont faim de poursuivre le dialogue. Mais le dialogue va désormais passer non plus par un échange de paroles, mais par un signe.
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Voilà les étapes décisives du chemin d'Emmaüs. Conclusion pour moi aujourd’hui :
Jésus accompagne ses disciples jusque dans leurs erreurs, et nous laisse parfois nous tromper de chemin.
À notre tour dans notre rôle d’accompagnateurs, de compagnons que nous exerçons au quotidien ou dans nos métiers d’éducateurs, d’enseignants, de parents, nous sommes appelés à accompagner les autres dans leurs souffrances, dans leurs échecs, dans leur désespoir.
Apprenons de Jésus à :
– marcher discrètement dans les pas de nos frères.
-prenons le temps de l’amitié, de la solidarité, de la fraternité, devenons proches sans nous imposer.
– laissons-les se raconter, sans les juger.
– puis sachons utiliser la Parole, pour réveiller l’espérance, le désir de vivre.
– sachons les guider vers Jésus, lui-même saura leur ouvrir les yeux.
Puis enfin, comme Jésus, sachons disparaître. Bonne route, vous qui êtes devenus Pèlerins d’Emmaüs !







